Le président, l’histoire et l’avenir

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Macron, entre deux insultes à des chefs d’états étrangers, nous confie sa préoccupation devant l’évolution politique du monde et de l’Europe en particulier. Il ne voit pas ce que de plus en plus d’Européens voient. Il est « frappé » dit-il par la ressemblance de l’Europe actuelle avec l’Europe des années 1930 et s’émeut de la « lèpre » montante. Il nous a habitués à l’étalage de son ignorance prétentieuse de l’histoire, teintée d’idéologie, et à son mépris de notre civilisation. Maintenant il joue au « vieux sage » visionnaire puisant dans son inculture personnelle pour appeler l’attention du bon peuple sur un danger que celui-ci sous estimerait ; un « lanceur d’alerte » en quelque sorte ; c’est à la mode.

Pourtant, à presque 90 ans de distance, les situations n’ont rien à voir. La crise économique de 1929 et celle de 2008 ne sont pas comparables dans leurs ampleurs et leurs conséquences. Nous ne sommes pas encore remis de la seconde à l’inverse d’autres pays plus disciplinés et plus courageux que nous ; mais il n’y a pas de fatalité dans ce domaine. Il n’y a pas non plus de pays revanchard et puissant en Europe. Dans les années 1930, l’Allemagne, humiliée et écrasée par les clauses du traité de Versailles, en proie aux mouvements révolutionnaires marxistes, devint de plus en plus menaçante dès lors qu’elle s’était jetée dans les bras d’un « sauveur » qui promettait tout, assurait de vouloir rendre au peuple allemand sa grandeur, même s’il ne se cachait pas de vouloir faire disparaître tout un peuple rendu responsable de ses maux. Les démocraties, épuisées par la saignée sans précédent de la première guerre mondiale, avaient en outre en fond de tableau la menace potentielle de l’URSS communiste contre laquelle elles avaient d’ailleurs envoyé des soldats 15 ans avant. Elles étaient aveugles et prêtes à toutes les lâchetés. On l’a vu à Munich.

Presque rien de tout cela aujourd’hui. Pas d’animosité sérieuse entre les peuples ; pas de puissance militaire inquiétante, pas même celle de la Russie dont nous exagérons artificiellement l’hostilité, que nous avons en bonne part créée, oubliant que l’OTAN, que nous critiquons tant, nous en protégerait le cas échéant.

Deux ressemblances toutefois. Une menace pèse bien sur nous. Celle de l’immigration incontrôlée boostée par l’Islam conquérant qui prend le relais du nazisme et du communisme et ne fait pas mystère de son ambition de remplacer partout la loi du peuple par celle d’Allah. Tout ce qui se passe chez nous depuis des dizaines d’années en est marqué négativement : territoires perdus, insécurité, assassinats des « mécréants » allant jusqu’au massacre de masse, gabegie financière au profit de l’ »étranger » même clandestin, dilution du lien national par une population allogène dont la volonté d’intégration se limite à l’acceptation des subsides puis de la carte d’identité que nous sommes assez bêtes pour accorder. L’Afrique à la démographie démente va se déverser chez nous, c’est commencé, et l’Islam est là pour l’encadrer et la guider.

Le « populisme » c’est d’abord le fruit des » progressistes » dont M. Macron est un chef de file affirmé. Il y aurait beaucoup moins d’hostilité à l’Europe si elle protégeait les Européens. Beaucoup voient cela. Pas M. Macron dressé contre les lépreux nationalistes, populistes quasi fascistes.

Nous sommes d’Occident. Aucune société n’est parfaite; toutes peuvent être améliorées. Mais nous n’avons pas à rougir de la nôtre. L’Occident, judéo-chrétien, a inventé la démocratie, les droits de l’homme, l’individu, la liberté d’entreprendre, la médecine et les sciences modernes, la technologie qui a entrainé les gains de productivité et de bien-être. Nos adversaires d’aujourd’hui n’ont à offrir en échange que le culte du collectif religieux chargé d’oppression, de mort et de destructions vengeresses. D’un côté des démocraties imparfaites; de l’autre les tenants d’une tyrannie parfaite.

Macron, à l’inverse de son précédent ministre de l’intérieur, un peu lâche mais plus lucide, ne voit pas que la majorité de ceux que nous avons acceptés et que nous continuons d’accepter complaisamment par paquets de 3 à 400.000 tous les ans, rejette les règles et les lois qui fondent notre démocratie, et qu’elle est la source essentielle de problèmes qui mènent droit à l’affrontement à court terme, puis à notre effacement. Comment ne pas essayer d’imaginer ce que serait notre pays sans le cancer de l’Islam ?

La seconde ressemblance avec la période d’entre-deux guerres, c’est bien l’aveuglement et la lâcheté. Ajoutons, ce qui est plus neuf, l’idéologie mondialiste qui entraîne notre chef à oublier qu’il est d’abord le président des Français.

Général Roland DUBOIS – VPF Ile de France

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