Lancement du Gouvernement de Relève Nationale

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Le samedi 25 janvier, sous la présidence du Général MARTINEZ, président des VPF, se tenait à Paris le premier rendez-vous et en fait, le lancement du Gouvernement de Relève Nationale.

A cette occasion et devant une belle assistance, un certain nombre de personnalités ont rallié la démarche des Volontaires Pour la France.

A noter au cours de cette journée, la présence appréciée de Bruno GOLLNISCH, venu en ami, saluer les intervenants et prendre contact avec l’organisation.

Les sujets abordés ne sont bien sûr pas exhaustifs et ces premiers thèmes seront complétés au fil du temps puis publiés pour former une synthèse de la situation dans un premier temps, suivi des mesures à appliquer dans un second. Nous avons raison de nous opposer aux choix qui sont faits aujourd’hui, encore faut-il avoir des solutions alternatives crédibles à proposer et des hommes pour les porter. C’est ce que nous allons mettre en œuvre.

Nous vous livrons ci-dessous l’essentiel des interventions de la journée.

 

 

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Les intervenants de la journée

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Porte Parole

Nicolas STOQUER

Fondateur du Rassemblement pour la France( RPF).

Administrateur national des Volontaires pour la France( VPF)

Anime le Libre journal de la plus grande France sur Radio Courtoisie

Réforme constitutionnelle

Professeur Olivier TOURNAFOND

Professeur à l’Université de Paris-Val-de-Marne (Paris XII)

Droit privé et sciences criminelles.

Patron d’émission sur Radio Courtoisie / Membre bureau national Agir pour la Démocratie Directe

Affaires internationales

Hilaire de CREMIERS

Il est le dernier délégué général en titre de la Restauration nationale.

Il a été Conseiller politique du prince Jean de France pendant près de 10 ans

Fondateur de Politique Magazine 

Défense

Général Didier TAUZIN

Général de division (2S) de l’armée de terre

Auteur de l’Ouvrage « Rebâtir la France ». Candidat élection présidentielle 2017

Justice

Maître Roland SANVITI

Titulaire du diplôme universitaire de troisième cycle Analyse des menaces criminelles contemporaines délivré par l’Université Panthéon-Assas Paris II. 

Avocat à la Cour d’appel de Paris.

Président de Justice et Démocratie – Créateur du prix Falcone 

Économie

Laurent IZARD

Laurent Izard est normalien et agrégé de l’Université en économie et gestion. Diplômé en droit de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, professeur de chaire supérieure, il est l’auteur de nombreux manuels d’enseignement supérieur en économie et en gestion des organisations.

Il est l’auteur de « La France vendue à la découpe » 

une enquête qui montre l’urgence d’une situation qui conduit, lentement mais sûrement, à la perte de notre indépendance et à l’instabilité sociale.

Intérieur

Olivier PIACENTINI

Olivier Piacentini est diplômé de Sciences-Po Paris et consultant en entreprises. Chroniqueur Sud Radio, RT, Boulevard Voltaire

Éducation Nationale

Laurent WETZEL

Laurent Wetzel a été professeur d’histoire-géographie-éducation civique, de 1973 à1986, dans plusieurs collèges et lycées franciliens. En 1977, il a été maître de conférences en histoire contemporaine à l’IEP de Paris, et, en 1985-1986, professeur d’histoire politique à Sup de Co de Paris. Il a été inspecteur d’académie-inspecteur pédagogique régional d’histoire-géographie dans les académies de Reims (1990, 1995-1998), Rouen (1998-1999), Créteil (1999-2008) et  Versailles (2008-2011).

Ancien Maire et Conseiller Général de Sartrouville

Retraité depuis 2011 et délié de son devoir de réserve, il a publié, en 2012, aux éditions François Bourin, un livre intitulé Ils ont tué l’histoire-géo, dans lequel il dénonce l’« incompétence » et le « charabia » des hauts fonctionnaires qui dirigent le ministère de l’Éducation nationale ainsi que l’inculture du personnel politique français en matière historique, géographique et juridique.

Éducation Nationale

Claude MEUNIER – BERTHELOT

Claude Meunier-Berthelot est diplômée en droit de l’université Panthéan-Assas – Paris II. Elle a fait toute sa carrière au sein de l’Éducation nationale. Elle a presque une dizaine d’ouvrages à son actif, tous sont consacrés à l’Éducation nationale et au système éducatif français.

Santé publique

François GODEAU

Directeur de recherche à l’INSERM

Culture  

Didier ROCHARD

Patron d’émission Radio Courtoisie Co-fondateur de Radio Notre Dame.

Violoniste

 

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INTRODUCTION

Par Nicolas STOQUER – Administrateur national des VPF

 

Bienvenue chers amis, chers volontaires à cette première réunion nationale de l’année, organisée à Paris donc par l’ensemble des responsables départementaux d’île de France que je tiens à remercier chaleureusement pour le travail et l’engagement qui est le leur au sein de notre association.

Alors une rapide présentation de cette journée, après quelques propos liminaires des cadres de notre mouvement, vous allez assister à ce qui est une grande tradition en France dans l’ensemble des corps constitués comme du domaine associatif, les vœux de notre président, le Général Antoine Martinez pour cette nouvelle année, suivis de l’ouverture chez les Volontaires pour la France de l’année du centenaire de la canonisation de notre héroïne nationale, par ailleurs sainte et patronne secondaire de la France, Jeanne d’Arc.

Le Général de Gaulle, dont on fête cette année les 130 ans de la naissance, les 50 ans de la mort, les 80 ans de l’appel du 18 juin, écrivait dans les mémoires de Guerre parlant de sa France à la destinée éminente et exceptionnelle : « J’ai d’instinct l’impression que la providence l’a crée pour des succès achevés et des malheurs exemplaires ».

Nous avons tous l’intuition aujourd’hui, je ne pense pas me tromper…, d’être plus proche des malheurs exemplaires que des succès achevés.

Or… Dans ces cas de figure où le malheur vient frapper à la porte, où l’avenir parait définitivement compromis parce que l’ennemi est dans la place, que nos défenses sont battues en brèche, le salut, en France, vient souvent, presque toujours, des femmes. C’est l’épopée Jeanne d’Arc, c’est aussi Geneviève, Sainte patronne de Paris.

Permettez-moi trois brefs propos liminaires. :

Et d’abord de célébrer cette belle vertu de l’engagement qui vous caractérise, Volontaires pour la France. J’aime personnellement aller à la racine, à la source des mots et dans l’engagement vous retrouvez indubitablement le mot « gage ». Quelle est la définition la plus simple du mot gage ? :

Objet de valeur, bien mobilier remis pour garantir le paiement d’une dette.

Vous avez tous compris que dans cet engagement, l’objet de valeur, c’est vous, c’est nous tous.

Pour garantir une dette ! Une dette dont nous savons avec l’étude anthropologique des sociétés qu’elle est une dette de principe, une dette symbolique, propre à tout être humain, qui se transmet de génération en génération, qui a été plus ou moins transférée à l’époque moderne à l’État-nation. Nous avons chacun d’entre nous une dette à l’égard de notre patrie. Ce qui implique un certain nombre de devoir dont éventuellement le prix du sang.

Depuis qu’une génération a décrété, à la fin des années 60, ne rien devoir à personne, pas plus aux générations antérieures qu’aux futures, vous avez tous constaté que la dette publique de l’État, quasi nulle, était grimpée en flèche pour atteindre aujourd’hui le sommet abyssale de pratiquement 2500 Milliards d’Euros. Vous voyez que l’on ne s’affranchit finalement pas si facilement de la dette qui rejetée sur le plan symbolique hé bien rejaillit aujourd’hui dans la réalité.

Alors patriote aujourd’hui vous avez le choix. Le choix entre un engagement volontaire au sein des patriotes, ceux qui continuent à défendre cette notion de devoir, d’amour de la patrie et un engagement automatique, l’aliénation sans pareille, que nous connaissons aujourd’hui. Vous ne voulez plus être gage de rien, moi je dis que vous serez gage de tout. On engagera, ils engagent que dis je, tous vos biens et ce dés à présent. Cette dette il faudra la payer, avec vos économies, avec votre épargne, avec vos biens immobiliers. Mais plus grave, car vous gage, cela ne suffira pas, ils engageront votre descendance. Vers une servitude qui n’est pas si involontaire que cela ! Mais c’est votre personne toute entière qui sera demain gage du système. Renaud Camus l’explique somme toute assez bien avec ses concepts d’individus totalement substituables, finalement de grand remplacement. Car bien sûr le grand remplacement implique une idéologie sous-jacente où tout est remplaçable, en particulier VOUS !

Ce combat d’aujourd’hui a des résonances bibliques selon moi : Evangile de Marc : « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera. »

L’engagement des patriotes, des volontaires pour la France a ensuite une valeur sacrée. Les orateurs vont vous parler de Sainte Jeanne d’Arc, de Sainte Geneviève, certes, mais dois je vous rappeler que l’une et l’autre n’aurait pas existé, en tous les cas pas sous cette forme, si il y a plus de 2000 ans aujourd’hui une vierge d’Israël n’avait pas donnait naissance au fils de dieu. Or vous le savez peut-être, Louis XIII, le 10 février 1638 , à l’occasion de ses vœux, signa et publia le texte solennel d’un édit de consécration à Saint-Germain-en-Laye, une consécration de la France à la Sainte vierge. La Sainte Vierge, ce doit être pour nous patriotes, la lumière de l’espérance…

Quelques signes dont il ne faudrait pas se priver :

En 2019, après le bien curieux incendie de Notre Dame de Paris, trois faits marquants n’ont depuis eu de cesse de m’interpeller : Le coq du sommet de la flèche de Violet Leduc retrouvé dans les décombres contenant 3 reliques, une de Sainte Geneviève ainsi qu’une de Saint Denis et une de la couronne d’épine/ La statue de la vierge à l’enfant miraculeusement sauvegardée malgré l’effondrement de la toiture/ Et que dire de l’ancien autel, resté intact, avec le rappel de la consécration de la France à la vierge par Louis XIII.

Mon dernier propos pour rappeler à la suite d’Ivan Blot, co-président des VPF jusqu’à sa mort, la nécessité, à l’aube des épreuves qui nous attendent, de l’Union entre la France la Russie, Saint Georges et l’Archange Michel, une consécration commune au cœur immaculé de la Vierge. Alors viendra le temps du renouveau ! Je vous remercie !

