Nouvelles de la belle province

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– Déstabilisation –

La tempête va s’abattre sur le Canada et le Québec à la rentrée.

On sent déjà le vent mauvais qui pousse sa cohorte de nuages noirs et menaçants au-dessus de nos têtes car en une simple et petite semaine, une vague de dénonciations a déferlé sur le pays.

Au Canada, les élus sont épinglés

En premier lieu le 1er ministre du Canada, Justin Trudeau est montré du doigt pour avoir laissé s’installer des relations « indélicates » entre lui, sa famille et la Fondation UNIS. Cette Fondation destinée à soutenir les jeunes est financée en grande partie par l’Etat (912 millions de dollars canadiens).

Puis ce fût le tour de l’honorable Bill Morneau, Ministres des finances du gouvernement libéral qui voyagea au Kénya avec sa famille aux frais du même organisme de bienfaisance WE Charity (Mouvement UNIS).

Bien sûr, les deux personnages de l’état se sont excusés platement car comme chacun le sait : « faute avouée, faute à moitié pardonnée ». Une attitude très Amérique du nord.

Mais voilà, l’opposition s’intéresse à la deuxième moitié de la faute, celle qui n’est pas pardonnable à des hauts responsables, à savoir : le manque d’éthique. Elle souhaite la destitution immédiate du gouvernement libéral en place et au mieux le renvoi de son ministre des Finances. Nous pourrions avoir alors des élections anticipées en pleine pandémie et assurément l’arrivée des Conservateurs (la droite) au pouvoir.

Justin Trudeau n’est pas à son premier reproche sur ses inconduites gouvernementales et sa réélection semble difficile ou du moins laborieuse surtout durant ces périodes socialement et économiquement difficiles.

La descente aux enfers se poursuivit avec la Gouverneure générale du Canada, Julie Paillette nommée à ce poste depuis peu par J. Trudeau après une carrière remarquée comme astronaute québécoise (2 missions dans l’espace). « Un climat toxique » selon les dires d’une bonne dizaine d’employés, sévit aujourd’hui à Rideau hall, la résidence officielle de la représentante de la Reine au Canada. Et ce climat délétère envers le personnel de ce secrétariat général serait de son fait et de celui de son adjoint.

Une enquête est en cours.

Peu importe les résultats, le mal est déjà fait et les gouvernances pourraient s’en trouver déstabilisées.

Au Québec, les réseaux sociaux sentent mauvais

Depuis plusieurs jours les médias sociaux s’en donnent à cœur joie dans la Belle Province, à croire que le confinement a donné à des anonymes le goût de s’amuser aux dépends d’autrui.

Tout d’abord la cible première est un certain Yves François Blanchet chef du Parti Québécois qui siège dans l’opposition au parlement fédéral d’Ottawa et dont l’objectif est de défendre les intérêts du Québec.

Une allégation anonyme d’inconduite sexuelle perpétrée en 1999 lors d’une fête dans un bar montréalais en marge du lancement d’un album d’Isabelle Boulay (chanteuse québécoise et compagne depuis 2016 d’Eric Dupont-Moretti) a été portée contre lui sur Facebook par un blog surnommé « les Hyènes en jupons » (Si ! Si ! je vous assure).

Et comme de bien entendu, cette information a fait le tour des réseaux sociaux au Québec à la vitesse d’un éclair.

Yves François Blanchet a nié en bloc (c’est le cas de le dire !) appuyé par ses 31 députés bloquistes. Une sorte de : « Circulez, y’a rien à voir ! ».

Et pour finir, les réseaux sociaux ont mis en route une vaste campagne médiatique contre les violences sexuelles faites aux femmes au Québec accompagnée de grandes sorties dans les rues de Montréal. Certains hommes qui marchaient auprès de leurs compagnes se déclaraient au micro de Radio-Canada « tristes d’être un homme ». A mon avis, c’est surtout triste pour eux d’être si faibles et si manipulés.

Bref, le Québec entre dans la tourmente avec les réseaux sociaux et ses allégations anonymes.

Mais qui a intérêt à déstabiliser les systèmes démocratiques en place ?

Avec ces minables tribunaux populaires anonymes, voire révolutionnaires (et encore ils n’en méritent pas le nom), le Canada et le Québec risquent fort, s’ils ne réagissent pas violemment, de créer leurs propres « Fouquier-Tinville » … accusateur public de triste mémoire.

 

Patrice Sautereau du Part

Correspondant Québec – Canada

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