L’or de la Banque de France

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L’or de la Banque de France mis à disposition des marchés financiers

La Banque de France s’est associée avec la banque d’affaires américaine JP Morgan dans le cadre du marché de l’or de Paris. Le but ? Développer sa gamme de services pour le trading du métal précieux.

Philippe Herlin, Docteur en économie, s’inquiète de la possibilité de voir l’or français servir de collatéral à des produits financiers : « Je considère que cela serait dangereux. En cas de mauvaise opération ou de crash soudain, cela pourrait se traduire par des pertes et donc des ventes d’or de la Banque de France. Or cet or doit rester sanctuarisé. Il doit servir de sécurité et de garantie en cas de crise monétaire grave comme une explosion de l’euro. Un tel événement nous obligerait à basculer sur autre monnaie et le fait d’avoir de l’or en quantité dans nos coffres donnerait tout de suite de la confiance dans cette nouvelle devise. Nous n’en viendrons peut-être jamais là. Mais c’est une sécurité pour l’avenir et on ne doit pas jouer avec. » « Si l’or de la Banque de France devient négociable, au moins en partie, cela pourrait raviver des volontés chez un certain nombre de politiques et de membres du gouvernement qui ont besoin d’argent de vendre une partie de l’or des Français ou au moins de l’utiliser en collatéral de produits financiers afin de le rentabiliser et de faire rentrer de l’argent dans les caisses. »

En mai 2016 plus de la moitié du bas de laine national, soit 84,961 milliards d’euros, était constituée d’or pur. En juin 2018, la Banque de France détenait 2 435 tonnes d’or, soit l’équivalent valeur aujourd’hui de 29, 290 milliards ; étalon international, l’or est regardé comme l’ultime réserve par les banques centrales qui en conservent des stocks. Ces réserves représentent donc 4% du PIB (et de la dette) soit 15 jours de production nationale…

Pourquoi les banques centrales détiennent-elles de l’or ? Si la première raison est la liquidité, l’or doit surtout être considéré comme un levier pour un pays qui souhaite affirmer son indépendance. Par exemple, lorsque les Russes font des transactions en dollars, ils savent qu’ils s’exposent aux lois américaines, car les États-Unis ont le pouvoir d’autoriser ou d’interdire l’utilisation du dollar ; et puis l’or permet aux banques centrales de générer un rendement. Un rendement ? Mais comment cela ? Tout simplement en le prêtant contre un intérêt. C’est peut-être ce qui va se produire sur les marchés financiers… Mais si les banques centrales achètent de l’or pour se prémunir contre les crises, pourquoi dans ces conditions le prêter puisque cela engendre justement une grande probabilité de le perdre en cas de crise ! Cela voudrait-il dire que le gouvernement français serait en train de programmer en douce sa propre faillite, ce qui correspondrait à ce plan machiavélique de destruction irréversible des nations pour les insérer dans un grand ensemble « Etats-Unis » d’Europe …

A suivre…

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