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   Le régime mixte, modèle d’État de droit pour les temps futurs

par Olivier TOURNAFOND

 

Lors de nos précédentes conférences nous avons pu nous convaincre que la démocratie n’avait aucune existence réelle, mais constituait seulement le paravent d’un système oligarchique dans lequel des minorités organisées et des groupes de pression confisquaient le pouvoir à leur seul profit en s’abritant derrière le mythe de la volonté générale. Souverain dérisoire, le peuple est en fait soumis au joug implacable de castes politiques, de gourous médiatiques, de spéculateurs financiers, de syndicats accapareurs, de magistrats irresponsables et de bureaucrates arrogants…Cette emprise est le fait d’un petit nombre d’hommes, comparé à l’immense majorité de ceux qui, dans la vie publique et politique, tentent au mieux de remplir leur mission ; mais le cynisme du système social en place favorise justement ces hommes.

Ce système pervers et hypocrite est d’essence purement matérialiste car fondé sur la seule loi du nombre. Il refuse de prendre en compte le sens et la qualité, qui sont les raisons d’être de l’homme sur terre. Aujourd’hui épuisé et à juste titre méprisé par le peuple qui prend graduellement conscience de l’imposture dont il est victime, le prétendu système démocratique doit laisser la place à une nouvelle organisation politique et sociale.

Plutôt que de poursuivre la chimère d’une « véritable démocratie », en réalité contraire à la nature des choses et à celle des hommes, ou de tenter une nouvelle aventure idéologique, le monde occidental aura grand intérêt à renouer avec ses racines traditionnelles et à reconsidérer l’intérêt du régime mixte que les penseurs politiques classiques d’Aristote à Montesquieu tenait pour le système politique le plus raisonnable et le plus propice au gouvernement à long terme comme à la prospérité générale.

Le régime mixte part d’une idée très simple et de bon sens qui est que la totalité de la puissance étatique ne doit jamais être concentrée entre les mains d’une seule entité politique, que ce soit un homme, une assemblée ou le peuple même, à supposer que celui-ci parvienne à exprimer une volonté. Bien au contraire le régime mixte propose d’associer ces différentes entités pour amener à un équilibre des pouvoirs. Ainsi Aristote propose que le pouvoir du roi soit équilibré par celui de la noblesse, autrement dit des élites, le peuple disposant quant à lui de prérogatives politiques le mettant à l’abri de l’arbitraire des puissants ou du roi lui-même. De son coté Montesquieu souhaite que « le pouvoir arrête le pouvoir » et conçoit l’idée moderne de « séparation des pouvoirs ».

Mais le régime mixte peut encore faire l’objet de nouveau développement si l’on songe qu’il n’existe pas un seul type de légitimité politique, mais plusieurs légitimités politiques concurrentes : l’hérédité dans le système monarchique classique, la compétence dans l’empire romain ou les anciennes républiques aristocratiques, la représentation et l’élection dans les  régimes démocratiques. Suivant le dosage que l’on fait de ces différentes légitimités dans un système politique et l’importance respective qu’on leur accorde, la physionomie de l’Etat change et l’équilibre des pouvoirs est modifié. 

Susceptible de revêtir une multiplicité de cadres constitutionnels allant de la monarchie à la république en passant par l’empire, le régime mixte peut constituer l’architecture d’un nouvel Etat de droit et d’une nouvelle organisation sociale, enfin juste et efficace. Dès lors il est nécessaire d’esquisser les grands traits d’un tel régime.

Les hommes ont aujourd’hui plus que jamais deux aspirations : être convenablement gouvernés et pouvoir participer à la vie politique dans la mesure de leur moyens et de l’intérêt qu’ils lui portent. Ces deux aspirations sont légitimes ; or aucune des deux n’est satisfaite par l’actuelle démocratie parlementaire. Il suffit pour s’en persuader de voir l’état actuel de la France : d’une part l’autorité est en ruine car le pouvoir est incapable de conduire une politique tant soit peu cohérente ; d’autre part le citoyen lui-même n’a aucun pouvoir car il est pris dans un réseau inextricable de contraintes bureaucratiques, fiscales et économiques qui ruinent son énergie. Le résultat est que les français assistent impuissants au naufrage de leur nation : immigration sauvage, déclin à la fois démographique, économique et culturel, effondrement des finances publiques, etc…

Un nouvel État qu’il soit royal, républicain, impérial, ou autre encore, devrait rompre avec ces funestes dérives et satisfaire à deux exigences fondamentales: la mise en place d’une autorité légitime et le développement du rôle de l’individu dans les domaines qui le touchent directement.

D’une part, la direction de l’État doit être confiée à des organes intègres, indépendants et efficaces sous le contrôle d’une autorité arbitrale qui sera garante de l’indépendance nationale et du bien commun. D’autre part la représentation des français et des grands courants sociaux ne doit plus être accaparée et détournée par les partis politiques. Elle doit devenir loyale, fidèle et ouverte à tous les hommes et les femmes de bonne volonté ; aucune tendance sociale ne peut être indûment exclue de la représentation comme c’est actuellement le cas.

Contrairement à la folle prétention de l’actuelle République de faire le bonheur du genre humain, l’objectif prioritaire du nouveau pouvoir doit seulement être de gouverner intelligemment et à long terme, en cherchant à défendre d’abord les citoyens et les ressortissants français qui sont menacés par les délocalisations, la mondialisation et la destruction du lien social.

Contrairement aux apparences, la démocratie en elle-même ne libère pas l’homme ; au contraire en l’écrasant sous la masse anonyme elle l’instrumentalise au service de puissances politiques, financières et médiatiques qui lui volent son énergie et son originalité. Mais une autorité légitime s’appuyant sur la tradition et soucieuse de l’équilibre politique et social peut éventuellement libérer l’homme et lui permettre de redevenir l’auteur de son destin.

La démocratie n’est en soi ni bonne, ni mauvaise car elle n’est qu’un mode d’exercice du pouvoir comme d’autres, avec ses avantages et ses inconvénients. Dès lors il est dangereux de la diviniser et d’attendre tout d’elle. Pour reprendre l’expression d’un de nos correspondants « ce n’est pas le jeu des mécanismes démocratique qui permettra de résoudre les problèmes du XXIe siècle ». Et nous ajouterons qu’à lui seul il ne donnera aucune impulsion politique aux nations occidentales.

La souveraineté politique n’appartient pas à des manipulateurs professionnels qui pour être majoritaires manœuvrent les masses humaines dans d’obscurs desseins. Elle appartient à celui ou à ceux qui cherchent pour la collectivité la meilleure voie à suivre et tentent de fédérer les énergies collectives dans le respect de chacun.

 

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Cet homme n’est pas à sa place !

par Hilaire de CREMIER

 

De discours en discours, Macron révèle une personnalité inquiétante et qui explique le désaveu de la grande majorité des Français.

Le Premier des Français, le Chef de l’État, celui qui représente la France et en qui les Français devraient se reconnaître, le chef des Armées de la France, le patron des administrations françaises, le premier des magistrats, le représentant suprême des territoires et des communes de France où sa photographie est affichée, le garant des institutions de la France, le titulaire de la totalité de la puissance publique, le souverain qui assume la permanence de la nation entre son passé et son avenir, cet homme qui plus qu’aucun autre devrait veiller à la dignité de sa parole et de sa conduite, passe littéralement son temps, depuis deux ans et plus, à insulter la France et les Français. À croire que c’est un jeu chez lui et qui le fait jouir. Braver la France ! Outrager les Français. C’est son truc. Il tient là son originalité. C’est le seul chef d’État au monde qui se permette de bafouer publiquement et continûment son propre pays. Le seul ! Imaginez les Poutine, les Trump, les Johnson, les Xi Jinping qui cracheraient sur leur pays !

Voilà que récemment encore, fin janvier, revenant d’Israël, il a comparé la guerre d’Algérie à la Shoah. Entendons bien : la France aurait commis en Algérie un crime contre l’humanité, un génocide, la plus épouvantable et la plus programmée des horreurs. Tel fut le sens des paroles présidentielles. Ce n’est pas la première fois que Macron prononce une telle sentence. Il a osé même l’édicter en Algérie, en rompant avec la réserve à laquelle il se devait à l’époque. Il a tenu les mêmes formulations à plusieurs reprises à propos de la colonisation en Afrique noire. Ce misérable petit sciencespotard ne sait rien de ce qu’il débite à longueur de journées, répétant, en toute question, des phrases toutes faites, reprises de lectures mal digérées et de cours tous orientés vers le dénigrement de la France dont la récitation est malheureusement la condition première du succès aux examens. Qui ne connaît ça ? C’est la règle en France : vilipender son pays. Ce qui nous donne aujourd’hui les dirigeants les plus pitoyables de la planète.

Des militaires, des historiens, des économistes lui ont apporté la réplique, en particulier notre ami Bernard Lugan. Mais rien n’y fait. Ce n’est que devant la protestation des autorités juives que Macron a consenti à préciser sa phrase d’une manière aussi fausse qu’alambiquée, en reconnaissant l’unicité de la shoah : il fallait entendre les exégèses ridicules à force d’être lamentables de la parole présidentielle. Car le foutriquet, comme aurait dit Boutang, comme dit fort bien aujourd’hui Onfray, se garde bien de revenir sur son infamie qui stigmatise la France aux yeux du monde entier. Il se dit prêt, en revendiquant l’autorité de Chirac, à affronter ce qu’il appelle « le défi mémoriel » ! Ah, que c’est beau, ce souci psychanalytique ! Il pense par sa thérapie libérer la France de ses horrifiques fantasmes, lui faire expulser les immondices de son innommable histoire.

La France coupable

Son propos est net : la France, tous les Français doivent se sentir coupables, et, cela doit être spécifié, en tant que Français. Il convient d’aller plus loin que Chirac. Les deux mots doivent être définitivement associés devant le Tribunal de l’histoire et du monde : France coupable, Français salauds. En proférant son arrêt, Macron préside avec la haute conscience de son devoir. Il est le maître de la Justice ; il dit le Bien et le Mal, ce qui suppose une supériorité de nature. Tel est le Grand Juge que la France a à sa tête.

