Un peuple canadien en sursis ?

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Nous savons déjà que certains gouvernements ou groupements idéologiques ou terroristes utilisent une arme reconnue pour soumettre leur peuple : la peur.

Mais il en est une, plus vicieuse, plus redoutable qui vient généralement de l’intérieur, au plus haut sommet des élus. C’est une arme d’action patiente mais permanente : le désarmement progressif d’un peuple.

Le Canada et son gouvernement libéral dirigé par Justin Trudeau l’expérimentent depuis plusieurs années par des moyens légaux : la légalisation de la marijuana récréative (encadrement de la production, la distribution, la vente et la possession qui deviendra la loi C-45) effective depuis le 17 octobre 2018 et l’interdiction de posséder certaines armes à feu pourtant acquises elles aussi légalement (décret du 1er mai 2020).

1-La légalisation de la marijuana récréative

Sous prétexte de contre carrer le marché noir de la marijuana, le 1er ministre canadien a inventé le principe d’une « bonne drogue », fabriquée par l’état, distribuée par l’état pour « faire face aux produits douteux de la mafia. » 90 % des achats étaient illégaux. L’objectif était donc de récupérer au moins 30 % du marché.

Pour atteindre ce but, le gouvernement canadien, dès le début de la pandémie, pour rendre le confinement plus supportable, déclara « services essentiels » les magasins vendant les alcools par la SAQ (Société des Alcools du Québec) unique distributeur provincial au Québec et ceux vendant la marijuana par la SQDC (Société Québécoise De Cannabis) ayant obtenu du même gouvernement un permis pour vendre du cannabis séché. Ainsi, nous avons pu voir de longues files s’étendre tous les jours, devant les succursales distribuant ces produits. Triste spectacle !

Mais que sait-on de ce produit récréatif ?

Deux substances essentielles sont connues du grand public parmi les 500 autres. Il s’agit du THC à effet euphorisant – il passera de 1% en 1960 à 14% aujourd’hui dans sa composition – et le CBD à effets thérapeutiques.

Le Cannabis va jouer sur l’ensemble des processus mentaux et principalement sur la mémoire, l’apprentissage et l’attention, ce qui crée des problèmes dans la motivation des personnes, les accidents, l’échec scolaire, la psychose et la dépression de l’humeur. La fumée est absorbée par les poumons, transférée dans le sang pour atteindre le cerveau. Il reste donc dangereux pour tous les cerveaux en cours de formation et notamment pour les jeunes âgés de moins de 25 ans.

Le Québec, toutefois, reste la seule province à l’autoriser à partir de 21 ans au lieu de 18 ans et interdit toute production et détention de plants dans les résidences privées (4 plants autorisés ailleurs par le Fédéral) par sa loi 157 adoptée le 12 juin 2018.

Quel est son marché ?

Aujourd’hui le marché canadien est estimé à 6 milliards de dollars pour atteindre 12 milliards dans cinq ans. Cinq millions de canadiens consomment cette drogue pour une dépense de 1 200 dollars par personne et par an. Les recettes fiscales sont prévues à hauteur de 675 millions selon l’Institut C.D. Howe.

Le Québec, pour sa part, évalue ses recettes à 1,3 milliards en 2019 pour arriver à 3,2 milliards sous dix ans hors volet médical. Selon l’institut National de la Santé publique du Québec, 15 % des québécois avouent utiliser du cannabis à des fins récréatives. La production du cannabis alimentaire (gâteaux et boissons) est autorisée depuis décembre 2019.

Pour quels résultats ?

Après deux années de distribution, fort est de constater que le marché noir n’a pas diminué car la production du Québec fut toute, sauf performante. Les ratés de la production et les hoquets de la distribution n’ont pas permis de récupérer tous les clients vétérans et les nouveaux adeptes appâtés par la publicité (+ de 55 ans). Une centaine de boutiques sont prévues pour 2021. Par ailleurs, le prix offert dans les succursales de l’état (8 $ CAD le gr) était hors concours par rapport au prix offert par la rue (5 $ CAD le gr).

Malgré l’appui en cours des banques, les actions boursières liées au cannabis ont décroché comme en Californie et la société québécoise HEXO s’est vue sermonnée par la Bourse de New-York pour ses piètres résultats.

Sous prétexte d’assainissement du marché qui ne s’est pas encore avéré. Justin Trudeau a mis en place une pompe à dollars et une fabrique de « futurs absents » dépourvus de tout sens critique.

2-La confiscation des armes d’assaut

Les 18 et 19 avril 2020 eut lieu, en Nouvelle-Ecosse, province maritime canadienne, la plus grande tuerie (26 morts) perpétrée par un seul homme ayant acquis ses armes illégalement.

Profitant de l’émotion suscitée par ce drame, Justin Trudeau, annonce le 1er mai 2020 – en plein confinement- l’interdiction par décret de 1500 modèles d’armes d’assaut de type militaire, des armes acquises pourtant légalement par des détenteurs privés canadiens. Désormais, elles ne pourront plus être utilisées, vendues, importées, échangées ou transportées. Le gouvernement penche pour la solution d’un rachat dans les deux ans à venir pour un total de 200 millions de dollars.

Ce régime de confiscation sans débat préalable au parlement a choqué bon nombre d’élus et de citoyens propriétaires canadiens de ces armes, citoyens responsables et respectueux des lois.

Une pétition est désormais en cours pour demander au 1er ministre d’abroger immédiatement la décision de ce décret scélérat et de mettre plutôt en place la fin de la contrebande d’armes au Canada. Ces pétitionnaires affirment que Justin Trudeau a profité que le Parlement soit suspendu pendant la pandémie pour détourner le processus démocratique canadien et pour s’assurer des votes des communautés progressistes et féministes à la prochaine élection.

En conclusion

Le gouvernement canadien libéral mené par Justin Trudeau et ses complices élus ont, par deux fois, désarmé leur peuple. En premier lieu, en le dépouillant de ses défenses mentales et physiques en légalisant la marijuana récréative et en second lieu, en lui interdisant de protéger son pays et sa famille contre l’impuissance de l‘état par la confiscation de certaines armes acquises pourtant légalement.

Cette manipulation des masses pour rendre son peuple vulnérable face aux « invasions barbares », devrait être considéré comme « moralement criminel ».

Et voilà que le peule canadien regarde avec étonnement son 1er ministre mettre un genou à terre devant les manifestations « contre le racisme » de ces jours derniers. Doit-il y voir un geste de repentance, de vassalité, de soumission ou simplement … de compassion envers les Noirs ?

Pourtant, ces gestes ne sont pas anodins et pourraient préfigurer des lendemains difficiles.

Patrice Sautereau du Part

Correspondant VPF Canada / Québec

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