Selon Caritas, le pacte sur les migrations est contraignant

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Estimant que près de 2,4 millions de personnes seraient victimes de la traite chaque année dont la moitié seraient des mineurs, Caritas manifeste sa solidarité, en tant que partenaire d’exécution du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) dans 21 pays, en dénonçant le traitement des migrants.

 

L’excitation du triomphe peut amener à commettre d’irréparables bévues. C’est ce que devra méditer Mme SOLÈNE BEDAUX, chargée de plaidoyer international sur les questions des migrations au secours catholique. Ses propos sont nécessairement éclairés, puisque cette ONG a eu une part très active dans les négociations du pacte. Or plusieurs paragraphes de son entretien sont particulièrement significatifs “Le pacte rappelle ainsi aux Etats qu’ils ont signé d’autres textes sur les droits fondamentaux. C’est le principe de non régression sur les droits existants …”

“De même et c’est tout nouveau, les migrants dit environnementaux (…) sont reconnus comme des personnes vulnérables. C’est une victoire pour nous car jusqu’ici ces migrants n’avaient pas de reconnaissance juridique”. “Le texte rappelle par ailleurs la nécessité de l’accès des migrants aux services de base. Alors certes, ces services ne sont pas définis dans le pacte, mais nous pensons pouvoir nous appuyer sur des textes internationaux antérieurs pour exiger l’accès à la santé, à l’éducation, à l’hébergement …”
“Ce pacte permet de faire évoluer positivement les droits des personnes migrantes. C’est donc un outil pour nous battre sur le terrain et faire appliquer le droit.”

A l’heure où ceux qui ont de fortes suspicions sur le caractère “non contraignant” du pacte, se voit qualifiés de propagateurs de fausses rumeurs, l’entretien consenti par Mme Bedaux dès le 10 décembre aura le mérite de donner une réponse précise à la question en débat. Nous constatons avec satisfaction que nous ne nous étions pas trompés en affirmant que le pacte institue un véritable droit à la migration et pourra s’imposer à notre législation nationale par le biais de traités et textes préexistants.

Même si Le Pacte a été définitivement adopté le 19 décembre dernier par l’assemblée générale de l’ONU nous continuerons donc à demander le désengagement de la France qui pourra intervenir à tout moment après cette date. Ce pacte nous est présenté comme une déclaration d’intention non contraignante. Rien n’interdit donc à tout Etat responsable de s’en désengager.

C’est ce que va faire le président brésilien BOLSANARO, égratignant la France au passage – Lire la déclaration

Retrouvez les éléments du pacte sur notre site argumentaire : http://www.vpf-argumentaire.com/

 

 

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