Dans sa fatuité où la superbe le dispute à l’ignorance, l’insupportable gamin s’invente une intégrité qui surplombe tous les soupçons. Lui qui a passé sa vie à transgresser toutes les lois divines et humaines, édicte la norme. Il est des gens comme ça : des transgresseurs qui se fixent pour tâche de déterminer la règle. Car cette prétendue intégrité n’est elle-même en fait qu’une transgression ; il y transgresse la plus élémentaire honnêteté intellectuelle et morale, comme il l’a, d’ailleurs, toujours fait, dans la suite innombrable de ses transgressions, à quoi se résume sa vie, bafouant jusqu’à l’honneur des familles, jusqu’à la simple décence, singulièrement dans les honteuses fêtes de la Musique. Il bafoue tout, il ne respecte rien, et quand il fait semblant de respecter en paroles convenues, c’est qu’il prétend utiliser le protocole  pour se mettre à l’honneur.

Le citoyen comprend bien que chez lui tout est toujours calculé, y compris dans cette dernière assertion sur la culpabilité française : il cherche à l’évidence l’électorat arabo-musulman dont il a besoin pour dresser les Français les uns contre les autres ; c’est sa tactique pour gagner depuis le début. Il n’en tirera que le plus juste des mépris, comme il ne peut pareillement que s’attirer le dédain des juifs que des mots ne pourront satisfaire. Les gens ne sont pas dupes de tels calculs qui déshonorent la France.

Comment un tel homme peut-il représenter et défendre les intérêts français ? Il est insensible à l’histoire de France, à sa réalité d’hier, d’aujourd’hui et de demain à laquelle il ne croit pas.

Pas d’intérêt français, pas de diplomatie française

Son discours à la Conférence des Ambassadeurs à la fin août porte la marque de cette nullité faussement savante qui le caractérise et qui le gonfle de la plus vaine des suffisances.

Deux heures d’affilée, soixante pages de texte, des phrases confuses, une pensée chaotique et qui se croit géniale dans l’accumulation de considérations aussi vastes que creuses. A chaque phrases, ce ne sont que « réflexions profondes » qui amènent « à réfléchir profondément » sur les « profonds bouleversements » du monde. Dans le texte ! Cent fois répétés. Comment des ambassadeurs, comment des officiers généraux, comment des gens sérieux peuvent-ils endurer pareille logorrhée ? Ce prétentieux grimaud de collège ne fait pas de la diplomatie, ce qui amènerait à considérer concrètement les intérêts français. Non, il fait de « la géostraétégie », ça pose ! « La géostratégie, ça me passionne », a-t-il déclaré ingénument, comme un benêt. Et voilà notre géostratège qui définit des priorités : aucune n’est française ; elles sont toutes mondiales. « Dans la recomposition géopolitique », « notre place est à trouver dans le système qui n’est pas un système français mais européen et mondial ». C’est là que se jouent « la sécurité, la souveraineté, l’influence ». Tout cela, y compris la souveraineté, ne peut donc être qu’européen et mondial ! Car « tout se tient » ! Admirable aphorisme, n’est-ce pas ? « Pour bâtir l’ordre nouveau », «l’esprit français » qui n’est autre que « l’esprit des Lumières », doit « animer le projet humaniste » qui orientera « la stratégie européenne » en vue de l’ «ordre international ». N’est-ce pas sublime ? Il s’agit de faire « des avancées », c’est son mot, c’est même sa théorie : « il faut avancer vers l’avenir ». Évidemment, c’est un but !

Pas un mot des intérêts français ! Ce verbiage indéfini se situe dans la suite de tous ses discours aux allures prophétiques avec les mêmes dialectiques ressassées d’ouverture et de fermeture, d’universalisme et de nationalisme. À stigmatiser à tout bout de champ le nationalisme, il n’atteint en réalité que la seule nation française qui est, de fait, son unique ennemi. Il hait la France qui l’empêche « d’avancer » ! Il s’est juré de la faire « autre ». Comment serait-il possible avec de telles nuées de concevoir une honnête diplomatie et une politique nationale française ?

Plus de politique française au Proche-Orient. Macron sait-il seulement qu’Alep et Beyrouth étaient des villes où l’on se flattait de parler français ?

Et l’Afrique ? Y-a-t-il rien de plus outrageant que la manière dont il en parle, dont il convoque les chefs d’État ? Sait-il que cette Afrique profonde aime en réalité la France sous la souveraineté de laquelle elle a connu la paix, la sécurité, le développement spirituel et économique ? 

En Europe, dans le monde, à force de chimères, il n’a plus d’amis. Même Merkel l’abandonne. Désormais chacun s’inquiète de ses discours et de ses plans.

Il se croit habile en rencontrant ses plus hauts homologues : Poutine, Trump, Merkel et les autres. À chaque fois il ne peut s’empêcher de donner à penser que, grâce à son génie lumineux, c’est lui qui va rendre son partenaire enfin intelligent. Qu’on se souvienne comme il s’est félicité lui-même après son sommet de Biarritz fin août ! À l’entendre, il avait réconcilié Trump et l’Iran, Poutine et l’Europe, l’Angleterre et la Commission européenne, les Gafa et le monde, l’écologie et l’économie. Même Pinault y était allé de son « Fashion Pact », bien dit en anglais pour donner une dimension globale à pareil engagement. Macron ne tarissait pas de louanges sur lui-même et, bien sûr, sur « ses équipes » . Que reste-t-il cinq mois après ? Ce serait grotesque si ce n’était tragique. La France entre ses mains est en péril.

Ivan Rioufol intitule son dernier essai qui vient de paraître aux éditions Pierre Guillaume de Roux, Les traîres . Le qualificatif est juste. Macron n’est pas digne de la fonction qu’il exerce.

 

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Le rôle des armées dans le gouvernement de recours

par le Général (2S) Didier TAUZIN

 

Samedi 25 janvier, j’étais accueilli par les Volontaires Pour la France, qui m’ont demandé d’intervenir comme “spécialiste” des armées dans le cadre de la réflexion qu’ils mènent sur la constitution d’un gouvernement de recours. Je publie ici le texte de cette intervention.

I – Réflexion sur le rôle des armées dans le gouvernement de recours envisagé.

La sagesse de l’homme d’action envisage toujours le pire, même si le pire n’est pas certain. Donc, pour le cas, aujourd’hui très hypothétique, où le gouvernement que les “Volontaires Pour la France” tentent de mettre sur pied serait appelé à gouverner, ce serait dans une situation catastrophique, et seulement dans une telle situation.

11) Dans un premier temps, ce gouvernement devrait se fixer pour seule mission la survie de la France en tant qu’entité politique et humaine. Ses priorités immédiates et absolues seraient alors :

P1 : la sécurité et l’ordre intérieurs ; les troubles peuvent venir de partout ou presque mais notamment des banlieues, des “black blocs”, des syndicats et partis bolchéviques, des djihadistes dont certains infiltrés dans les forces de l’ordre, et cela dans un contexte de peur, de repli communautariste et identitaire, et alors qu’il y a en France des armes en nombre impressionnant ;

P2 : la sécurité extérieure ; les autres pays européens peuvent connaître la même situation que nous, et on peut s’inquiéter des réactions des États Unis, de la Turquie, de la Russie, et même de la Chine ; il faut aussi envisager des migrations importantes venues d’Afrique et du Proche Orient ;

P3 : la survie alimentaire de la population ; le commerce international serait très fortement perturbé alors que la production nationale n’est plus en mesure de nourrir toute la population présente sur notre territoire et que les circuits d’approvisionnement seraient très perturbés sinon arrêtés, cela provoquant une ruée des populations citadines vers les campagnes et des conflits mortels pour un bout de pain.

Dans ce premier temps, la contribution des armées serait de garantir la sécurité extérieure et de participer, seulement si cela leur est possible, à la sécurité intérieure. Cela se ferait avec le seul renfort des réservistes, car on ne peut pas envisager de recrutement, sinon très marginal.

12) Dans un deuxième temps, dès lors que le gouvernement serait en passe de maîtriser la situation (à supposer qu’il y parvienne !), mais sans attendre qu’elle soit parfaitement stable, ses priorités seraient :

P1 : restaurer l’État et son administration territoriale, du moins dans leurs fonctions régaliennes ;

P2 : jeter les bases d’une nouvelle unité nationale en redéfinissant ce qu’est “être Français”, et en unissant dans un même projet toutes les communautés présentes sur le sol de France ;

P3 : favoriser la stabilisation de l’environnement européen et mondial.

Dans ce deuxième temps, les armées devraient, bien sûr et avant tout, maintenir la sécurité extérieure, mais aussi participer à la stabilisation de l’environnement européen. Pour ces missions, il faut envisager un recrutement important de personnel combattant et de personnel de soutien.

Les armées devraient aussi être mises à contribution pour le processus de restauration de l’unité nationale. Cette mission intéresserait au premier chef les jeunes cadres retraités des armées, en collaboration avec des enseignants, au sein d’unités de type EPIDé, sous la responsabilité d’un ministère de la cohésion nationale.

II – Après ces lignes anxiogènes, je voudrais ouvrir une perspective d’espoir pour l’avenir. Car le pire peut être évité ; encore faut-il le vouloir et s’en donner les moyens !

Pour cela il faut changer de “logiciel de pensée politique.

La France, mais aussi toute l’humanité, vivent peut-être le moment le plus critique de toute l’histoire humaine, car nous nous sommes donné les moyens de détruire notre planète et tout ce qu’elle porte, en particulier l’espèce humaine. Et partout, dans tous les peuples, l’angoisse du lendemain monte.

Malgré cela, la plupart des gouvernants de l’humanité raisonnent toujours sur des modèles datant de la préhistoire. Ils restent dans une culture du conflit et de la puissance, dans le seul but d’asservir, de manipuler, de dominer. Et, dans leur immense majorité, ils semblent incapables d’envisager un autre système de pensée politique, même de supposer qu’il puisse en exister un autre, qui nous permettrait d’éviter le pire et de construire un avenir meilleur, même sans prétendre établir à forces humaines le paradis sur terre.

Car il existe une autre façon d’envisager la politique que celle que nous pratiquons. Elle repose sur une autre conception de l’homme, qui prend en compte l’immense potentiel de son esprit.

