La Syrie déstabilisée…

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Le conflit en Syrie pourrait être terminé depuis longtemps, mais voilà, le programme, tel qu’il se présente, déplaît à certaines personnes. Que des morts supplémentaires soient la conséquence de ces lamentables prolongations, voilà qui fait partie des « dégâts collatéraux », comme diraient ceux qui trouvent intérêt à ce que les choses ne s’arrangent surtout pas…Tout le monde sait que les « radicaux » faisaient, là-bas, du « bon boulot », nul n’a oublié la formule. Entre-temps, les têtes de gondoles ont été un peu remplacées, mais l’idée fondamentale est toujours là, toujours la même.

On pense ce que l’on veut du régime syrien, toujours est-il que cet état, en difficultés, suite à des attaques extérieures massives, a vu son territoire envahi par des hordes d’extrémistes qui ont été soigneusement soutenus, armés, entraînés, téléguidés, et qui ont mis main basse sur de nombreuses richesses du pays, pétrolières surtout. Le pays ainsi investi ne pouvait plus résister, d’autant que nombre de dirigeants d’autres nations souhaitaient vivement une désintégration totale, de manière à y installer leurs influences, et piller ce qui en restait, et mettre à mal un des rares territoires où des idées religieuses différentes cohabitaient à peu près pacifiquement. Ceux qui se prétendent les gens les plus intelligents du monde – du simple fait qu’ils ont le plus grand nombre de porte-avions, ont ainsi lancé leurs mercenaires pour soi-disant, éradiquer les forces du mal, éradications tellement modestes que les dites forces maléfiques ne faisaient que gagner du terrain au fil du temps.

Aux abois, le pays ainsi mis à mal a demandé de l’aide, et celle-ci a été rapidement mise en place. Et avec une réelle efficacité car, en quelques mois, les envahisseurs commençaient à compter de lourdes pertes, et les avances devinrent des reculs. Il était donc évident que, dans ces conditions, une capitulation des antagonistes était aussi proche qu’inéluctable. Ce qui n’arrangeait pas du tout les perdants et surtout, leurs soutiens… La question était donc : comment relancer les hostilités ?

Les choses sont, en gros, assez simples, dans ce sens que les envahisseurs sont soutenus par un grand nombre de nations, et donc, à partir du moment où ils furent en grandes difficultés, leurs amis leur redonnèrent ce soutien qui était pourtant devenu discret. Le voisin du nord syrien s’en est donc mêlé, ce qui n’est guère surprenant, d’autant qu’il aidait déjà les belligérants du temps de leur toute puissance, ils ont donc décidé d’envahir le nord pour protéger et aider leurs frères, frères d’armes et aussi frères de religion. Ce nouvel engagement remet tout en question, et le nouvel envahisseur – qui au passage, occupe déjà une partie de Chypre – à tout le soutien des nations hostiles à la Syrie, en particulier, la France. Alors que ces envahisseurs combattent ouvertement l’armée nationale syrienne, en Syrie même (ce qui est une invasion pure et simple), ils essuient eux aussi des pertes, mais prétendent que ce sont eux qui sont dans la légalité et qu’ils sont attaqués ! Un comble ! Et aux dernières nouvelles, la France les soutient et leur donne raison.

A ce stade, la situation est plus qu’inquiétante. La Turquie fait partie de l’otan, la France aussi, on peut craindre que les choses enveniment davantage, et l’on pourrait bien être embarqués dans une histoire dont nous n’avons rien à faire, et surtout, rien à gagner, mais beaucoup à perdre…

Que penser de cette lamentable évolution ? Déjà que les problèmes de pandémie commencent à paralyser une bonne partie de l’activité mondiale, on peut se demander qui a intérêt à fomenter la violence. A qui profite (ou profitera) le crime ?

Il apparaît clairement que nos instances dirigeantes souhaitent vraiment conduire notre pays au chaos, ça devient de plus en plus évident. Les prises de positions de plus en plus absurdes, que ce soit en Syrie ou en Libye, montrent un manque total de discernement et surtout, un manque impensable de stratégie devant des situations qui impliqueraient de rester sagement en dehors au lieu d’aller s’afficher bêtement pour les mauvaises causes et les mauvais choix.

La prise de position de la France en faveur de la Turquie agressive – laquelle commence à envoyer les migrants qu’elle détenait, en Europe – conduira à un durcissement du conflit, une immigration encore plus importante, et une dégradation encore plus lamentable en orient. Est-ce vraiment le but recherché ? Il faut croire que oui, encore que, peut-être, l’oncle Sam ait pu envoyer un « touite » à notre bienfaiteur, le menaçant de taxer un peu plus nos fromages s’il ne formulait pas, derechef, un appui sans équivoque à un état belliqueux, que lui-même, tout aussi belliqueux, voudrait récupérer pour vendre ses pétoires foireuses… Tout le monde sait que la relance de l’oncle Sam est tout à fait illusoire, elle ne tient que par la veulerie des états minables qui donnent suite à ses misérables lois extra-territoriales, et qui, internationalement, sont totalement illégales… Lamentable…

Un grand merci aux électeurs qui ont voté « président », en voilà encore un, parmi d’autres, qui « fait du bon boulot »…

Espérons que ce grand bienfaiteur sera un jour hautement récompensé pour ses grands mérites… Et soigneusement décoré…

 

Roger FER

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