Tribune libre du Pr Oliver TOURNAFOND

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Dans l’état actuel de crise sanitaire grave de la France, il convient de rappeler certains points, sans cesse négligés par les politiques et les médias officiels.

Le danger du virus ne provient pas tant de sa « mortalité », mais plutôt de sa « morbidité », ce qui n’est pas la même chose puisqu’il s’agit de ce que l’on pourrait appeler la « contagiosité » (néologisme laid, mais plus explicite).
– La mortalité proprement dite du virus est faible en fait. Elle a été grossièrement surévaluée tout au long de la crise parce que l’on a choisi comme échantillon de référence les personnes officiellement infectées et testées dans le cadre hospitalier (environ 16 000 actuellement), alors qu’il aurait fallu prendre en compte les personnes porteuses du virus qui peuvent être en pleine forme ou seulement légèrement atteintes. Or pour connaître ce nombre de porteurs, il faut habituellement en épidémiologie multiplier par 10 le nombre de cas identifiés. On peut donc estimer aujourd’hui qu’il y a au moins 160 000  personnes contagieuses en France. 
 – La mortalité du virus n’est donc pas de 2 à 3%, chiffre absurde que les médias et les politiques répètent à l’envie, mais 2 à 3 pour mille, ce qui correspond à la mortalité d’une mauvaise grippe pandémique comme le furent la grippe asiatique et la grippe de Hong-Kong au XXeme siècle. Il n’y a donc aucune raison de paniquer à titre individuel.
– Par contre, la « morbidité », autrement dit la « contagiosité » du coronavirus est très supérieure à celui du virus Influenza de la grippe. Il a une capacité de propagation énorme, susceptible de faire exploser le système de santé des pays industriels, surtout ceux qui sont mal gérés comme la France où l’on a démantelé depuis 20 ans, par des coupes budgétaires insensées, le service public hospitalier.
En somme, c’est un virus qui n’est pas excessivement dangereux comme le serait le virus « Ebola », mais qui s’avère excessivement désorganisateur de l’État et de la société. On le voit en Italie et on risque de le voir bientôt en France et en Espagne.  C’est cela qui fait paniquer le pouvoir politique et l’amène à prendre des mesures extrêmes dans l’urgence et l’affolement, mesures dont l’efficacité est d’ailleurs douteuse et qui paraissent avoir une portée plus politique et médiatique que thérapeutique (l’interdiction des promenades en forêt ? Le couvre feu ? L’interdiction des plages ?)
Le Professeur Didier Raoult a pourtant mis au point un traitement qui est susceptible d’arrêter l’épidémie et que Donald Trump a d’ailleurs décidé d’importer aux USA (voir sur internet les vidéos remarquables du Professeur Raoult, patron de l’IHU de Marseilles). Mais le problème est que l’État français, imprévoyant et incompétent, n’est plus actuellement en mesure de mettre en œuvre les préconisations de ce chercheur faute de tests (on n’a plus de capacité de production), faute de produits dérivés de la quinine (les stocks ont été vendus au Maroc et à la Tunisie) et même faute de masques (les stocks ont été donnés à la Chine en janvier !).
La France se retrouve donc dans la situation d’un pays sous-développé vulnérable, à l’instar du Vénézuela du sinistre Maduro et le pouvoir adopte des mesures de confinement dignes du XIXeme siècle qui ne peuvent que freiner le pic épidémique sans l’arrêter. Ces mesures risquent en outre d’avoir des conséquences économiques et sociales d’une extrême gravité, car si une crise économique et politique se produit à la suite de cette gestion calamiteuses en France, en Italie et en Espagne, la mortalité sera malheureusement très supérieure à celle du virus lui-même ! Il suffit de voir ce qui s’est passé entre 1929 et 1939 !
Dernière observation. Voilà un virus assez peu létal, mais incroyablement contagieux et désorganisateur de la société comme de l’économie, capable de mettre à genoux certaines « grandes démocraties »… N’est-ce pas l’arme dont rêvaient certains sans jamais le dire ? 
N’entrons pas dans la théorie du complot, car l’origine accidentelle du départ de l’épidémie semble la plus plausible. Mais l’origine du virus est tout de même bien singulière et on ne peut pas ne pas songer aux deux laboratoires de recherches bactériologiques situés à Wuhan, tout à coté du « marché aux volailles et poisson » d’où est parti l’épidémie…
Olivier TOURNAFOND
Agrégé des Facultés de Droit
Professeur à l’Université de Paris XII
Membre du gouvernement de Relève nationale

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