Actuellement, les responsables politiques, français notamment, considèrent l’homme comme un outil, un moyen, un producteur-consommateur qu’il faut gérer, former puis réformer et mettre au rebut. Ils ont oublié, ou veulent ignorer! les richesses fabuleuses du grand fleuve civilisateur à partir duquel nos ancêtres ont fait la France et l’Europe, et fait rayonner sur toute la terre la civilisation la plus humaine qu’elle ait portée. Ce grand fleuve véhicule une conception de l’homme radicalement autre et merveilleusement épanouissante pour chacun et pour toutes les communautés jusqu’à l’humanité tout entière.

Cette conception de l’homme nous vient des Hébreux, mais aussi des Romains et des Grecs, et enfin du Christ. Déjà le roi David, étonné, demandait à son Dieu dans le psaume 8 : “… qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui?.. Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, mettant toute chose à ses pieds, le couronnant de gloire et d’honneur ; tu l’établis sur les œuvres de tes mains…”. Et l’Église, à la suite du Christ, formule cette prière : “…tu as fait l’homme à ton image et tu lui as confié l’univers, afin qu’en te servant, toi son créateur, il règne sur la création.”

Il est temps, plus que temps, d’adopter cette conception de l’homme pour refonder la politique, mais aussi l’économie, la finance, l’enseignement, etc. Et c’est à nous, Français d’aujourd’hui, de l’adopter d’abord chez nous avant de la diffuser jusqu’aux extrémités de la terre. Car là est la vocation la plus profonde de la France : servir l’homme, tout homme et tout l’homme, où qu’il soit et où qu’il vive.

Cette vocation est d’ouvrir et de montrer à tous les chemins de l’humanisation de chaque homme, mais aussi des rapports entre les hommes et entre les nations. Elle est de répondre à l’aspiration à la paix, à l’unité, à l’amitié, enfouie au cœur de chaque homme et de l’humanité elle-même.

Cette vocation n’est ni guerrière ni dominatrice. Elle est celle d’un chef de cordée : au service de tous et de chacun, guider chaque homme et chaque nation vers les sommets de l’humanité de l’homme, sommets inconnus encore, devinés et rêvés malgré les tempêtes de l’histoire, fugacement entrevus parfois, cachés de nouveau à nos yeux inquiets par les tourments de la vie des nations. L’histoire nous apprend aussi que si l’homme – et surtout le Français! – ne cherche pas sans cesse les sommets, il patauge désespérément dans la boue des fossés. Aujourd’hui, c’est toute l’humanité qui est tentée de rester dans la boue des fossés, des fossés qui pourraient être bientôt remplis de sang.

Telle est la vocation de la France. Le message induit par cette vocation est le plus politique qui soit, pour tous les temps mais particulièrement pour le 21e siècle : « Homme ! Tu es ce qu’il y a de plus grand dans l’univers. Qui que tu sois, ton créateur t’a fait pour la liberté, la grandeur, le bonheur. Ne t’avilis pas, ne te laisse pas avilir, mais libères-toi, et épanouis-toi. N’enchaîne pas et n’avilis pas tes frères humains, ne les laisse pas enchaîner ni avilir, mais libère-les et aide-les à s’épanouir. Cherche les sommets et entraîne tes frères humains à ta suite ». Cette vocation est inaliénable. Elle est source de devoirs plus que de droits.

Sans doute certains me jugeront rêveur… Je veux bien l’admettre, même si ce rêve demeure et grandit en moi après ma participation à 30 opérations extérieures dont 4 guerres civiles. Et si, plutôt qu’un rêve, c’était notre seule issue pour éviter le pire, ou la voie pour reconstruire après un drame qui n’aurait pas tout emporté? Je le crois profondément, et j’invite ceux qui en douteraient à faire un pari : en continuant comme nous faisons nous irons assurément au gouffre ; alors, pourquoi ne pas tenter cette voie, même si elle paraît très difficile, voire utopique?

Quant à moi, j’en ai la certitude, cette voie n’est pas utopique! Elle est la seule qui vaille la peine d’être suivie. Et c’est à nous, Français d’aujourd’hui, de l’ouvrir pour l’humanité, qui nous suivra !

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Justice !

par Maître Roland SANVITI

En vue de cette intervention, il m’avait semblé indispensable de rappeler quelques grands principes sur lesquels repose l’institution judiciaire ainsi que la démocratie.

Or, le rappel élogieux de l’épopée de Jeanne d’Arc, du symbole qu’elle incarne dans la mémoire collective des patriotes français, imposait également de rappeler que la trahison dont elle a été victime avait été due à une corruption et à un procès inique conduit par des juges qui ne parvinrent jamais à la déstabiliser.

Cette référence à la corruption et à ce procès m’est apparue l’occasion d’insister sur la nécessité, de s’entendre sur les maux dont souffrent la France et bien entendu les français.

C’est pourquoi, reprenant les termes du Professeur Tournafond, il ne faut pas oublier qu’il en est du corps social comme du corps humain, à défaut de pouvoir établir un bon diagnostic, il est très difficile de préconiser les bons remèdes.

La France a été dotée d’un excellent système judiciaire dont la seule faiblesse a tenu à son statut d’autorité que lui attribue la constitution de 1958 et non pas de pouvoir, ce qui pose la question essentielle de la légitimité et de la responsabilité, c’est-à-dire la nécessité d’une institution qui soit à la mesure des enjeux auxquels se trouve confrontée la démocratie.

Afin d’illustrer ces propos, il suffisait de faire référence à des articles de presse, à des ouvrages consacrés dorénavant à cette nouvelle forme de guerre de conquête dont la finance est le cheval de Troie permettant ainsi le pillage ou la prédation de l’économie des pays qui en sont la cible.

A ce titre, l’intervention de Laurent Izard, auteur de l’ouvrage « La France vendue à la découpe – Entreprises, terres agricoles, immobilier, brevets, quand la France vend son avenir» constitue la meilleure illustration de ce propos de même que l’ouvrage d’Eloïse Benhammou « Kleptocratie Française » lorsqu’il s’agit d’évoquer encore une fois la dimension criminelle des circuits financiers alimentés par des organisations criminelles et terroristes, ce qui est actuellement reconnu non seulement par certains hommes politiques mais également de hauts magistrats.

Cette guerre de conquête menée par une certaine finance dont la dimension criminelle est aujourd’hui avérée a été engagée après la seconde guerre mondiale avec d’autant plus d’agressivité que les européens, et notamment les français, dont les familles ne s’étaient jamais remises de la guerre de 14-18, demeuraient meurtris par la seconde guerre mondiale et les autres conflits qui ont suivi en Indochine et en Algérie.

« Plus jamais ça » et, de ce fait, le plan Marshall, l’abolition des frontières, la chute du mur de Berlin, la libre circulation des capitaux allaient laisser libre cours à la mainmise de plus en plus oppressante d’organisations criminelles et terroristes sur le monde de la finance puisqu’à

plusieurs reprises les crises financières qui devaient frapper différents pays, en Asie, en Europe ou aux Etats Unis avaient révélé l’existence d’opérations délictuelles, voire criminelles, tandis que le renflouement des banques et des établissements financiers devait faire appel aux deniers publics, voire même à des flux massifs d’argent de la drogue ainsi que l’indiquait Mario Costa, économiste à l’ONU puis à l’OCDE, observateur privilégié de l’intégration financière du crime organisé en lutte contre le blanchiment de l’argent de la drogue.

Or, ce phénomène a été pendant longtemps ignoré et ce n’est qu’à la fin de la seconde partie du XXème siècle que certains observateurs ont manifesté leurs inquiétudes dans des ouvrages qui constituent une référence indispensable à la compréhension de la situation actuelle.

A ce titre, pour illustrer mon propos, j’ai apporté l’article publié dans le Monde Diplomatique d’avril 2000 sous le titre dans l’archipel de la criminalité financière « Etats, mafias et transnationales comme larrons en foire ».

Cet article de Christian de Brie demeure d’une totale actualité et constitue la référence indispensable pour permettre d’appréhender les moyens mis en œuvre pour mener cette guerre de conquête.

Parmi les armes utilisées, demeure bien entendu pour ce qui concerne certains pays, le recours à des armes conventionnelles mais, dans tous les pays qui aspirent à plus de démocratie, la corruption et la drogue ont été des armes qui ont permis à ces organisations criminelles et terroristes au travers de la finance particulièrement sournoises, redoutables.

Là encore, il suffit de prendre connaissance du magazine mensuel « l’Histoire » du mois de janvier 2020, intitulé « Les guerres de l’opium » et un sous-titre éloquent « quand l’Angleterre et la France humiliaient la Chine« .

Ce magazine présente une lettre adressée à la Reine Victoria par le représentant de l’Empereur s’insurgeant contre cette marchandise empoisonnée (l’opium) puisqu’il s’agissait déjà à l’époque de soumettre une population, d’en tirer des profits et d’ouvrir ainsi une brèche afin de faciliter des échanges commerciaux.

Bientôt deux cents ans ont passé et la situation n’a fait que s’aggraver d’autant que la perte de souveraineté par certains états entraine inéluctablement la renaissance d’un système féodal à l’échelle de la planète, et ce, d’autant plus que dans certaines parties du globe, demeurent présents, des systèmes tribaux, claniques, dynastiques qui refusent toute forme de démocratie.

Le caractère insidieux de cette nouvelle forme de conquête justifiait la mise en place de normes juridiques et comptables favorisant non seulement l’opacité, mais également toutes les formes de spéculation et parallèlement la nécessité de désarmer progressivement l’institution judiciaire et faire disparaitre la possibilité de toute qualification criminelle des actes qui bouleversent l’ordre public et appauvrissent les pays qui en sont victimes.

Aujourd’hui le point d’orgue a été atteint avec l’introduction du trafic de la drogue dans le calcul du PIB.

Ayant évoqué, il y a plus de vingt ans avec un haut magistrat, la perspective du choix qui serait offert aux citoyens entre l’état de droit et le système mafieux, ce qui avait pu apparaitre improbable s’est trouvé réalisé comme le démontre une jeune franco-colombienne auteure

d’une thèse de doctorat  » L’ordre juridique mafieux « , couronnée par l’académie des sciences morales et politiques.

Ce choix, qui n’en est pas vraiment un, suppose une parfaite information du citoyen ainsi que le rappel sans cesse des principes affirmés par le Professeur Burdeau, constitutionnaliste : l’état et le droit sont consubstantiels l’un de l’autre et ils ont pour vocation d’assurer la sécurité des personnes et des biens tandis que le système mafieux impose sa loi par la barbarie et la terreur ainsi que par la corruption et impose un ordre juridique qui pourrait se résumer : de l’argent ou du plomb, puisque c’est ainsi que Diana Villegas résume elle-même la méthode utilisée par les cartels en Colombie ainsi que, bien entendu, par toutes les organisations criminelles et terroristes.

