Le banquier qui se voyait chef de guerre

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La Fontaine il y a 350 ans nous avait présenté une grenouille voulant devenir aussi grosse qu’un bœuf, l’histoire nous fournit aujourd’hui un banquier qui se rêvait en chef de guerre, mais n’est pas Clemenceau ou Foch qui veut, a fortiori lorsque l’on n’ a jamais démontré pour cela aucune faculté auparavant.

L’allocution du président de la république de ce lundi de Pâques aura été, comme il fallait s’y attendre, bien peu porteuse d’espoir et notre Emmanuel, contrairement à celui des évangiles, n’a pas été vraiment l’annonciateur de la bonne nouvelle. Il s’est agi, comme souvent d’un exercice d’autosatisfaction.

Pour toute information concrète, une date de réouverture progressive des écoles le 11 mai. Sur quels éléments s’appuie cette annonce, nous ne le saurons pas. Le tout, c’était de dire quelque chose…

Pour tout aveu d’incompétence, quelques euphémismes lâchés du bout des lèvres : « la France n’était  à l’évidence pas assez préparée à la pandémie ».

Voilà bien un mea culpa minimum au regard de l’impréparation absolue des services de santé dévastés, à la capacité de nos militaires réduite à ne pouvoir armer qu’un seul misérable hôpital de campagne et à l’impuissance des services de l’État en général.

La prestation présidentielle, exercice de communication plus qu’autre chose n’aura bien sûr pas fait l’impasse sur la séance obligatoire de calinothérapie et de remerciements tous azimuts à l’égard de toutes celles et tous ceux qui sont sur le terrain, soignants, pompiers, militaires, policiers, la population dans son ensemble aussi, bref tout le monde, de façon à surtout n’oublier personne.

Quelle magnifique démonstration de solidarité nationale, d’union sacrée et de fraternité ! On aura par mégarde oublié cependant de rappeler que les zones islamisées du pays ne respectent pas les règles du confinement imposées aux Français, et ce, avec la complaisance même pas honteuse du secrétaire d’État à l’Intérieur.

Pas une lueur de repentance non plus ce soir là, sur le fiasco évident des premières décisions de l’épisode de crise, tenue des matches de football, maintien des élections municipales…

Pas un mot sur les mensonges d’Etat relatifs au port inutile des masques que l’on n’a toujours pas ni de la capacité ridicule à pratiquer les tests pourtant vitaux après plus de deux mois !

Pas une référence aux travaux du Professeur Raoult ou à la chloroquine que les Français attendent. On aurait pu nous expliquer pourquoi l’État a fait main basse sur ces stocks dont on nous certifie qu’ils ne servent à rien, pour l’instant.

En revanche, nous voilà bien informés des décisions que nous n’attendions pas.

Passons sur le fait que nos frontières intra -européennes resteront donc ouvertes, ce qui confine à l’absurde quand on sait que tous nos voisins les ont fermées avec nous !!! Idéologie, quand tu nous tiens…

Ah, l’Europe ! On retiendra ces propos : « je porterai plus de solidarité en Europe ». J’en parlerai à mes amis Italiens abandonnés par tous au pire moment.

Enfin, annonce suprême, déjà reprise par les médias guinéens et sénégalais, que les Français ne pouvaient qu’espérer en ces temps de disette : « Nous devons savoir aider nos voisins d’Afrique en annulant massivement leurs dettes ».

Français, pensez-y quand vous reprendrez le travail, quand vous remplirez vos déclarations d’impôts, quand, arbitrairement, on viendra ponctionner vos livrets A, et surtout, quand vous irez voter.

 

Gérard HACHE

Fondateur des Volontaires Pour la France

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