Les fausses valeurs (suite et fin)

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La pertinence d’une civilisation se mesure à l’aune de sa vigueur culturelle. Les Français, les jeunes en particulier ont de nombreux besoins.

Besoin de cadres : nous leur avons appris à renier toute forme d’autorité, à tuer les ancêtres, le père et la mère, pour qu’ils grandissent comme des herbes folles dans le mythe fallacieux de l’homme auto-fondé.

Besoin d’histoire et de modèles identificatoires : nous leur avons appris à haïr notre passé à travers des séances d’auto-flagellation permanentes. Ces séances les ont entretenus pour les uns, dans une culpabilité étouffante, pour les autres, dans une victimisation haineuse. 

Besoin d’action, de dévouement et de sacrifice : nous avons remplacé le service militaire par des écrans, des jeux vidéo et quelques terrains de sport.

Besoin d’amour : nous leur avons appris à jouir en toute sécurité en exhibant les stars du X qui leur montrent la voie de la performance. Nous leur avons appris que le sexe est supérieur à l’amour. 

Besoin de cette beauté qui élève l’âme: mais nous avons entouré notre environnement de fer et de béton, nous avons remplacé l’étude des plus beaux extraits de notre littérature par des cours techniques, insipides et jargonnants, nous avons substitué l’art contemporain aux merveilles de l’art.

Besoin de spiritualité : nous avons fait d’une laïcité transformée en laïcisme une valeur absolue. Nous avons érigé la consommation comme seule voie d’accomplissement. 

Besoin de ferveur, besoin de se dépasser: nous leur avons appris à zapper, à appuyer sur des boutons et à se divertir.

Tout cela aboutit à la culture du rien. Et la culture du rien est concurrencée par le nihilisme islamiste. La barbarie a réapparu parce que nous avons laissé notre culture s’effondrer. Cette barbarie revêt deux formes, deux aspects : la barbarie islamique, aveuglante et horrifiante: attentats, égorgements, lapidations…. mais aussi la barbarie occidentale diffuse et sournoise, s’appuyant sur les droits de l’homme, sur l’antiracisme, sur les fausses valeurs républicaines. C’est le commerce des enfants. C’est la marchandisation du corps de la femme, l’esclavage de la femme. C’est la culture de mort: généralisation et même obligation de l’avortement avec la mise en place de quotas, la promotion de l’euthanasie et de l’eugénisme. C’est la justice à deux vitesses. C’est la condamnation des victimes. C’est l’abandon des pauvres. C’est la perte des repères spatiaux, temporels. C’est le fascisme rampant sous couvert d’antifascisme. C’est la disparition de la morale la plus élémentaire. C’est l’explosion de la violence. C’est le sacrifice des innocents. C’est la christianophobie assumée et encouragée. C’est l’islamisation de la France, l’instauration insidieuse de la Charia.

La folie Humaniste est à l’origine de la folie moderne. Les Humanistes d’hier et d’aujourd’hui posent un postulat : l’individu est libre et la nature humaine est bonne. Ils croient que la religion de l’homme va améliorer les choses. L’esprit moderne s’appuie sur cette utopie et nie le péché originel. C’est pourquoi l’humanisme porte en lui-même la barbarie moderne. Nous avons renié notre héritage, notre culture et nos racines et nous avons promu un autre héritage, une autre culture et d’autres racines.
Alors une violence qu’on croyait bannie à tout jamais de notre territoire ressurgit. Nous avons cru que l’affirmation de ce que nous sommes agresserait les nouveaux venus en France. Pas de stigmatisation. Pas de discrimination. Pas de critique. Au contraire, l’affirmation de ce que nous sommes était la condition même de leur intégration, de leur assimilation et partant de leur épanouissement. L’amour de la culture, la connaissance des grands penseurs, des grands auteurs, la fierté de toute l’ histoire, des Gaulois à notre République, l’attachement aux racines helléno-chrétiennes qui donnent de la stabilité et des ressources spirituelles, constituent notre héritage culturel commun, un socle sur lequel nous pouvons évoluer et progresser. A cet égard, l’histoire officielle élaborée par des idéologues, la pensée philosophique moderne, c’est à dire depuis le XVIè Siècle, la Révolution présentée comme une nécessité morale, toutes les trois en relation avec les sociétés secrètes, mériteraient une remise en cause rigoureuse, dans un but d’objectivité, de vérité, et de réveil des esprits.

