Manifestations antiracistes : l’autorité de l’Etat bafouée

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Il y a quelques jours, je me trouvais à mon bureau de Paris place de la Nation. Quelle ne fut pas ma surprise de voir débouler d’un coup des milliers de gens, Africains et maghrébins pour la plupart, qui défilaient pour les droits des sans-papiers. Renseignement pris, il s’agissait d’une manifestation interdite par les autorités. Interdite, mais qui a quand même eu lieu, sans que j’entrevoie la présence d’un seul policier pour encadrer les manifestants.  Il y aurait donc une dérogation particulière pour cette manifestation de sans papiers, c’est à dire en fait de gens doublement dans l’illégalité, de part leur situation et qui se permettent en plus de défiler sans autorisation…

 

   Puis vint l’affaire Floyd Georges, et la manifestation de mardi dernier, elle encore non autorisée, mais qui a rassemblé plus de 20000 personnes à la porte de Clichy, avec des émeutes et dégradations en prime. Puis enfin ce samedi, plusieurs manifestations à Paris et en province, toutes interdites, mais qui finalement se sont déroulées  sans que les forces de l’ordre, pourtant gravement insultées, ne bougent le petit doigt.

 

   A quoi bon interdire les manifestations, si l’on n’est pas capable de faire respecter la loi ? Si l’on se couche devant le nombre, la peur des incidents, pourquoi vouloir jouer au matamore ? Et par extension, pourquoi interdire les ouvertures des salles de bars et restaurants à Paris, les cinémas et les théâtres ?  Y aurait-t-il donc plus de risque à se retrouver à cinquante dans une salle, qu’à 10000 dans une manifestation ? Le risque sanitaire n’existe plus dans la mesure où l’on se trouve en face de certaines populations ? Les interdits ne concerneraient donc que les uns, qui se retrouveraient verbalisés à peine mis le nez dehors, pas les autres qui peuvent se rassembler par milliers, mais aussi casser, provoquer, incendier ?

 

   Quel est donc cet état qui délivre à certains des permis de désobéir à  la Loi, pourvu qu’ils votent bien, et qu’ils soient suffisamment violents pour menacer l’ordre public ? Il faut désormais en prendre acte, ce sont donc aujourd’hui  les association antiracistes et l’extrême gauche qui tiennent  la rue, sont dépositaires de l’autorité réelle, et s’auto-autorisent à faire ce qu’ils veulent des consignes sanitaires. L’État n’est plus le seul dépositaire de la violence légitime, il la partage désormais avec ces gens là, et la plupart du temps se couche devant eux. 

 

  Les gouvernements Hollande, et bien plus encore Macron, ont donc instauré une Loi de la rue accordée de facto par la diversité et ses représentants les plus violents et les plus vindicatifs. Et cette Loi de la rue s’impose sur tout et tous, urgence sanitaire, nécessité économique, sécurité, rien ne peut venir la contrarier. L’Etat Français est devenu sous Macron un fantoche aux mains des tribus anarchisantes, juste bon à se défouler sur les peccadilles commises par les Français honnêtes et travailleurs, pour laisser le champ libre  à la violence et à l’invective de certaines gens. Le tout sous le regard impuissant d’une police appelée à la rescousse quand ça tourne mal pour le pouvoir, mais toujours lâchée quand on la met en cause.

 

Il serait grand temps de remettre de  l’ordre dans ce pays au bord de la ruine, il en va aujourd’hui de sa survie…

 

Olivier PIACENTINI

VPF d’honneur

Membre du Gouvernement de Relève Nationale

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