S’il fallait une preuve à la perte de sa souveraineté par la France, la destruction de la justice et de son droit en est la pire illustration puisqu’elle désarme les français et livre son patrimoine au pillage et à la prédation.

Ce constat impose effectivement, dans un pays qui tend à retrouver sa souveraineté et à promouvoir la démocratie, à réfléchir sur la réforme de l’institution judiciaire, laquelle doit être accompagnée dans ce combat par l’armée en raison des moyens utilisés par ces organisations puisque l’on passe de l’état de droit à l’état de guerre.

 

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Économie et Souveraineté

par Laurent Izard

Nous perdons peu à peu le contrôle de notre patrimoine économique, en raison de multiples fusions-acquisitions ou prises de participation étrangères dans le capital de nos entreprises.

De ce fait, la marge de manœuvre de nos dirigeants dans la mise en œuvre des politiques économiques se restreint, nous perdons le bénéfice de nos dividendes et nous sommes de plus en plus soumis au bon vouloir d’investisseurs internationaux publics ou privés : on constate que plus une entreprise est sous l’emprise d’investisseurs étrangers, plus elle est exposée à des risques de délocalisations, de réductions massives d’effectifs ou même de démantèlement. Car l’intérêt du prédateur étranger n’est pas nécessairement de développer l’entreprise achetée. Il cherche par exemple à s’approprier un brevet ou un savoir-faire et revend les autres actifs de l’entreprise « à la découpe », sans se soucier du sort des salariés.

À l’arrivée, si l’on compare la structure du CAC 40 en 1979 à celle d’aujourd’hui, on voit que la plupart des grands groupes qui ont tiré notre croissance pendant les 30 glorieuses (et même après !) ont soit disparu, soit ont été rachetés par des entreprises ou groupes financiers étrangers. Malgré cette évaporation, le capital des entreprises actuelles du CAC 40 reste en moyenne contrôlé à plus de 50% par des investisseurs internationaux. On pourrait faire le même constat pour les ETI et PME.

Ce processus s’accompagne d’un mouvement de désindustrialisation, qui s’observe à travers la chute du nombre d’emplois dans l’industrie : en 40 ans, on est passé de 6,5 millions de salariés à 3,5 millions, soit une perte de près de la moitié des emplois industriels ; un autre indicateur permet de mesurer cette évolution : c’est la place de l’industrie dans le PIB : on est passé de 24% du PIB il y a 40 ans, à 10% aujourd’hui (30% en Allemagne…). Et le phénomène s’accélère…

L’appétit des prédateurs internationaux est sans limites : ceux-ci s’intéressent à notre patrimoine foncier et agricole, à notre patrimoine immobilier, à nos infrastructures (aéroports, autoroutes, ports…) mais aussi à notre patrimoine immatériel, avec la captation de nos brevets qui se double d’un processus inquiétant de fuite des cerveaux.

On ne peut s’empêcher de voir derrière ces multiples opérations financières et industrielles des décisions de nature stratégique qui relèvent davantage d’un processus hégémonique que d’une saine compétition économique :

les investisseurs chinois nous rendent dépendants de leurs produits, notamment via leur politique dite des « Routes de la soie », qui leur permet de contrôler nos infrastructures logistiques et de sécuriser leurs exportations.

Les Américains cherchent systématiquement à capter nos innovations technologiques en rachetant des entreprises françaises (comme Altis, Alstom ou Latécoère) et contrôlent nos entreprises via leur monnaie et l’extraterritorialité de leur droit.

Et nous devenons chaque jour davantage dépendants des pays du Golfe qui financent nos grands projets économiques et contrôlent notre dette souveraine.

Les conséquences de ce processus sont négligées ou minorées par nos dirigeants, les intérêts de court terme prévalant systématiquement sur les préoccupations plus lointaines, pourtant essentielles. Des intérêts personnels peuvent également prendre le pas sur l’intérêt général. Mais in fine, c’est notre indépendance économique, militaire et politique qui est menacée : en perdant le contrôle de nos entreprises et plus généralement de nos sources de créations de richesses, nous abandonnons peu à peu la maîtrise de notre pouvoir de décision.

Des solutions existent pourtant : nous disposons maintenant d’outils juridiques pour bloquer certains projets d’investissements internationaux dans les secteurs stratégiques et BPI France commence à mobiliser des fonds considérables pour contrer l’appétit des investisseurs étrangers. Mais faute d’une véritable volonté politique, nous ne pourrons défendre durablement notre patrimoine économique.

 

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MACRON, la France dans la chienlit

par Olivier PIACENTINI

Je suis intervenu ce samedi à la réunion des « Volontaires pour la France », à l’invitation du Général Martinez et de Nicolas Stoquer. A l’issue de ma prise de parole, le Général Martinez m’a intronisé « Volontaire d’honneur » : un hommage que je dédie à vous tous qui me suivez, et soutenez le même combat pour la France. En attendant la vidéo, le texte que j’ai prononcé :
« Beaucoup croient, depuis son élection, que Macron est un président de droite. Tout ça à cause d’une réformette du droit du travail, et d’une réforme vaseuse des retraites. Moi, j’ai toujours dit que c’était un président socialiste, le socialisme de la fondation Terra Nova, c’est à dire à la sauce bobo, mais socialiste quand même.
Et bien, je me suis trompé. Car il faut juger un dirigeant non pas sur ses postures, ses déclaration, mais sur les résultats de sa politique. Et quand je vois l’état de la France, trois ans après son élection, je dis que Macron est le premier président anarchiste que la France ait jamais eu. Jugez plutôt.

On assiste depuis trois ans à une explosion de la délinquance, crimes délits, atteintes aux biens et aux personnes. La France a dépassé le Royaume Uni en tète du palmarès de la délinquance en Europe, il y a en France 15 à 20 % de crimes et délits en plus par rapport à l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne. La situation est dramatique, et ce mardi, un chargé de mission de la ville me confiait : on n’est plus en sécurité quand on se promène dans Paris. D’ailleurs, Madame Aubry et Madame Hidalgo ont évoqué publiquement, l’air pincé, les problèmes de sécurité dans leurs villes : si même elles en parlent, c’est qu’il y a le feu à la maison . Les deux se défaussent d’ailleurs sur l’Etat, pointant le manque de moyens de la police : Mme Hidalgo s’est toujours refusée à créer une police municipale…

Cette délinquance débridée est devenue un marqueur de l’image de la France. En Chine, on met en garde les futurs touristes, en montrant à la télé les agressions dont les Chinois sont victimes… En Suisse, des partis réclament l’expulsion des « Français », appelés dans la presse « titulaires des papiers Français ». Car quand ils parlent des « Français » en Suisse, les gens ne pensent pas spontanément à Delon ou Aznavour… On ne peut lutter contre la délinquance sans lutter contre les délinquants. Or, les délinquants, ce sont pour l’essentiel des immigrés, ou des gens issus de l’immigration… Comme le démontrent les statistiques de la population carcérale : il y a 22 % d’étrangers sur le total des détenus, il y a 11% dans la population…
La délinquance, qui pollue la vie des gens, flambe depuis trois ans. Mais ce n’est rien, à coté de la montée des communautarismes, et des violences communautaires. Vu le temps imparti, je n’insisterai meme pas sur l’islamisme, et ses méfaits bien connus depuis maintenant trente ans. Mais, phénomènes nouveau :
-Les végans se plaignent de la souffrance animale ? Ils brulent des boucheries, agressent des bouchers.
-Les écolos trouvent qu’on ne fait rien pour sauver la planète ? « Extinction Rébellion » se croit autorisé à bruler, piller casser.
-Les LGBT trouvent qu’on ne leur accorde pas assez de droits ? Les voila qu’ils visent un car de militants de la Manif pour tous avec des billes en acier….
-Les gauchistes ont privatisé la parole dans les facultés, agressant les étudiants de droite, censurant Geoffroy Lejeune, et même Sylvie Agaczynski et François Hollande… A croire que seules les utopies gauchistes ont droit de cité dans les facultés, qui devraient pourtant être des lieux de débat, d’échanges, d’ouverture…
Et tout ceci se passe sous les yeux d’un Etat totalement impuissant, impotent, les bras ballants, incapable de rétablir l’ordre, et la liberté de chacun. Il y a la bien plus que de la violence banale : c’est un défi à l’Etat, pour le faire plier, lui arracher ses prérogatives, remplacer son autorité, imposer ses diktats communautaires…
Dans les banlieues, nous assistons à un rythme quasi hebdomadaire à des insurrections, où policiers, pompiers, ambulanciers, enseignants, médecins sont agressés, bâtiments publics, écoles brulées. Il y a la une attaque en règle contre l’Etat, et tout ce qui le représente. Ce n’est pas une révolte, c’est une guerre de territoire, une guerre de pouvoir : les caïds des banlieues veulent s’approprier ces quartiers, y faire prospérer leurs trafics, y imposer leur loi, s’ériger en juges de paix, avec la caution morale et religieuse des imams. D’ailleurs, dans certains quartiers, comme à Marseille, les jeunes se sont accaparés des parkings, les gèrent, filtrent les entrées et sorties, contrôlent les passants…

Tout ceci découle de la faiblesse de l’État. Philippe de Villiers a rapporté récemment les propos de son frère, le Général de Villiers : si ça éclate dans les banlieues, la police n’a pas les moyens de répliquer face aux caïds… L’état manque de moyens pour assurer la sécurité. Les budgets et les effectifs sont en baisse constante, alors que les périls montent. Pourtant, ne sommes nous pas dans le pays où les impôts sont les plus élevés du monde, où la dépense publique représente 60 % du PIB ? Et pourtant cela ne suffit pas pour assurer la sécurité dans le pays. Car le social et l’assistanat captent l’essentiel de l’argent : 33 % du PIB est consacré aux revenus de transfert… »Ca coute un pognon, de dingue », comme dirait l’autre, et cela prive l’Etat des moyens d’assurer les fonctions régaliennes, qui sont ses premières obligations. Mais ce n’est pas tout : il y a aussi un manque de volonté… La justice est laxiste au possible, avec certaines catégories. Elle détruit d’un trait de plume les efforts de policiers qui s’échinent à appréhender des truand aussitôt relâchés dans la nature. Manque de moyens de la justice, manque de places de prison, oui. Mais il y a aussi la doctrine gaucho-victimaire dans laquelle baigne la magistrature : les coupables entrent systématiquement dans la case « victimes de la société », qu’il s’agisse des jeunes de banlieues, des immigrés, des LGBT ; ou alors dans la case « lanceurs d’alertes, » « militants contre l’injustice », dans laquelle entrent les écolos, les végans, les militants de la cause des réfugiés. L’état sous l’influence de l’idéologie, se refuse à sanctionner des coupables travestis en victimes, et victimes de ce pays coupable des pires avanies.

