Le Coup D’état permanent, version 2.0

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Chacun s’en souvient, le coup d’état permanent est le titre d’un pamphlet publié par François Mitterrand, pour fustiger les institutions de la Ve République, comparant de Gaulle à un dictateur, en des termes outranciers, duce, führer, caudillo. La gauche s’extasiait alors devant la plume acérée du premier opposant au Général, alors que le texte ne repose que sur la grosse ficelle de l’image d’Épinal d’un général accédant au pouvoir par un pronunciamiento. Les faits ont démontré depuis que la Ve République protège nos libertés, bien mieux en tout cas que le socialisme de Mitterrand et de ses héritiers.

Depuis dix ans environ, les observateurs attentifs de la vie politique nationale et internationale peuvent se demander si le coup d’État permanent n’est par cette fois devenu une réalité, à laquelle plus personne n’échappe, et qui va toujours dans le même sens. Jugez plutôt :

– Fin 2011, en Italie, Berlusconi, pourtant largement vainqueur des élections de 2008, et toujours très populaire dans l’opinion, malgré des scandales qui tendaient à la gaudriole, est chassé du pouvoir par le revirement de quelques députés de sa coalition. Berlusconi est aussitôt remplacé par Mario Monti, ex commissaire à la concurrence de l’UE et ex banquier de Goldman Sachs. Lors des élections de 2013, le même Monti, pourtant soutenu par les médias officiels de l’Europe entière, par Bruxelles et les gouvernements des partenaires européens, essuie une déroute.

-En 2017, les élections présidentielles françaises sont rythmées, non par le débat et la confrontation des programmes et des idées, mais par les affaires, qui s’acharnent sur les deux principaux adversaires de Macron, Fillon et MLP. Dans le premier cas, les juges accélèrent le processus pour mettre au plus vite l’ancien Premier Ministre en examen, comme Madame Houlette (présidente du Parquet Financier nommée par Hollande) l’a reconnu en avril dernier. Dans le second cas, c’est l’inverse : l’affaire des attachés parlementaires RN, dont l’instruction avait débuté en 2013, aboutit à une convocation en justice de la candidate en… février 2017 ! Les médias ont évidemment martelé ces deux affaires sur toutes les ondes, ouvrant ainsi un boulevard à Macron…

-Septembre 2019, en Italie, Salvini ministre de l’intérieur d’une coalition formée par la Lega et le M5S, démissionne suite à des tensions avec Conte, comptant ainsi sur des élections anticipées. Sans vouloir minimiser l’erreur stratégique de Salvini, force est de constater que l’installation expresse d’une nouvelle coalition entre M5S, mouvement populiste et anti-système, et le PD, parti de Renzi, qui était totalement inenvisageable, relève du miracle. Renzi lui même a parlé de “coup de palais” nécessaire pour éviter que le pays ne sombre…

-2020, élections américaines : la fraude massive des démocrates saute aux yeux. Trump a rassemblé plus de voix que tous les présidents sortants précédents, que tous les candidats républicains précédents, malgré l’hostilité des médias, de la haute finance, de Hollywood à son encontre. Le score de Biden est historique, mais il est du à un vote par correspondance massif, totalement et étrangement en sa faveur, environ 100 millions de voix dont 80% pour les démocrates. Malgré l’étrangeté de la situation, les médias évitent le sujet, se gardent bien d’investiguer. Trump est désormais censuré, sa conférence de presse du 26 novembre dédaignée par tous les grands médias.

Quel rapport y-a-t-il entre Berlusconi, Salvini, Fillon, MLP, Trump ? Tous entretenaient de bons rapports avec Poutine, voulaient ,normaliser les relations avec la Russie. Tous prêchaient des limites au libre échangisme, à l’immigration de masse, un retour aux valeurs nationales, chacun à leur manière. Bref, tous représentaient un danger pour la super classe mondiale, bien décidée à noyer les états nation dans le mondialisme, pour maximiser ses profits. Et à ostraciser Poutine, le diable en personne pour eux.

Le coup d’état permanent, depuis dix ans, n’est plus celui des généraux à l’ancienne, droits dans leurs bottes, casquette vissée sur la dette, et médailles fièrement alignées sur la poitrine. C’est celui de financiers bien tapis dans l’ombre, aux moyens désormais supérieurs à ceux de nos états en faillite. La démocratie est confisquée, pour peu que les peuples refusent de se coucher devant le système. Les peuples sauront-ils d’en rendre compte, avant qu’il ne soit trop tard ?
Olivier PIACENTINI
Volontaire d’honneur
Membre du Gouvernement de Relève Nationale

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