Notre ruine…

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Les français de souche, de sang, de cœur, ont été complètement bouleversés par les flammes au cœur de notre capitale, au cœur de notre Histoire, au cœur de notre culture. A l’occasion, nous avons pu constater que les français de papier, et leurs amis mondiaux, n’étaient, et de loin, que fort peu atteints, et si on en juge par les différentes expressions sur les RAC (Réseaux d’Abrutissement Collectif), on doit même remarquer que ces moments, furent pour certains, heures de grandes euphorie, voire de réjouissance, osons même dire … de jouissance…

Les réactions furent toutes aussi significatives. Les condoléances des associations idéologiques de l’hexagone ont eu beau être présentées, on ne peut que très difficilement les admettre en sincérité, ce n’est pas dans leur culture, takkya oblige. Parmi toutes les autres émanant du monde entier, on peut noter l’offre d’aide de la Russie, et ce furent peut-être les regrets les plus sincères, ce qui n’entame pas le crédit des autres nations qui ont exprimé leur soutien. Le président américain a été dans les premiers à s’exprimer, et personne ne doute de sa sincérité. On notera à ce propos que le conseil fourni à l’occasion est tout à fait en rapport avec l’esprit de son pays : on bombarde, on détruit, quitte à reconstruire après, on ne s’embarrasse pas des détails. Certes, ils ont eu leur « 11 septembre », et beaucoup de victimes dans ce drame. Il serait absurde de comparer les deux événements, pourtant, si chez eux la destruction a été dirigée contre le symbole d’un système marchand, en France, la destruction a attaqué un symbole culturel, peut-être le plus puissant et le plus profond. 

L’histoire d’une nation, ce sont des hommes, certes, mais des personnes qui construisent des choses, qui développent des idées, et qui les concrétisent aussi par des symboles, et dans le cas présent, le ressenti français sera d’autant plus important, compte-tenu de notre passé, beaucoup plus chargé et beaucoup plus riche que de l’autre côté de l’Atlantique. On ne pourra pas non plus pardonner l’expression plus que honteuse d’une gamine qui se prétend étudiante, et responsable syndicale. Car oui, les étudiants, ces jeunots qui n’ont encore rien apporté à leur pays, qui ne font que de vivre par ce qu’on leur donne, ces immatures ont quand même des syndicats, et quand on voit le niveau de leurs représentants, on peut mesurer le degré d’avilissement de l’enseignement en France, autant en ruines que le reste du pays.

Par ailleurs, la spontanéité aux différentes collectes révèle aussi combien le caractère émotionnel est devenu la règle primordiale dans les comportements collectifs, il serait tout de même raisonnable d’attendre au moins quelques jours pour connaître les premiers résultats de l’enquête, et de voir comment le projet de réhabilitation va être présenté, avant de verser l’obole.

A propos de l’enquête, justement, il est curieux que, d’emblée, la piste « criminelle » ne soit pas à retenir, et très surprenant que, avant toute investigation, on ait déjà comme une quasi certitude. Pour peu, on aurait pu entendre, comme à Toulouse avec AZF, « Et qu’on ne me parle pas d’attentat »… On ne saura probablement jamais la vérité sur ce drame, comme à Toulouse, justement, pas plus que le dernier incendie d’une église parisienne il y a peu de temps. On peut aussi consulter les services gouvernementaux des Monuments Historiques, et regarder de près les consignes qui sont exigées à l’endroit des entreprises devant effectuer des travaux sur ces bâtiments, et quand on les lit, on ne comprend pas comment un départ de feu a pu se produire, encore moins comment il a pu se propager si vite, ni pourquoi il y a eu – semble-t-il – une première alerte, non suivie de réaction. Les règles d’interventions étant drastiques et extrêmement contraignantes, ou bien elles n’ont pas été suivies, ou bien il y a eu malversation, la question devra être posée, ce n’est malheureusement pas sûr qu’elle trouve une réponse…

Enfin, il faut quand même bien faire un rapprochement des faits, et le nombre d’églises qui sont victimes d’incendie en France est en constante augmentation, pratiquement toujours suite à des actes volontaires, et on peut remarquer que si les auteurs sont arrêtés, la justice laxiste leur offre toutes facilités pour recommencer quelques semaines après… Puisse cet événement malheureux apporter un peu de « fraternité » à ce peuple français qui est devenu si égoïste et individualiste, et conforter les français à faire un réel ménage dans ce qui est devenu un bourbier, et mettre hors d’état de nuire tous ces prédateurs qui nous volent autant qu’ils nous exècrent. Si un tel élan pouvait sortir des cendres, ce lourd sacrifice n’aurait point été vain…

Roger FER

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