Les fausses valeurs (1)

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L’oligarchie n’a de cesse de nous vanter ses prétendues valeurs, mais sans jamais les définir. Que signifie vraiment le mot valeurs?

Les valeurs sont le faux nez de l’idéologie dominante. L’oligarchie nous présente son idéologie sous le couvert du mot « valeurs ». La manœuvre est double :

– D’une part capter une partie de l’héritage national à son profit = les fameuses valeurs républicaines dont on nous rebat les oreilles.

– D’autre part, placer son idéologie au-dessus de toute critique et de toute remise en cause afin de placer le contestataire au ban de la communauté nationale. En fait de valeurs républicaines, on nous impose un cosmopolitisme égalisateur, faussement universel,  en faisant une lecture exclusivement orientée «  droits de l’homme » des principes républicains. La nation nouvelle, née avec les révolutionnaires de 1789, est un espace universel, une Terre-Patrie. Il s’agit d’un révisionnisme historique. L’Ancien Régime  valorisait au contraire la nation, la patrie charnelle, fruit de l’héritage des générations passées. La République, conçue comme la chose de tous, entérinait le pacte social que concluent entre eux les citoyens, et non les étrangers ou les résidents. Les républicains du XVIIIè siècle puisaient leurs références dans l’antiquité romaine plus que dans la lecture des œuvres ambiguës de Rousseau. Les républicains de la IIIè République avaient une conception unitaire de la nation: rien à voir avec la promotion actuelle du communautarisme ou avec le « droit à la différence ». Les   «valeurs républicaines »  gauchistes bafouent la citoyenneté et la nation car :

– l’oligarchie considère que les étrangers sont « chez nous chez eux »,

– l’oligarchie souhaite leur accorder tous les droits et ignore leurs devoirs.  Droits sociaux, droits culturels, droits politiques. Ces valeurs ne sont pas républicaines car il n’y a pas de République quand on détruit la souveraineté des citoyens et les fondements de la nation. Il s’agit d’un hold-up sémantique sur le mot République, alors que le Pouvoir adopte en tout une pratique contraire aux principes républicains. Par exemple, quand il nous parle de laïcité, c’est pour faire tout le contraire de la laïcité républicaine: il ne s’agit pas de distinguer l’État de l’Église, mais au contraire d’encourager les collectivités publiques à faciliter l’installation de mosquées en France, d’accepter les exigences culturelles de l’islam.

Quand l’oligarchie nous parle de valeurs, elle ment et cherche à sidérer ses contradicteurs par un argument terroriste. Ses prétendues valeurs ne désignent que son idéologie libérale libertaire cosmopolite. Il est donc tout à fait légitime de les contester.

En procédant ainsi, l’oligarchie place les fondements de son pouvoir au-delà du débat démocratique. C’est ce que déclare le président de la commission européenne «  Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». Les valeurs libérales-libertaires sont trompeuses et mortelles pour la civilisation européenne. Dans ces valeurs prétendues, on range :

– l’avortement qui serait un droit de la femme, voire une obligation,

– le mariage des homosexuels,

– la licence des mœurs ou libération des mœurs,

– le refus de reconnaître la diversité humaine, notamment celle des sexes,

– la négation de la nature au profit de la construction sociale,

– la culpabilisation et la repentance permanentes,

– l’accueil constant des réfugiés, c’est à dire des immigrants en Europe,

– la suppression de la peine de mort pour les criminels mais pas pour les victimes,

– l’abolition des frontières,

– la perte de la souveraineté monétaire et financière des États au profit des banques et des marchés,

– le gouvernement des juges, appelé indépendance de la justice,

– l’idée que les étrangers ont les mêmes droits que les Français, même quand ils ne respectent pas nos lois. En vertu du principe de non discrimination, nous sommes censés renoncer à une liberté essentielle : la liberté de rester nous-mêmes.

Ces “valeurs” constituent l’inversion des principes sur lesquels repose toute société humaine. Seuls les Occidentaux décadents s’en réclament. Celui qui s’en tient à ces commandements refuse de défendre ses frontières et son territoire. Il laisse les étrangers s’installer chez lui. Il considère que les croyances de ces étrangers sont respectables et même meilleures que les siennes. Il abdique sa souveraineté au profit des mécanismes abstraits du marché. Il laisse le crime impuni. Il ne fonde pas de famille et ne se reproduit pas. Il est condamné à disparaître. C’est ce qui est en train de se produire en Europe, dans le cadre du Grand Remplacement. Nous ne vivons pas dans un monde de « valeurs » comme veut nous le faire croire l’oligarchie, mais dans un monde où les valeurs sont inversées, c’est à dire détruites. Les valeurs n’incarnent pas le Bien mais assurent au contraire la promotion d’un Mal absolu, la fin de notre civilisation L’usage actuel du mot valeur traduit lui-même cette inversion radicale. A l’origine dès langues européennes, le mot valeur ne désigne qu’une chose: le courage du guerrier valeureux face à la mort. La valeur relève ainsi de la fonction guerrière et non du calcul marchand. Elle désigne ce qui dépasse la vie humaine et lui donne de la valeur: l’honneur, la foi, la sauvegarde de sa communauté et de sa fratrie notamment.

Au contraire, la doxa libérale-libertaire considère que l’individu est en lui-même sa propre finalité. Elle estime qu’il faut fonder la société sur le vice c’est à dire sur l’intérêt marchand et l’égoïsme individuel et non sur la vertu. La promotion bruyante des prétendues “valeurs” sert à faire disparaître toutes les vertus civiques. Ce que l’on promeut sous le terme de valeur constitue l’antithèse de toute vertu.

Le mot « valeur » est désormais suspect et devrait s’écrire entre guillemets. Il appartient à la langue des destructeurs. Il traduit le projet des destructeurs. Ce mot recouvre des marchandises frelatées et des intentions perverses.

Jean SAUNIER

VPF Franche Comté

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