Tribune libre de Patrick VERRO

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– Nous sommes en guerre ? –

Face à la pandémie de coronavirus « Nous sommes en guerre » n’a de cesse de répéter le Président de la République… En réalité il y a deux guerres : Celle que devrait mener le corps médical contre cet horrible virus venu d’ailleurs et puis celle, dont on ne veut pas parler, mais que subissent les policiers sur le terrain manquant de matériels et de soutiens de la part de leurs hiérarchies ; quand au plus haut niveau on ne pond pas des directives du type : « Il n‘y a pas lieu d’intervenir dans les quartiers à forte concentration musulmane suivant le ramadan… pour contrôler un regroupement de personnes rassemblées après le coucher du soleil… ». En attendant des milliers de personnes habitant ces zones sont importunées (et le mot est faible) et mises en danger par des comportements irresponsables, manquant totalement et de civilités et de civisme. Un syndicat de police le dit très clairement : « Il est illusoire de penser que certains individus des – quartiers sensibles – se plient au civisme en l’état de la législation actuelle ».

Les attaques, d’une violence inouïe, se multiplient à l’égard de la police (les seuls représentants de l’ordre sur les terrains d’opérations) mortiers et explosifs à l’appui ; un certain nombre de banlieues et de quartiers de grandes villes sont devenus, et ce depuis trop longtemps, des zones de non-droit où des jeunes et moins jeunes se rassemblent en toute impunité, diffusant à qui mieux mieux l’invisible virus, au point que les hôpitaux de la région sont débordés… La liste des incivilités est longue et, plus encore qu’à l’ordinaire, celles-ci sont insupportables voire criminelles. Le philosophe-enseignant-homme de médias Michel Onfray n’hésite pas à accuser le premier responsable de notre pays dans cette constatation terrible : « Le chef de l’État autorise la banlieue à contaminer à tout va qui elle voudra. Le message est on ne peut plus clair. Le temps venu, il faudra s’en souvenir… ».

Mais le pire de tout est encore ce cynisme déployé par le sous-chef de la Santé publique Jérôme Salomon qui a osé expliqué à l’ensemble des syndicats de police que se faire cracher dessus par un jeune de vingt ans présentait peu de risques ! On en est arrivé à un point où il serait impérieux que l’armée soit envoyée, en renfort de la police, dans ces territoires perdus de la République. D’ailleurs un médecin en Seine-Saint-Denis, Stéphane Gaudry, l’a affirmé lui-même : « Il faut l’armée dans les rues. Ce n’est plus possible car les habitants ne respectent pas le confinement, et nous n’avons plus de lits ». De nombreux experts le disent, plus ou moins en aparté, la solution serait d’isoler ces quartiers et d’y faire les fouilles nécessaires, arme au poing, pour y supprimer la drogue, les armes, les explosifs, les fusées. Mais, en tant que chef des armées, pourquoi le président de la République ne donne-t-il pas les ordres qui conviennent, en adéquation avec la situation décrite ?

Patrick VERRO

VPF Ile de France

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