Le défi de l’Éducation aux États-Unis

Le partage est disponible

Aux dernières nouvelles, le Conseil suédois de l’Éducation enjoint de ne plus enseigner l’Histoire – de l’Antiquité au XVIIIème siècle – au collège. C’est une attaque frontale, mais ne les montrons pas encore du doigt. En sommes-nous si loin que ça?

Aux Etats-Unis, nous le savons, les universités sont envahies par le politiquement correct, et les élèves, de la maternelle au lycée, sont pris en main par des éducateurs politisés sans scrupule.

Ceux-ci n’hésitent pas à ridiculiser le président en place, en pleine classe. Tout récemment, un père de famille s’est insurgé en lisant le devoir à choix multiple de son enfant, qui devait désigner le président actuel. La description se lisait ainsi:
“Il est blond, il était agent immobilier et c’est un idiot”.

Serait-ce: D.J. Trump? J.F. Kennedy? R. Reagan?

Nul besoin de commentaires sur ces devoirs douteux. Le professeur s’est-il fait renvoyer ? Pour le moment, les nouvelles n’en font pas la une. Mais d’après d’autres faits divers similaires, il est fort probable que l’administration scolaire “en parlera au professeur” en question afin de “calmer les craintes des parents concernés”.

Cela commence dès le plus jeune âge en Amérique. Des personnes transgenres sont invitées à lire des histoires en classe de maternelle. Il ne s’agit pas de lire des classiques, ni même des comptines. Non, il s’agit déjà de les dresser à se poser des questions sur leur sexualité. Une petite fille est sortie en pleurant d’une de ces séances de “sensibilisation”, parce qu’elle ne voulait pas se transformer en garçon. Que de bon sens chez les enfants ! Ces apprentissages se font souvent à l’insu des parents, qui ne l’apprennent qu’après coup et doivent réagir auprès des administrations scolaires une fois le fait accompli. Bien évidemment, les administrations font ensuite une enquête qui dure quelques mois, avant de déclarer que tous les points de vue ont le droit d’être enseignés.

N’oublions pas cette maîtresse de classe, renvoyée pour avoir refusé de désigner un élève d’une dénomination respectueuse pour son choix de sexe.

Mais ce n’est pas tout et la bataille se passe à tous les niveaux. C’est ainsi que dans la très huppée Université d’Harvard, une Elizabeth Warren, pas si démunie que ça par sa communauté, a pu s’inscrire avec bourse en tant que Native Américaine. Même si son visage blond aux yeux bleus de White Anglo Saxon Protestant typique démentait à lui tout seul ce mensonge, le politiquement correct a tellement de force qu’il a fallu attendre la présidence de D. Trump pour que l’ironie de cette Pocahontas de pacotille fasse enfin la une.

Dans certaines écoles Franco-américaines, l’accent est mis sur le respect des autres et des cours de “société” qui réapprennent les règles de la vie sociale. Ils sont aussi mis en présence d’autres cultures, comme celle de l’Afrique par exemple. On les prépare tout doucement.

Certains professeurs viennent même avec le foulard pour enseigner.

Les toilettes ne sont pas encore transgenres comme dans les écoles publiques américaines, mais pour combien de temps?

En revanche, quand il s’agit de savoir qui, des Egyptiens ou des Juifs, a construit les pyramides d’Égypte, la réponse du professeur se fait politiquement correcte : les deux, selon qui demande et pour mettre fin à la discussion. Et foin de la vérité historique et des recherches archéologiques en cours, qui démontrent qu’il n’y a pas eu d’esclaves juifs et que les travailleurs des pyramides étaient probablement payés, logés et nourris.

Pour le moment, ce sont les fêtes juives qui sont fêtées dans les écoles publiques. Les écoles ferment pour Rosh Hashanah.

Les fêtes musulmanes ne sont pas encore jugées dignes d’un holiday dans tous les états, mais ça vient petit à petit dans certaines écoles publiques, qui ferment pour ces fêtes là aussi. A quand une école qui fermera ses portes tout au long de l’année, pour respecter également toutes les fêtes religieuses du monde?

Ce n’est pas encore le cas dans les écoles qui dépendent de l’Éducation Nationale française, qui se veut laïque, et ce malgré les explications historiques ci-dessus. Par conséquent, les vacances sont appelées “Vacances d’hiver” et “vacances de mi-trimestre”.

