Tribune libre de Julie Gé

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Tribune libre de Julie Gé – La tuerie perpétrée par un musulman dans le sein même de la préfecture de police de Paris a remis l’islam au centre de toutes les polémiques.

Le contre-feu immédiatement allumé par les «  discriminées victimaires » du voile n’a eu d’autres objectifs que de concentrer l’attention sur les atteintes à la laïcité et aux droits de l’homme pour empêcher et proscrire le seul débat utile : celui de la compatibilité de l’islam avec la démocratie et la culture occidentale.

Le discours martial de M. MACRON sur «  l’hydre islamiste », n’ayant pour contenu que des mots vides de sens à défaut d’être associés aux nécessaires et préalables définitions de ce que sont «  la radicalisation », le communautarisme, et même l’islamisme, a été relégué dans les limbes de l’oubli.

Il faut avouer qu’il ne met pas dans ce combat la même pugnacité que celle des ennemis politico-religieux de notre pays. De leur côté, avec la complicité habituelle des médias et des adeptes de l’islamo-compatibilité, le combat fait rage. Un ministre islamiste marocain va jusqu’à déclarer que la France est l’autre face des talibans » pendant que lors de la «  marche contre l’islamophobie » Marwan Muhammad fait scander à la foule le sinistre « Allah akbar » devenu marque de reconnaissance obligée du terrorisme islamique lors de chaque attentat reconnu pour tel.

L’islam protéiforme a ses héros et ses héroïnes, servant tous à des degrés divers et selon les factions à l’œuvre, les intérêts de l’islam sous l’une ou l’autre de ses formes.

Une nouvelle égérie est née il y a peu : Sara el Assa, débattant dans L’Heure des pros, sur Cnews le 21 octobre dernier, a connu son heure de gloire en usant de la laïcité et des droits de l’homme, valeurs de la république pour justifier son droit au port du voile dans l’espace public.

Elle apparaît également sur une vidéo publiée par Konbini news le 23 octobre dernier. Elle s’y étonne de ce que les musulmans représentent moins d’un quart de la population française et qu’en même temps ils occupent plus de trois quarts du débat public.

https://www.facebook.com/konbininews/videos/le-speech-de-sara-el-attar-voile-contre-les-id%C3%A9es-re%C3%A7ues-et-les-amalgames/1425015314316169/

Avec quelque facilité, il pourrait lui être rétorqué que l’on trouve peut-être au milieu de ce quart de musulmans ceux qui provoquent, par tous moyens, y compris le terrorisme, les événements les plus graves et générateurs de fracture de notre communauté nationale. Ceci ne pouvant plus être caché, malgré l’absence de statistiques, il apparaît dès lors peu surprenant que la communauté nationale y accorde une attention aiguë.

Cette attention devrait également se porter sur les réactions de « l’hydre » après la prestation télévisuelle de l’égérie djihadiste.

Un article signé Rayan paru le 25/10/2019 sur le site renaissancemusulmane.com, est édifiant :

https://renaissancemusulmane.com/nasihat-retour-sur-lintervention-mediatique-de-notre-soeur-sara-el-attar

Ce site qui prétend être celui d’un musulman français qui tente de résister à la décadence de notre société, est une émanation des Frères musulmans algériens.

Ceux-ci se devaient de remettre leur sœur, certes bonne oratrice emplie de louables intentions, dans la droite ligne des enseignements de l’islam sunnite.

Il est donc rappelé que «  la parole des pseudos imams des lumières et autres érudits de l’islam de la république n’ont aucune valeur pour les musulmans sunnites », et que le port du voile, est, contrairement à ce qu’ils prétendent, une prescription de Dieu.

Autrement dit le port du voile est obligatoire pour toute femme musulmane au nom de son obéissance à Dieu et ceux qui prétendraient le contraire sont de faux imams.

Sœur Sara est ensuite tancée pour avoir «  justifié ses propos à l’aide de la démocratie, des valeurs de la république et /ou de la laïcité en tant qu’adoption de principes louables. Ces concepts sont absolument, dans leurs formes et radicalement dans leurs fondements, antinomiques à l’islam ».

Sara devra donc s’en tenir dorénavant à la stricte citation des lois (à savoir la définition juridique de la laïcité) pour démontrer le droit des femmes à porter le voile, sous l’autorité de l’Etat.

Sara devra oublier le féminisme et/ou féminisme « pro-choix » qui va à l’encontre des obligations et devoirs libéralement octroyés aux femmes par Allah et son prophète.

Sara devra aussi oublier la liberté qui « est une conception à appréhender à travers le prisme de l’islam. Un musulman ne peut pas défendre la liberté telle qu’elle est définie par la république. La soumission aux lois d’Allah suffit pour exclure les musulmans de ce principe. »

Sara devra ensuite ne pas oublier que la politique est bien une branche de l’islam et que la notion d’islam politique est presque un pléonasme.

Sara devra enfin se rappeler que « le musulman doit bien entendu placer la charia au dessus des lois de la république, c’est une question de credo (aquida) » «  aucune loi n’interdit de penser ainsi puisqu’en effet la république ne force pas les gens à adhérer à ses valeurs mais simplement à respecter ses lois ».

Bref, Sara qui revendique le droit de porter un voile au nom de sa liberté, le fait au nom de l’interdiction de toutes libertés autres que celle de la soumission totale à Dieu et ses lois.

Le piège absolu de l’islam s’est refermé sur Sara qui, sous peine d’apostasie, ne pourra renoncer à l’islam qui lui a été dévolu pour religion dès sa prime enfance.

Sara, si elle n’est pas déjà une adepte asservie de l’islam radical, devra aussi veiller à ne pas encourir quelques fatwas. Il peut en effet être difficile, en étant musulman, de ne pas s’attirer les foudres des courants multiples s’entredéchirant quelquefois jusqu’à la guerre civile, mais toujours au nom de l’islam.

Quant à nous, non musulmans, pouvons-nous nous contenter, en face de l’islam protéiforme, de vagues définitions de ce qu’il est ou n’est pas, d’assertions de ses qualités d’amour et de tolérance régulièrement démenties par les faits?

On trouve dans l’islam tout et son contraire, prêt à l’emploi au gré des besoins politiques d’entrisme, de prises de pouvoir, de déstabilisation et de conquêtes de territoires.

Ces luttes mortelles ensanglantent la planète, ensanglantent les terres d’islam et ensanglantent désormais la France.

Au-delà de la polémique du voile, nous devons non seulement combattre « l’hydre » autrement que par des mots, mais nous devons également contraindre les musulmans présents sur le territoire français à adopter un socle commun du contenu de cette religion importée, les contraindre à éclaircir définitivement les parties de textes et enseignements qui constituent une menace pour l’ensemble de la communauté nationale et à ne pas empiéter sur nos propres libertés au nom des leurs.

Il y va de notre cohésion nationale, de l’ordre public dans son ensemble.

A cet égard, la lecture d’une chronique publiée sur le site Liberté-algérie.com intitulé « le jour où l’islamisme européen menacera l’Afrique du nord et le monde arabe » est hautement recommandable et donne la mesure de ce que nous devons affronter. https://www.liberte-algerie.com/chronique/le-jour-ou-lislamisme-europeen-menacera-lafrique-du-nord-et-le-monde-arabe-467#.XbjYSIE26cN.twitter

Julie Gé – VPF Occitanie

Post-scriptum : en qualité de citoyenne vigilante, je recommande aux autorités françaises de faire fermer au plus vite le site renaissancemusulmane.com

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