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Algérie – C’est une information du journal algérien « Oumma » du 22 octobre et je m’empresse de la diffuser en espérant toutefois qu’il s’agit bien de la réalité et non pas d’une « Fake News » :

« Des milliers de jeunes Français d’origine algérienne quittent la France pour s’installer en Algérie.

C’est un phénomène méconnu qui est en train d’émerger.

Ils traversent la méditerranée pour réussir grâce aux opportunités qu’ils ne trouvent pas en France, c’est-à-dire les aides du gouvernement algérien : crédit gratuit jusqu’à un million d’euros, à taux zéro et remboursable à partir de 10 années d’exercice.

Mais également les logements moins chers et le coût de la vie de 40 à 50% moins élevé.

Ce qui leur est impossible à réaliser en France leur devient accessible en Algérie, d’autant plus que leur double culture est ici une richesse ».

Et c’est la même chose, paraît-il, en ce qui concerne le Maroc.

J’espère, bien entendu, qu’en Algérie existe également le regroupement familial ? Car il serait bien dommage que ces milliers de jeunes hommes quittent la France en abandonnant leurs familles !

Toutefois je ne peux m’empêcher de me poser la question suivante : S’il y a tant d’opportunités en Algérie et au Maroc pour ces milliers de jeunes, comment se fait-il que des dizaines de milliers s’enfuient de ces deux pays et que 80 à 90% de ces jeunes n’ont qu’un désir, les quitter .

Une information du quotidien « TSA – Algérie » nous apprend que le Canada veut de moins en moins d’Algériens et qu’il n’est pas le seul pays a rejeté massivement les demandes de visas. Pour de nombreux pays européens, à part la France, les conditions de délivrance de ces visas se durcissent.

La méfiance gagne donc le Canada et sur 17.545 demandes déposées par les Algériens, entre les mois de janvier et juin 2018, 8992 ont essuyé un refus, soit 51%, selon les chiffres fournis par le ministère canadien de l’immigration, consulté par « visa.algérien.com ».

Comparativement à 2013, ou le refus s’élevait à seulement 25%, le taux a donc doublé. Il était respectivement de 31% en 2014, 29% en 2015, 34% en 2016 et 39% en 2017.

Toujours à titre comparatif, le taux de refus de ces visas est de 15% pour les demandeurs marocains et de 22% pour les Tunisiens, pour cette même période.

Les citoyens les plus touchés par ces refus de visas sont ceux d’Afrique et du Moyen-Orient : une demande sur deux est rejetée pour la Côte d’Ivoire, le Burkina-Faso ou le Cameroun et grimpe jusqu’à 66% pour les citoyens Irakien (pourtant demandeurs d’asile d’un pays en guerre).

Généralement ces demandes de visas, en tous les cas en ce qui concerne les Algériens, sont déposées par des personnes qui ont de la famille déjà installée au Canada : 104.000 Algériens y vivent.

 

Manuel GOMEZ

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