La transition démographique

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Voilà bien un sujet sensible lorsque l’on sait que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire et que le moindre faux pas vous propulse au mieux dans le camp des vilains populistes, au pire à la 17 ème chambre correctionnelle.

C’est pourquoi, nous reprenons ci-dessous des travaux de journaux « très corrects » et non suspects de favoriser le retour de la bête immonde, des données du ministère de l’intérieur et de l’INED, afin d’éclairer le plus grand nombre sur la transition démographique que connait la France, phénomène qualifié à juste titre de « Grand remplacement » par notre ami  Renaud Camus.

Ici donc, pas de polémique, pas d’interprétation mais des données factuelles, des chiffres, rien que des chiffres…

Le Figaro

La France connait une natalité en berne couplée à une mortalité record selon le bilan démographique de l’année 2018, publié par l’Insee, le solde naturel n’a jamais été aussi bas depuis la fin de la seconde Guerre mondiale.

En 2018, 758.000 bébés sont nés en France. C’est 12.000 de moins qu’en 2017, et c’est surtout la quatrième année consécutive de baisse.

Pourtant, au 1er janvier 2019, la France comptait 66.993.000 habitants

L’Express

Tous les indicateurs convergent. Citons-en trois. De 1960 à 2011, l’immigration a augmenté la population vivant en métropole de quelque 9,7 millions de personnes (soit 15,4 % du total). Le nombre de naissances s’en est trouvé accru de… 27 %. Et, sans elle, l’indice conjoncturel de fécondité n’aurait pas été de 2 enfants par femme, mais de 1,86.

Tous ces chiffres ont été calculés par Michèle Tribalat, une démographe dont le sérieux des travaux n’est pas contesté, à la différence des conclusions qu’elle en tire parfois qui alimentent le débat.  

« Selon mes calculs, la moitié de notre croissance démographique depuis cinquante ans est due à la baisse de la mortalité ; mais l’autre moitié, en effet, est représentée par l’immigration », confirme ainsi Hervé Le Bras, l’un des collègues avec lequel elle bataille souvent sur la scène intellectuelle. Et de souligner la hausse spectaculaire des naissances d’enfants ayant au moins un parent étranger, qui sont passées de 15 % du total (en 2000) à 24 % (en 2016). Un bouleversement plus sensible encore si l’on remonte à la génération antérieure. « En 2014, reprend-il, 40 % des nouveau-nés avaient au moins un grand-parent immigré. »  

La Croix

« On entend souvent dire qu’en France une personne sur quatre est issue de l’immigration. C’est vrai, mais seulement sur deux générations, c’est-à-dire en comptant les immigrés et leurs enfants. Cette proportion serait plus importante si l’on pouvait compter les personnes qui ont au moins un grand-parent immigré, un arrière-grand-parent immigré, etc.

En la matière, on ne dispose que d’estimations partielles. Avec l’enquête « Trajectoires et origines » de 2008 (Ined-Insee), on estime que 17 % des enfants nés entre 1968 et 2008 ont au moins un parent immigré, et 11 % au moins un grand-parent immigré. En somme, avec la première, la deuxième et la troisième génération, on peut estimer que deux personnes sur cinq sont issues de l’immigration.

Ce brassage des populations sur plusieurs générations distingue la France du reste de l’Europe. La proportion d’enfants d’immigrés y est plus de deux fois supérieure à celle de l’Allemagne ou de l’Espagne. La France est historiquement un pays d’immigration. Les immigrés ont eu le temps d’avoir des enfants, puis des petits-enfants…

Cependant, la composition des origines a évolué. Jusque dans les années 1970-1980, la ­deuxième génération était essentiellement européenne, née de parents venus de Pologne, d’Espagne, d’Italie… Depuis, les enfants des immigrés du Maghreb et, dans une bien moindre proportion, d’Afrique subsaharienne, ont pris de l’importance même s’ils restent minoritaires. »

Quelques chiffres

– 2400 : c’est le nombre de mosquées que compte aujourd’hui notre pays. A titre de comparaison, la France ne comptait que 150 mosquées en 1976, soit 16 fois moins. Le nombre de mosquées salafistes approche la centaine. (chiffres du Ministère de l’Intérieur) 

– 12 millions : c’est le nombre d’immigrés ou de descendants d’immigrés extra-européens qui se sont installés dans notre pays en quelques décennies, profitant du droit du sol, du regroupement familial et des naturalisations massives opérées par les gouvernements successifs. Le nombre de musulmans en France s’élève à 8,5 millions. (chiffres de M. Tribalat, 2011 ; chiffres de J-P Gourévitch, 2017 ; confirmés par F. Héran, ancien directeur de l’INED)

– 40% : soit 2 personnes sur 5. C’est aujourd’hui la part de la population française issue de l’immigration sur 3 générations. (estimation C. Beauchemin, INED, 2018)

– 400 000 : c’est le nombre d’immigrés supplémentaires – légaux, clandestins ou au titre de l’asile – qui entrent chaque année en France. (chiffres du Ministère de l’Intérieur)

– 39,39% : c’est la part nationale des nouveaux-nés qui ont fait l’objet en 2016 d’un dépistage pour la drépanocytose, une affection qui ne concerne que les populations d’origine extra-européennes (essentiellement africaines et maghrébine). Pour la région d’Île-de-France, ce taux s’élève à 73,56%, soit 3 naissances sur 4. (chiffres de l’AFDPHE)

– 700 000 : c’est le nombre de musulmans dans le seul département de la Seine-Saint-Denis (93), où l’Islam est désormais la première religion pratiquée. (P. Galli, ancien préfet de Seine-Saint-Denis)

– 20% : c’est la part des prénoms musulmans donnés aux enfants nés en France en 2017, soit 1 sur 5. Ce taux était de 6,5% il y a 20 ans. Pour le seul département de Seine-Saint-Denis (93), ce taux grimpe à plus de 50%. (chiffres de l’INSEE)


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