L’économie Française en panne depuis longtemps

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Tous les indicateurs de la France sont dans le rouge, et ce depuis bien avant la crise du Covid : déficit public 3%, déficit commercial 70 milliards, croissance 1,5 %, chômage 10%. Aucun autre pays européen ne cumule autant de mauvais chiffres. Le couple croissance / déficit public cache en réalité une récession d’environ 35% sur trente ans. Ce sont les déficits publics, qui sont de la liquidité que l’état laisse filer dans l’économie, qui entretiennent une croissance artificielle. Sans ces déficits, la France serait en récession continuelle. Avec le déficit financé par de la dette, la France achète de la croissance qu’elle paie environ le double, mais à long terme, elle brade l’avenir contre le maintien d’une croissance artificielle et faible mais qui sauve les apparences.

La France se trouve dans la spirale des déficits jumeaux : elle cumule déficits publics et déficits de la balance commerciale, à des niveaux plus élevés qu’ailleurs. Le déficit public est permanent et au dessus des critères de convergence de Maastricht depuis 2003. Le déficit commercial est le plus élevé d’Europe, alors que l’Allemagne, la Hollande ou l’Italie sont en excédent.
La France fabrique du PIB non marchand : la part du PIB non marchand, c’est à dire non monétisé mais suscité par l’extension des services publics, ne cesse d’augmenter. L’économie Française se socialise de plus en plus, la croissance déjà modeste du PIB est en partie due à la hausse des dépenses publiques, des embauches de fonctionnaires.
Avec la désindustrialisation, la France a perdu son moteur économique.

L’industrie ne représente plus que 17% du PIB de la France, contre 24% en Allemagne 25% en Suisse, 22% en Italie et 21% en Espagne. La France est devenue le pays d’Europe le moins industrialisé et c’est pour cela qu’elle s’enlise. Seule l’industrie et l’agriculture portent à la fois des emplois marchands et des capacités exportatrices. Sans les industries, la France a perdu en trente ans 3 millions d’emplois dans cette branche, et de précieuses recettes à l’export. C’est l’euro qui masque notre désastre, ce triptyque dette/déficit public/déficit commercial. Avec le franc, nous aurions du subir les marchés, la dévaluation très forte de notre monnaie. L’euro ne nous protège pas, il nous cache la réalité de notre situation, nous empêche de réagir comme il le faudrait.

C’est le poids des charges et impôts de production qui a plombé notre industrie, de même que l’euro et la mondialisation. L’euro est une monnaie chère pour nous, elle est fixée à une parité plus élevée que le Franc et a donc lésé nos capacités d’exportation. Les marges des entreprises Françaises sont entre 7 et 12 points inférieures aux concurrents européens, et ce sont les impôts de production qui sont nettement supérieurs qui créent cette différence. Le libre échange livre sans protection nos industries handicapées par les impôts et les réglementations à une concurrence insoutenable des pays émergents. Le socialisme et le mondialisme couplés nous tuent.

A cause des charges et impôts excessifs, la croissance de la France ne peut plus se reposer sur la production et l’investissement. Elle ne tient que sur la consommation, favorisée par le socialisme et le soutien continuel au pouvoir d’achat. Sauf que la consommation est un moteur économique qui pèse sur les autres et se traduit par des déficits commerciaux, donc des pertes de liquidités. L’état finance du pouvoir d’achat mais la production ne suit pas, ce sont les importations qui en profitent : la France s’endette pour remplir les caisses des concurrents étrangers
Il faut impérativement casser le cycle infernal de l’économie Française. Pour ce faire, il faut relocaliser, mais pour que cela se produise et soit pérenne, il faut recréer les conditions de viabilité de nos industries. Il faut baisser notablement les charges et impôts sur les entreprises industrielles ou agricoles et financer cela en relevant légèrement la TVA. Ainsi, on procédera à un rééquilibrage entre consommation et production, on favorisera le travail qui bénéficiera de baisse de charges, on favorisera les productions françaises au détriment des importations. Il faut aussi mettre fin aux 35 heures, assouplir le code du travail et les diverses règlementations qui paralysent l’activité. Vouloir relocaliser, c’est bien, tout le monde en parle. Mais il faut prendre conscience que cela bouleversera le modèle social qui est devenu notre environnement depuis trente ans.

 

Olivier PIACENTINI

Volontaire d’honneur

Membre du Gouvernement de Relève nationale

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