Alors, pourquoi tout cela nous explose maintenant à la figure ? Il y a incontestablement un problème Macron. Et ce n’est que justice s’il commence à souffrir lui même de l’anarchie qu’il sème dans le pays. Macron est désormais perçu comme le représentant d’intérêts privés internationaux, le fondé de pouvoir des banques et des multinationales. Sa parole est décrédibilisée, il ne représente pas l’intérêt général, et c’est le magistère moral de l’état qui est déboulonnée de son piédestal, la police passant pour les gardes chiourmes d’une caste de privilégiés. En outre, Macron s’appuie sur un socle électoral communautaire. Sans le vote musulman, en 2012, Sarkozy aurait battu Hollande, et en 2017, le deuxième tour de la présidentielle aurait opposé Fillon à MLP… Schiappa, Bellattar, Taché, dont s’entoure Macron, ne sont que les correspondants de communautés et lobbies qui le soutiennent activement, ils sont chargés de porter la parole de ces communautés, et s’assurer de leurs soutien indéfectible. La sortie de Macron à Jérusalem, où il a rejoué un mauvais Chirac, est un clin d’œil aux musulmans, une façon de se démarquer du sionisme dans un contexte où il ne pouvait que clamer haut et fort son opposition à l’antisémitisme… Macron a encore une fois parlé de crime contre l’humanité durant la guerre d’Algérie, peut-on encore en vouloir aux jeunes algériens qui sèment le désordre, quand le président les y encourage à ce point ? Les écolos se sentent eux pousser des ailes : que valent quelques vitrines cassées, quand il s’agit de sauver la planète en danger de mort ? Comment ne pas se montrer indulgent envers ceux qui se battent pour nous sauver de nous mêmes ?

Mais il faut regarder la réalité en face, et approfondir la question. On pourra remplacer Macron, redonner des moyens à la police, à la justice, impulser une autre doctrine, cela ira forcément mieux, mais ne résoudra pas le problème. Notre société est traversée, depuis les années soixante, par un mal très profond, qui s’amplifie d’année en année, et atteint aujourd’hui son paroxysme. Un mal que j’ai décrit dans mon livre  » Le crépuscule de l’Occident ». En pleine insurrection de mai 1968, Pompidou alors Premier Ministre clama devant l’Assemblée Nationale : « Dieu est mort. » Depuis, ce n’est plus Dieu fait homme, mais l’homme devenu Dieu. Et chaque homme, chaque individu, chaque ego est devenu son propre Dieu. Chaque homme, plongé dans un monde de confort et de prospérité sans pareille dans l’histoire de l’humanité, exige des droits, des avantages, des couvertures, des garanties, de la reconnaissance… Et il exige cela de l’Etat. Un Etat qui a muté en Etat-Providence, avec de multiples guichets, où chacun vient affirmer ses droits, réclamer, exiger, trouver la solution à tous ses problèmes personnels. Les populations occidentales, assistées comme jamais auparavant, libérées de la peur de Dieu, de l’Etat, de la faim, des privations, se sentent en mesure d’affronter l’autorité, et tout ce qui vient brimer leur ego. L’Etat, ce n’est plus le glaive qui rend la justice, impose l’ordre et la sécurité de chacun, usant au besoin de la violence dont il est le seul dépositaire légitime, il est désormais soumis à la violence d’individus vindicatifs, regroupés en groupes de pression, qui ne reculent devant rien pour lui faire courber le dos, et imposer leur diktat. C’est cela, la société post moderne, celle des néo-tribus dont parle si bien Michel Maffessoli…

Alors pour retrouver l’ordre, la sécurité, l’harmonie, il faut bien sur se débarrasser de Macron, de la gauche. Cela va se faire, dans un proche avenir… Mais il faudra aussi se débarrasser du nihilisme de l’époque, et retrouver de la transcendance, des valeurs, de la foi. Et cela, ce sera une autre paire de manches… « 

 

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L’Éducation Nationale selon BLANQUER    

par Laurent WETZEL

 

M. Blanquer est agrégé de droit public.Il a été plusieurs fois recteur, Directeur général de l’enseignement scolaire ( DGESCO) de 2009 à 2012 , ministre – bis de Luc Chatel. Il aurait été MEN de Juppé et Sarkozy. Brigitte Macron l’a recommandé à son mari. Pour leur en imposer, il leur faisait lire ses livres,  » L’école de la vie  » ( 2014 ) , et  » Propositions pour une Éducation nationale rénovée « ( 2016).                        

Enthousiasme dithyrambique et unanime lors de sa nomination, de la part des médias et du personnel politique: Le Point titre  » Le Vice – Président « , Marine le Pen fait son éloge, elle y voit le seul bon ministre du gouvernement. C’est la blanquérolatrie.- Et pourtant, il est, plus que les autres, un maître és jargon :  » A l’école maternelle, l’immersion langagière doit être une priorité politique nationale,  » C’est  là que se joue la grande question de l’écriture inclusive « ,  » A l’école primaire, la grammaire doit fortifier l’habileté cognitive « , etc .                                    

Il dénigre  » la note, l’examen, le bulletin scolaire ». Il rejette    » le cours magistral « , c’est à  dire celui qui transmet des connaissances, parce qu’il  » infantilise  » et  » déresponsabilise » le lycéen. Selon lui, les connaissances doivent émaner des élèves et non des professeurs. Du reste, pour lui, ce ne sont pas les connaissances qui comptent, mais les compétences, comme s’il pouvait y avoir des compétences sans connaissances. Il souhaite remplacer l’inspection  individuelle des professeurs par un  » audit de l’établissement scolaire « , sans qu’il soit possible de les conseiller et de les promouvoir au mérite. – Il prétend  revenir à ce qu’il appelle les fondamentaux : lire, écrire, compter, respecter autrui, comme si, avant lui, les profs y avaient renoncé, mais il se garde bien de dire que les enfants vivant dans des familles d’immigrés peuvent difficilement y parvenir. Il prétend qu’il va rétablir la lecture syllabique, alors que la lecture globale est depuis longtemps  prohibée par une circulaire Robien qu’il devrait  connaître puisqu’il était alors le directeur adjoint de son cabinet. Si des profs n’appliquent pas cette circulaire, il aurait dû la faire appliquer lorsqu’il était DGESCO.  

Il prétend avoir fait interdire le portable dans les classes d’école et de collège en 2018, alors qu’une loi de 2010 l’a déjà interdit lorsqu’il était DGESCO. Il voulait  » remuscler  » le baccalauréat, mais en maintenant, voire en augmentant le nombre de bacheliers, et en le transformant en une usine à gaz ingérable à laquelle personne ne comprend rien, ni les élèves, ni les profs, ni les familles, comme en témoigne l’incroyable désordre actuel. De la blanquérolatrie, on est passé à la blanquérophobie. Il s’était engagé à rétablir la « chronologie »dans l’enseignement de l’histoire; il n’est plus question que de procéder à une  » approche  chronologique « à l’école et au collège, mais sans toucher aux programmes Belkacem .                                                

La réhabilitation de la culture générale  n’est pas à l’ordre du jour. Il ne faut pas s’en étonner puisqu’elle disparaît de Sciences Po et de l’ENA. Le métier de professeur est de moins en moins attractif. Beaucoup moins de candidats dans des disciplines importantes. Bien sûr parce qu’ils sont mal payés, surtout en début de carrière. Mais surtout parce que les élèves qui les insultent et les agressent ne sont souvent plus sanctionnés. Voir la pétition  » Pas de vagues « . Mais, quand ce sont des enfants d’immigrés, il ne faut surtout pas passer pour  » racistes  » ou  » xénophobies « , en les sanctionnant. Ce sont les victimes  des violences qui doivent  être sanctionnées. Heureusement, la France a encore des atouts, mais il ne faut pas laisser les ministres de l’Education nationale et les gouvernements successifs  les détruire, comme ils le font depuis des décennies. « C’est par la tête que le poisson pourrit. »    

 

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Situation du système éducatif

Par Claude MEUNIER – BERTHELOT

 

Le système scolaire actuel génère trois gros problèmes :

D’une part, l’Éducation Nationale pour nos enfants s’effondre, résultat d’une destruction méthodique et progressive entamée, pour la période contemporaine, sur la base du plan Langevin-Wallon de 1947 qui révolutionne le système scolaire, lieu d’instruction et de formation intellectuelle, en lieu de vie , centre d’activités, de loisirs et d’endoctrinement aux valeurs de la république au premier chef desquelles « l’égalité », lieu de vie caractérisé par la disparition progressive des cours transmetteurs de savoir remplacés par des activités, ce qui est le plus sûr moyen de faire disparaître la culture française dont Macron prétend qu’elle n’existe pas.

L’aboutissement de ce processus est officialisé par la loi de refondation de l’École du 8 juillet 2013 à la suite de la charte pour bâtir l’Ecole du XXIème siècle de Claude Allègre qui en a dessiné les fondements, substituant à l’acquisition du savoir, la conformité aux valeurs dites de la république.

Nous arrivons donc au terme de ce processus, et Blanquer ne procède en rien à la restauration du système éducatif pour nos enfants, il en accélère, au contraire, son achèvement. Toute sa communication consiste en une désinformation éhontée visant à présenter les dispositifs d’excellence en place et ceux prévus réservés aux seules populations issues de l’immigration, comme s’ils étaient applicables à tous.