La culture du seul divertissement, de la consommation sans limites et du libertarisme sexuel ne satisfait plus personne, excepté les enragés inconditionnels gauchistes. Car cette culture est mortifère et fait de l’homme un esclave. Nos enfants ne résisteront aux sirènes de l’islamisme, aux fausses promesses du mondialisme, qu’à la condition d’être intégrés à une civilisation qui réponde à l’exigence de leurs aspirations. Il est temps de leur donner un idéal et une culture. C’est par la culture et par le savoir qu’on peut renverser une conjoncture désastreuse. La Vérité, le Beau, le Bien, le Juste, ne sont pas d’utilité, mais exigent pour être reconnus une sorte d’ascèse, un dépouillement de notre subjectivité, de nos intérêts et de nos passions. Un homme peut changer par son action le cours des choses, mais les valeurs restent permanentes. Les valeurs sont des réalités spirituelles qui me résistent. Les valeurs ne sont pas ma création, elles s’imposent à moi, elles sont objectives. La notion de valeur dépasse l’individu.

Les valeurs spirituelles universelles en droit dépassent le consentement collectif de tel groupe social, au même titre qu’elles dépassent le jugement individuel. La valeur demeure ce qu’elle est, alors même que la collectivité l’ignore ou la bafoue. Ainsi, au Moyen Age, tout le monde croyait que la terre était au centre du monde. Le géocentrisme était la doctrine officielle d’explication de l’univers. Cette croyance collective était fausse. La vraie valeur existait en tant que telle, savoir la terre comme parcelle du système solaire, la terre comme élément du Cosmos. Une non-valeur ne devient pas valeur parce qu’elle est commune à tous les membres d’un groupe. Au début du XXIè Siècle, le nihilisme, le relativisme, le libertarisme, le cosmopolitisme, le multiculturalisme, l’indifférenciation sexuelle, le commerce des êtres humains, l’eugénisme, sont des valeurs communes à tous les membres du groupe mondialiste. Un jour, si les êtres humains ne sont pas lobotomisés et robotisés, ces valeurs deviendront des non-valeurs, comme le géocentrisme. Ni les désirs de l’individu, ni les tendances de la collectivité ne sauraient créer de valeur spirituelle. Réduire les valeurs à des faits psychiques ou sociaux, expliquer l’acte moral ou l’œuvre d’art à partir du plaisir ou à partir d’un désir refoulé ou à partir de considérations économiques, c’est nier la valeur en tant que telle.

L’homme vit dans le temps, il s’incarne dans la matière et dans le devenir. L’homme ne possède pas l’Absolu, il est séparé de l’Éternel. La valeur exprime en lui cette quête de L’Être, cette quête de l’Absolu, quête du Bien, quête du Beau, quête du Vrai, quête du Juste. Cette quête est un objet de visée plutôt qu’une présence donnée, cette quête est une recherche, une revendication, une ambition. L’ambition est inatteignable, mais toujours vivante, toujours en attente, toujours espérée. Comme dit Louis Lavelle, philosophe français, (1883-1951), la valeur est « dans L’Être ce qui dépasse toujours le réalisé et qui par conséquent réside dans un acte qu’il dépend de nous d’accomplir ». La culture au sens classique du terme permet de distinguer les valeurs. Valeurs progressistes pour les gaucho-mondialistes, valeurs qui produisent le despotisme, le conformisme et le sectarisme, valeurs qui engendrent une régression sociale et humaine, la violence et la mort, valeurs qui refusent toute remise en question, valeurs closes, figées, sclérosées et verrouillées. Valeurs traditionnelles pour les patriotes, valeurs qui génèrent le progrès, l’humanité, le respect et la dignité de l’homme, la vie, valeurs ouvertes, généreuses et franches, valeurs qui acceptent une remise en cause, valeurs toujours en devenir.

PS. Le cosmopolitisme n’est pas l’universalisme, n’est pas une union des particuliers. Le cosmopolitisme est égalisateur, mais pas universel. Le cosmopolitisme ne respecte pas la différence, car il fonde le particulier dans le collectif au lieu de l’insérer dans l’universel. Le cosmopolitisme est la soumission des particuliers à un ésotérisme cosmique qui s’inscrit obligatoirement dans un monisme de L’Être: Dieu L’Être créateur transcendant et le Cosmos sont réunis dans le grand Tout appelé l’Un.

Jean SAUNIER

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