Un plan Marshall pour l’Afrique ?

Le partage est disponible

Ceux qui commencent doucement à admettre que les flux migratoires, essentiellement africains, posent problème à l’Europe en général et à la France en particulier, exhument cette idée évoquée à intervalles réguliers dans le passé. Après des décennies d’angélisme pendant lesquelles on est passé de «l’immigration, une chance pour la France» à «les réfugiés sont majoritairement syriens et diplômés», on a trouvé une nouvelle façon de culpabiliser les Européens.

Pour ceux qui, du bout des lèvres, admettent enfin qu’il faut faire quelque chose, il n’est pas question de diminuer l’attractivité de nos pays, par exemple en cessant de distribuer la prébende publique à tout individu arrivé jusqu’à nous, légalement ou non, ni de redébarquer en Afrique les « naufragés », vrais ou faux. Pour eux le constat est simple. Si tant de gens veulent venir chez nous, c’est qu’ils ne sont pas heureux chez eux. Ce qu’il faut donc faire c’est aider les pays d’Afrique à se développer pour que leurs populations n’éprouvent plus le besoin d’aller voir ailleurs.

Mais n’est-ce pas ce que nous faisons depuis 60 ans avec pour principal résultat d’enrichir les potentats au pouvoir ? Les peuples d’Afrique noire sont très pauvres mais leurs dirigeants sont très riches. Aider financièrement davantage ces pays n’a pas de sens tant qu’ils resteront maîtres de l’utilisation de cette ressource qui contribuera encore davantage à grossir les magots des familles dominantes et de leurs alliés. On continuera à remplir le tonneau des Danaïdes. Et imaginer une gouvernance financière différente est impossible car la bronca serait énorme, y compris, et peut être même d’abord, chez nous. L’accusation de néocolonialisme suffirait à annihiler tout effort en ce sens. On n’oserait même pas suggérer une tutelle comme celle que l’Europe a imposée, non sans mal, à la Grèce.

L’Afrique noire est probablement ingérable et on ne voit pas d’amélioration significative possible à l’horizon visible. Le développement de l’Afrique à un rythme suffisant pour accompagner la croissance démente de sa population est inenvisageable.

Sans maitrise de la démographie, le problème de l’Afrique noire est insoluble. En attendant que, sous la pression des événements, les dirigeants de ces peuples prennent enfin les mesures qui s’imposent, démocratiques ou non, nous devons prendre nous les mesures de sauvegarde de nos peuples, pacifiquement si possible ; par la force sinon. L’alternative c’est l’invasion consentie et à terme l’africanisation de l’Europe.

Général Roland DUBOIS – VPF Ile de France

Comments: 10

Laisser un commentaire