Le deuxième problème est l’émergence d’un système éducatif d’excellence en faveur des élèves de l’immigration, qui a pris son essor depuis une vingtaine d’années : « équipes de réussite éducative », « écoles de la 2nde chance », « internats d’excellence » rebaptisés « internats de la réussite » puis « internats de proximité », structures spécifiques d’accès à l’enseignement supérieur d’excellence – « cordées de la réussite », « classes préparatoires intégrées », « classes préparatoires à l’enseignement supérieur »… – toutes ces structures sont basées sur l’acquisition d’un savoir structuré, d’une culture solide, avec l’usage de méthodes pédagogiques efficaces d’une accompagnement personnalisé encadré par un personnel enseignant trié sur le volet.

Environ, un million d’enfants sont passés par ces différentes structures et aujourd’hui, la généralisation de ce système d’excellence en faveur des populations issues de l’immigration est officialisée par la « refondation de l’éducation prioritaire » présentée six mois après celle pour nos enfants tellement elle s’en démarque fondamentalement, toujours basée sur l’acquisition d’une culture solide et la recherche de l’excellence des résultats et aujourd’hui, environ 1 500 000 enfants de l’immigration – y compris de l’immigration la plus récente – en bénéficient.

Le troisième problème est la volonté de main-mise de l’État sur les écoles hors-contrat c’est-à-dire les écoles indépendantes qui tendent à se multiplier, écoles qui dispensent un réel enseignement et de qualité.

Scolarisant environ 75000 enfants, elles sont libres, en principe de leurs méthodes et de leurs contenus.

Mais la loi Gatel de 2018 – non seulement largement soutenue mais assurément suscitée par Blanquer – tend à assujettir les écoles hors contrat à des conditions d’ouverture plus difficiles et aux méthodes et contenus identiques à ceux de l’Éducation Nationale, autrement dit, cette loi a pour objectif de faire perdre leur spécificité à ces écoles et d’empêcher non seulement, la survivance d’une élite française mais d’une réelle culture française.

A cet égard, lors d’un récent entretien organisé par « France-inter », « France-info » et « le Monde », Blanquer s’est targué que la loi Gatel lui « permet aujourd’hui d’empêcher l’ouverture d’écoles dans le hors contrat, ce qui n’était pas le cas auparavant, et j’en ai empêché plusieurs dizaines, notamment à l’occasion de la dernière rentrée…nous le faisons aussi en lien très étroit avec les préfets avec qui je parle de çà régulièrement… » !

CONCLUSION

Cette politique éducative n’a donc d’autre but que d’accompagner le grand remplacement de population : faire des populations issues de l’immigration l’élite de la Nation française et de nos enfants leurs larbins, devenus incapables de tenir leur place dans la société et dans quelque profession que ce soit autre que subalterne.

L’instruction des enfants n’étant pas une fonction régalienne, nous sommes en droit de refuser que nos enfants soient enrégimentés dans un système scolaire qui non seulement les détruit et mais détruit la France et il est urgent de libérer le système scolaire de cette imposture, de cette haute trahison de ceux-là même qui sont censés nous gouverner.

La seule solution qui pourrait neutraliser cette situation est la mise en place du chèque-éducation, s’appuyant pour ce faire, sur la « Fondation pour l’Ecole » qui a tracé la voie en créant des structures propres à assurer dans les meilleures conditions, la renaissance de l’École.

 

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L’hôpital public en France

par François GODEAU

 

Je compte centrer mon intervention sur l’hôpital public en France et notamment sur la crise que cette institution millénaire traverse, à l’instar de tant d’autres de nos institutions !

Pour ce faire, il me faut revenir tout d’abord sur les missions diverses et souvent contradictoires de cette institution et sur les évolutions successives que celles-ci ont connu au cours de notre histoire.

Dans l’antiquité, le terme « hospitalia » désigne un local destiné à un étranger comme lieu d’hospitalité. Les premiers hôpitaux n’étaient pas destinés aux malades mais à l’hébergement des pauvres.

Dans notre Moyen Âge, les hôpitaux sont fondés puis gérés par l’Église selon les préceptes religieux de charité et d’accueil. La notion centrale en est la gratuité. Destinés aux personnes les plus indigentes, ils sont dépourvus de toute vocation médicale. L’exemple type en est l’Hôtel-Dieu de Paris.

Au XVIIe siècle l’Etat s’empare de leur gestion mais ces hôpitaux restent voués à « recueillir » les sans logis, les mendiants, les exclus et les fous… La création de l’hôpital général à Paris, en est l’exemple. Turgot et Necker, accentuèrent encore l’intervention de l’État et s’appliquèrent à promouvoir une politique d’« assistance publique ». Ainsi, lors de sa fondation, l’Hôpital Necker est placé sous administration de Necker et du curé de Saint-Sulpice.

Les progrès de l’anatomie au XVIe siècle, de la physiologie au XVIIe (Harvey et la circulation), ouvre la voie en Occident à une véritable révolution des sciences médicales (naissance de la méthode anatomo-clinique, invention du stéthoscope par Laënnec, naissance de la bactériologie et de l’immunologie par Pasteur, travaux de Claude Bernard sur la glycémie) pour ne citer que des savants français.

Devant cet essor considérable, le législateur va s’attacher à transformer l’hôpital en renforçant sa mission médicale. La loi du 7 août 1851 dite « d’assistance publique » pose les prémices du service public hospitalier actuel.

Les progrès continus des sciences biologiques et médicales conduisent à la « réforme Debré » créant des centres hospitaliers et universitaires (CHU). Les hôpitaux devenant des pôles d’excellence médicale réunissant praticiens et universitaires au détriment de la vocation “charitable” qui prévalait auparavant.

Il faut alors attendre la loi du 31 juillet 1991, dite de « réforme hospitalière », œuvre d’un gouvernement socialiste, pour que soit rappelée la mission de service public de l’hôpital. Cette loi précisant en effet, que : « Ces établissements garantissent l’égal accès de tous aux soins qu’ils dispensent. Ils sont ouverts à toutes les personnes dont l’état requiert leurs services. Ils doivent être en mesure de les accueillir de jour et de nuit, éventuellement en urgence, ajoutant « Ils ne peuvent établir aucune discrimination entre les malades en ce qui concerne les soins. ».

Comme si l’antinomie entre ces deux missions était encore insuffisante, il ne restait plus, à un autre gouvernement socialiste (Bernard Kouchner et Martine Aubry), qu’à aggraver le texte précédent en créant l’AME (Aide Médicale d’Etat) ouvrant ces mêmes droits aux étrangers en situation irrégulière même placés en rétention administrative ou gardés à vue.

L’hôpital public, pôle d’excellence, est un bien, une ressource, une richesse acquise au fil des siècles grâce à la créativité scientifique, aux efforts d’investissement dans les infrastructures, dans l’acquisition et l’entretien de nombreux savoir-faire et dans l’entretien de ses personnels. Il faut rappeler que, dans certains départements où existe un CHU, celui-ci en est le premier employeur !

Malgré entraves gravissimes crées par ces exigences contradictoires, la médecine française garde une qualité importante et qui doit être constamment améliorée. J’en veux pour preuve le traitement par génie génétique de la Thalassémie réussie il y a quelques années par une équipe basée en partie à l’hôpital Necker.

Les autorités pourraient tenter d’exploiter cette situation favorable pour valoriser ces réussites afin de réduire la dépense publique et l’endettement. A l’inverse, elles préfèrent satisfaire leurs obsessions égalitaires imposées par la religion des droits de l’homme en aggravant encore ces plaies qui menacent l’avenir de notre pays.

Il nous semble totalement irresponsable de maintenir à la charge de l’hôpital public, des dispositifs tels que l’AME dictés par l’idéologie et la démagogie. Rien n’empêche, en effet, nos philanthropes de créer, sur leurs propres fonds, des structures appropriées de prise en charge de ces populations.

Il faut faire une place à part à ce que l’on pourrait appeler les maladies de la mondialisation dont l’importation et la sévérité menacent nos populations. L’on pense à la tuberculose multi-résistante qui ne peut être maîtrisée que dans des centres de haute technologie. Comment envisager autrement le traitement des atteintes respiratoires causées par le nouveau coronavirus chinois si l’on veut en réduire au minimum la mortalité. A cet égard, nous considérons comme totalement irresponsable de n’avoir pas encore interdit, à ce jour, tout échange de populations avec la Chine.

 

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La MANIPULATION de La LANGUE

par Didier ROCHARD

 

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde »    A. Camus

 

Désinformation dans et par l’éducation nationale. Mme MEUNIER-BERTHELOT et M.Laurent  WETZEL nous ont énuméré les mensonges sans cesse réaffirmés concernant les programmes scolaires et la façon de les mettre en œuvre. 

Mais comment l’institution a-t-elle pu subvertir à ce point les professeurs, les élèves et les parents d’élèves ? 

 

Il faut comprendre que les principes mis en œuvre interviennent sur le long terme. L’esprit des réformes lancées par les 34 ministres successifs de l’ »Instruction publique » puis « Education nationale » (les vocables ne sont pas neutres!) datent de la réforme Langevin-Valon (1947), communistes manipulant la dialectique marxiste avec un certain talent. Les ministres suivants ces révolutionnaires n’ont fait qu’»accommoder la sauce » pour que « cela passe » dans l’opinion publique. Tout est annoncé pour « améliorer le niveau », pour « le plaisir d’apprendre de nos enfants », pour « ne pas les traumatiser par des notes, des concours », pour « mieux former la jeunesse ». Les professeurs se sentent valorisés, les parents se réjouissent des résultats de leur progéniture (+de 86% obtiennent le Bac…pour échouer dès la 1ère année de faculté). 