Curieusement, toutes les écoles sont fermées pour Columbus Day, jour anniversaire de Christophe Colomb et de sa découverte de l’Amérique. Or tout le monde sait qu’il n’a pas découvert l’Amérique, et tout le monde trouve que c’est un outrage – raciste et sans doute “quelque-chose-phobique” – que de fêter ce jour là. Pourquoi fêter la venue de l’homme blanc qui est cause de l’asservissement de tout un peuple? Mais les écoles ferment tout de même en son honneur, malgré ces réactions vives qui viennent en premier lieu des universités et des professeurs. En revanche, les bureaux ne ferment pas tous, car le monde professionnel a en partie cédé sous les coups de boutoir idéologiques. C’est pratique, pour les parents qui travaillent à plein temps, de devoir faire des plans pour les élèves en vacances, au nom d’un anniversaire disputé par ceux qui se prennent ces vacances.

Dernièrement, suite aux apparitions médiatiques de la prophétesse Greta, dont personne ne peut critiquer la parole sacro-sainte parce que c’est une enfant qui a le syndrome d’Asperger, et qui parle le politiquement correct couramment, on apprend que les enfants souffrent de plus en plus d’éco-dépression.

Oui, c’est un nouveau terme. L’éco-dépression se déclenche quand, dans le sein de l’école, on apprend aux enfants que la fin du monde approche, que nous n’en avons plus que pour à peu près douze ans (selon la représentante de l’Etat de NY Occasio-Cortez). Nous allons, pauvres schnocks, laisser à nos enfants un monde vide de ses merveilles, un monde-poubelle à la Wall-E. Car Pixar et Walt Disney consolident par les divertissements ce que l’école sème dans les devoirs. Elsa va devoir se choisir une petite amie lesbienne très bientôt aussi.

Le résultat ne se fait pas attendre: certains enfants à l’éco-dépression aigue refusent d’apprendre, car à quoi bon passer son bac si la fin du monde va tout balayer dans 12 ans?

L’école devient donc un melting-pot d’apprentissages incitant les élèves au melt-down (effondrement). L’enseignement nous destine à effacer complètement toutes les différences, culturelles, religieuses, historiques. Différences de races, qui se valent toutes, différences de sexe qui se fondent, différence des parents qui se numérisent entre parent 1 et parent 2. Ceci est déjà bien en place dans les écoles françaises en Amérique. Ce ne sont plus les parents 1 ou 2 d’ailleurs, qui enseignent ce qu’est le civisme et les bonnes manières, mais l‘école. Ils enseignent aussi la morale, et la morale comprend ce qu’il faut penser de son président, comment il faut voter à condition que ce soit bien-pensant, et ce qu’il convient de planifier pour le futur de notre planète bleue. L’école devient un monopole. Ceux qui pensent différemment sont des salauds, des extrémistes, des gens fermés, des pollueurs, des racistes et des porteurs de phobies malsaines de la pire espèce.

Finalement, l’idée de Marion Maréchal de fonder sa propre école politique doit marquer le début d’un mouvement plus général. Il est grand temps de penser à ouvrir les portes d’écoles basées non pas sur le salaire des parents pour le privé ou sur le curriculum d’état pour public et privé, mais sur une volonté d’apprendre réellement. En ce moment, bien des parents sont obligés de suivre de près le cursus de leurs enfants pour contrer le lavage de cerveau ambiant quotidien et insidieux. Quand votre enfant vous montre du doigt parce que vous le conduisez en voiture qui pollue à l’école, quand votre enfant a honte de vos idées politiques, ou quand vous devez prouver dictionnaire à l’appui que la maîtresse a fait une faute de grammaire, c’est effectivement la fin d’un monde, la fin de la confiance qui devrait cimenter naturellement la relation parent-enfant. Cela devient aussi urgent que la question de l’immigration et des musulmans sur notre territoire.

Le camp des mondialistes se forge d’ores et déjà un avenir rempli d’enfants qui pensent comme eux ou comme Greta. Dans douze ans, ce ne sera pas la fin du monde, mais bien la fin d’un monde de Liberté. La liberté d’émettre des opinions en public, notion déjà attaquée, en ce moment même avec Zemmour, mais aussi celle, tout simplement, de pouvoir penser par soi-même, à des idées différentes, en encourageant lectures et connaissance de l’Histoire.

 

Nadia CHAUVET – VPF / États Unis

 

 

Comments: 8

Laisser un commentaire