Les dérives de la société médiatique

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Resterai-je seul à défendre contre tous les dérives de cette Société médiatique ?

Dans un dessin publié par le journal l’humanité, on voit une ex-cycliste professionnelle, devenue consultante-cyclisme de France Télévisions, interroger son compagnon de coureur cycliste en petite tenue affriolante… La belle affaire a provoqué une tempête dans un verre d’eau en mobilisant le ban et l’arrière-ban de la mafia médiatico-politique jusqu’à l’exécution en place publique de l’auteur et de son chroniqueur, ancien entraîneur de cyclisme, par arrêt de leurs collaborations pour publication sexiste et une série d’actes d‘autoflagellation médiatique dignes des plus grands régimes totalitaires !

Cet incident est tout à fait représentatif des dérives de notre Société et a déclenché ma ire, c’est-à-dire mon archaïque colère pour les raisons suivantes :

La liberté d’expression devrait trouver ses seules limites dans les risques d’être mis en cause devant un tribunal pour diffamation ou injure… Personnellement je ne vois dans la représentation de l’offensée que l’exaltation des attraits physiques de sa féminité ! En serions-nous revenu aux pudibonderies du XX° siècle ou à ce Deuxième Sexe « beauvoirien » qui déteste la féminité ?

J’ose défendre ce dessin dans la mesure où j’y vois une critique satirique de cet entre-soi médiatique du « star-system », qui nous pollue tant, autrement dit de cette connivence morale, aujourd’hui classique, entre professionnels de l’interview ; c’est ainsi que l’on aurait pu transposer cette caricature dans une posture érotique entre un homme politique et sa compagne journaliste, ce qui ne m’eut pas choqué pour autant,

Si quelqu’un eut du être licencié à l’occasion de ce pseudo scandale médiatique c’est sans hésitation le directeur de la rédaction, car c’est lui qui en définitive décide in fine de la publication ou non de tel ou tel message dans son organe de presse.

En réalité nous sommes dans le règne de la plus pure hypocrisie avec la mise en scène éhontée de ces scandales « tête d’épingle », de ces relents de puritanisme, de cette recherche prioritaire de renvoi d’ascenseur et de sécurité partagée et de cette mauvaise habitude acquise de faire payer les autres à sa place…

Patrick VERRO

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