 

Manipulation du langage, inversion du sens des mots, affaiblissement du vocabulaire permettent de tromper le grand public. Les débats, commentaires ou questions, à la télévision, se jouent avec journalistes et experts auto-proclamés maîtrisant difficilement 200 mots  de vocabulaire (c’est le niveau CM1) ignorant les formes interrogatives ou négatives sans même en avoir conscience car des générations de maîtres et de parents ont eux-mêmes étaient instruites par ces méthodes globales et semi- globales qui interdisent l’analyse et la claire compréhension de sa propre langue (voir les travaux de W.Volkoff et « la grammaire structurante » de Elisabeth Vaillé-Nuyts, édition Godefroy de Bouillon, la Novlangue Jean-Yves Le Gallou). Ces méthodes d’apprentissage de la lecture visent à empêcher la construction neuronale des enfants et privent l’ adulte de la capacité de discernement nécessaire à comprendre son environnement. Ceci a été  parfaitement décrit par Philippe Nemo dans « La régression intellectuelle de la France » chez Texquis (2011) et très récemment par Emmanuel Todd dans « Les luttes de classes en France au XXIème siècle » au Seuil (janvier 2020): » Décrochement de l’intelligence et du niveau des diplômes. Augmentation incessante du taux de crétins diplômés dans le haut de la structure sociale et au gouvernement en particulier(…) c’est l’illustration du tout et du n’importe quoi, la fausse conscience des élites en train de se désintégrer dans l’absurde. » 

 

On constate les résultats affligeants des programmes des collèges et lycées malgré les établissements de la « réussite » qui captent des moyens colossaux dénoncés par la Cour des comptes  au détriment des écoles pour « nos »enfants. Les intentions sont masquées mais finissent toujours par être dévoilées. Les préconisations de Peillon puis de Nadja Vallaut-Belkacem sont de former une élite avec les EANA, dans des écoles d’exception avec encadrement de grande qualité, enseignement encadré des lettres classiques, travail fait en classe, suivi pédagogique, etc….« Nos » enfants se contenteront d’activités d’éveil à la morale républicaine, au « vivre ensemble » avec apprentissage de l’arabe « pour redorer le blason de la langue arabe » dixit Blanquer (par ailleurs revendication officielle de l’Organisation de la Coopération islamique). Au fait savez-vous ce que sont les EANA? élève allophone nouvellement arrivé. Voir Note d’information de la DEPP N°19.52- Décembre 2019. On sait à quelle catégorie d’élèves ces moyens seront attribués. M. Blanquer a expliqué son programme dès son arrivée au ministère. Les REP+ (réseau d’éducation prioritaire, ancienne Zone d’Education Prioritaire, + = immigrés) auront tous les égards et les moyens, les autres se partageront ce qui restent. C’est le prolongement cyniquement mieux présenté des programmes Peillon/Belkacem. Même les syndicats d’enseignants dénoncent cet enseignement à deux vitesses aggravant les inégalités et recourant à la discrimination positive à l’entrée des Grandes Ecoles Sciences Po., ESSEC…! « Le gouvernement contrevient à la mission de l’école ». « Les enseignants n’ont plus vocation à apprendre! »

 

Après le niveau scolaire et universitaire déconstruit, l’accès à la culture se trouve notoirement impacté. Et l’Etat entend bien s’immiscer dans les productions culturelles de tous ordres grâce au chantage à la subvention. La culture coûte cher et qui tient les cordons de la bourse influencera la création. La télévision, par la fascination qu’elle exerce, est un vecteur d’endoctrinement et/ou de crétinisation des esprits. Souvenez-vous des propos de monsieur Le Lay directeur de TF1 (de mémoire): » Je suis là pour faire de la place dans le cerveau des gens pour leur faire acheter du Coca-Cola ». Régalez-vous des chefs d’œuvre de médiocrité et de vulgarité des shows de « téléréalité ».  Les radios d’ »information continue » façonnent l’opinion plus sûrement que la presse écrite de moins en moins lue car peu crédible. On annule la mise en scène des Suppliantes d’Eschyle à la Sorbonne accusée par certaines associations  de renouer avec la pratique du « blackface » malgré la réaction du nouveau professeur  du Collège de France William Marx. Cette phobie a éclaboussé le monde de l’entreprise avec la polémique du « slip français »!!

Le gouvernement a nommé une « indigéniste » Emilie DELORME à la tête du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, soutien du collectif « Décoloniser les arts » qui lutte « contre le racisme structurel pérennisé par les institutions »: « les Blancs doivent apprendre à renoncer à leurs privilèges » Françoise Vergès . Tout ce qui se passe dans l’opéra est sexiste, raciste et oppresseur, il faudrait tout réécrire!! Pour Isabelle Barberis, auteur de l’Art du politiquement correct, « cette nomination marque une étape supplémentaire de la pénétration de l’idéologie décoloniale dans les milieux de la culture », « si l’on nomme quelqu’un qui cherche à déconstruire les savoirs, il n’y plus que de l’idéologie à transmettre. »

 

Or, de nombreux jeunes compositeurs ont encore beaucoup de choses à nous dire en mode tonal, mais ceux-là, on ne créera pas leurs œuvres préférant la « bousique tintamarre» à l’harmonie mélodieuse. 

Notre société est entraînée par ses pseudos élites dans un processus d’inversion. Elles provoquent en tous domaines l’affaissement des connaissances et des méthodes nécessaires à la reconnaissance  du vrai et du faux, du bien et du mal, du beau et du laid.

 

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INTERVENTION

de l’Abbé Guy PAGES

Loué soit Jésus-Christ, vrai Roy de France !

Mon Général,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Merci d’être là. Merci au Général Martinez de nous avoir réunis pour organiser avec lui, l’avenir, la survie de notre pays, à travers et après le chaos qui s’annonce, provoqué par la cohabitation sur notre sol de l’Oumma et de Sodome et Gomorrhe. La condamnation à mort de l’adolescente et déjà lesbienne Mila, pour blasphème, par des milliers de jeunes musulmans nés en France, confirme ce diagnostic. Je nous voie comme la garde rapprochée des soldats de Clovis, si attachés à leur chef qu’ils le suivirent dans les eaux du baptême catholique, et donnèrent ainsi naissance à ce qui allait devenir la France, ce pays qui tira de la fidélité aux promesses de son baptême, un épanouissement humain et un rayonnement tel, qu’au XVIIe siècle, comme vous le savez, la Cour de Russie parlait français, le soleil ne se couchait jamais sur les terres du Roi soleil, et les Juifs forgèrent ce proverbe : « Heureux comme Dieu en France ! » ! Le Pape Grégoire IX, dans une lettre à saint Louis, reconnaît que la France a été choisie « de préférence à toutes les autres nations de la terre, pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, ajoutait-il, la France est le Royaume de Dieu même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ (Dei Filius) ». Or, puisque le Christ « a reçu tout pouvoir au Ciel et sur la terre (Mt 28.20) », que pourrions-nous craindre si nous avons foi en Lui ?

Mais que s’est-il donc passé pour que nous nous retrouvions à devoir organiser en cachette la survie de notre pays, de Son pays ? Nous le savons, la Révolution a renié l’alliance avec la Sagesse éternelle, privant notre pays de la grâce et des bénédictions divines. Car il en est ainsi que « les peuples, comme les individus, sont prospères ou misérables, selon qu’ils sont dociles ou rebelles à leur vocation (Pie XII, 13.07.1937, Notre-Dame de Paris) ». La Révolution a rejeté l’Eglise, l’Eglise en a été affaiblie, et le résultat est que notre héritage n’est plus gardé, enrichi, transmis, mais qu’il est méprisé, vendu à l’encan, pillé par des barbares installés sur notre sol. Se vérifie la Parole du Christ : « Qui n’est pas avec Moi est contre Moi. Qui n’amasse pas avec Moi, dissipe. (Mt 12.30) »

Nous comprenons donc que le salut implique de retrouver la foi de nos Pères, celle de sainte Jeanne d’Arc, lorsque le pays étant exsangue, occupé depuis si longtemps par l’Ennemi, elle partit le délivrer pour l’offrir à Jésus. La foi n’est pas quelque chose d’abstrait ou de superflu, puisque personne ne peut vivre sans croire, aussi vrai que chacun de nous est venu ici ce matin parce qu’il a cru qu’allait s’y tenir cette réunion, mais personne ne pouvait jurer qu’elle s’y tiendrait effectivement. Tant de choses en effet peuvent se passer d’un moment à l’autre que personne, à moins d’une révélation divine, ne peut prédire l’avenir. Chacun de nous a fait confiance à qui lui a annoncé cette réunion. De même, nous ne savons pas si le cuisinier n’aura pas mis du cyanure dans le repas que nous allons partager, mais nous mangerons quand même, parce que nous croirons qu’il a bien fait son travail. Si donc il est impossible de vivre sans croire, le tout est de croire qui est digne de confiance. Or, qui plus que Dieu, et ses témoins, sont dignes de confiance ? C’est ainsi que la vraie foi étant « la garantie des biens que l’on espère, la preuve des réalités que l’on ne voit pas (He 11.1) », elle rend possible le courage. Ce qui est impossible aux hommes est toujours possible avec le secours de Dieu, en Qui nous sommes « déjà les grands vainqueurs (Rm 8.37) » ! La foi que nos Pères nous ont transmise est notre plus grand bien. Par elle, nous donnons un sens merveilleux à notre vie, la sauvant de l’esclavage du péché et de l’enfer, pour l’épanouir dans la liberté et la vérité, la sainteté et l’amour, éternels !

Pourquoi les musulmans avancent-ils victorieusement ? Parce qu’ils croient, et que les Français, dans leur grande majorité, ne croient plus. Que les musulmans croient une abominable imposture, qui les rend aussi bêtes que méchants, est certainement moins grave que le fait que les Français ne croient plus l’adorable Vérité, qui a fait d’eux de si grands saints. Voilà pourquoi le vent souffle en leur faveur. Vraiment, si nous étions ce que nous devrions être, nous ne serions pas dans cette triste situation. L’ennemi n’est fort que de notre faiblesse. C’est parce que les péchés des Français crient vengeance devant Dieu que notre pays est châtié. Comme le disait le Pape Pie XII : « la force principale des mauvais c’est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens ».

Nous fêtons cette année le seizième centenaire de la naissance de sainte Geneviève et le centenaire de la canonisation de sainte Jeanne d’Arc. Voilà deux jeunes femmes, qui, grâce à leur foi, sauvèrent notre nation des invasions. Est-ce que Dieu ne nous parle pas à travers elles ? Est-ce qu’Il ne peut pas refaire aujourd’hui ce qu’Il fit alors avec elles, si seulement Il trouve de nouvelles âmes aussi généreuses et confiantes que les leur ? Sainte Jeanne d’Arc, avant chaque bataille, demandait à ses soldats d’aller se confesser, car, disait-elle, « c’est le péché qui faire perdre les guerres ». Nous aussi, nous devons décider d’être saint, comme Dieu est saint, si nous ne voulons pas travailler en vain. Comment pourrions-nous prétendre sauver notre patrie, sans vouloir nous sauver nous-même ?

Bref, en ce jour, qui est aussi la fête de la conversion de saint Paul, lui qui fut un ennemi acharné des chrétiens, Dieu nous invite à croire en Lui, et à espérer contre toute espérance.

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