La forêt : utile conseillère en immigration

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Ce matin, je vous emmène en forêt, celle que je côtoie tous les jours depuis vingt ans.

Et cette forêt boréale située au nord-est du Québec nous donne de belles leçons de vie.

Nous savons aujourd’hui que les arbres communiquent entre eux, s’échangent des substances nutritives grâce à leur réseau de racines et celles des champignons. Un véritable réseau social est mis ainsi en place pour aider les plus faibles et les plus démunis. Le bien-être et la force de leur communauté dépend de ce savoir être.

Pourtant, les arbres ne rechignent pas à accepter et à aider d’autres espèces que la leur, qui ont immigré chez eux. Ces graines, venues d’ailleurs, sont amenées par le vent, les oiseaux et autres petits animaux rampants. La biodiversité végétale est indispensable à la forêt. Néanmoins, les arbres n’oublient pas que la loi du plus fort est toujours la meilleure, surtout quand il s’agit de monter au ciel récupérer la lumière pour leur photosynthèse et leur croissance. Pas question de perdre son territoire. ! Pas question de ne pas protéger ses petits (arbustes) contre les envahisseurs ! Pas question de se laisser repeupler par d’autres espèces.

C’est la grande leçon de sagesse de la forêt … et sa survie.

Une sorte d’acceptation mutuelle d’une immigration contrôlée et bienveillante.

Et chez nous, les Humains ?

On ne peut pas dire que c’est la grande joie. Les guerres, les épidémies, le terrorisme, la repentance des « presque soumis », la haine de soi, la manipulation par certaines fondations ou ONGs, les idéologies, les idiots utiles, font de l’immigration acceptée, contrôlée ou sauvage un tableau loin de celui de la sagesse forestière.

Même au Canada et au Québec, pourtant montrés comme des pays ou nations à l’immigration contrôlée, les choses ont bien changé en vingt ans.

Tout d’abord, que faut-il entendre par immigrant récent au Canada ?

Un immigrant récent désigne un immigrant « qui a obtenu le statut d’immigrant ou de résident permanent pour la première fois au cours des cinq années ayant précédé un recensement récent ». Il s’agit pour nous de se référer au dernier Recensement 2016, la période qui s’étend du 1er janvier 2911 au 10 mai 2016 ».

Nous pouvons donc tirer quelques chiffres intéressants à partir de ce recensement, comme :

– le nombre d’immigrants au Canada représente 21,9% de la population soit 1 personne sur 5. Elle devrait passer à 30% vers 2036.

– les trois premières sources d’immigration proviennent de :

  • l’Asie (y compris le Moyen Orient) avec 61,8% des nouveaux arrivés,
  • l’Afrique avec 13,4% comprenant le Nigéria, l’Algérie, l’Egypte, le Maroc, le Cameroun…..
  • l’Europe avec seulement 11,6%.

– les catégories d’admission se présentent comme telles :

  • volet économique : 6 personnes sur 10
  • volet regroupement familial : 3 personnes sur 10
  • volet réfugié : 1 personne sur 10

C’est la province de l’Ontario qui reçoit le plus d’immigrants avec 39 %, suivie du Québec avec 17 %.

Enfin, deux enfants canadiens sur cinq sont issus de l’immigration dont 74% proviennent par ordre de grandeur de l’Asie, puis de l’Afrique, des Antilles, de l’Amérique centrale et enfin de l’Amérique du sud.

Au Québec quelle est la situation ?

Il faut savoir que les politiques d’immigration et d’intégration du Québec se distinguent des politiques du gouvernement fédéral canadien. Bien que province, le Québec détient, malgré tout, la responsabilité exclusive dans trois domaines : le volume d’immigrants souhaité, la sélection des candidats et la gestion et le suivi des engagements par parrainage ainsi que leur durée.

Le Québec a donc sa propre politique et son propre plan d’immigration. Il fut remanié en 2019 par son gouvernement actuel « la Coalition Avenir Québec » (la CAQ). Ainsi sont nés le Parcours personnalisé de l’Expérience Québécoise (PEQ) pour une meilleure intégration socio-économique face aux réalités de la vie québécoise et l’apport de Travailleurs étrangers temporaires (TET) pour répondre plus facilement et plus rapidement aux besoins à court terme du marché du travail.

Pour les professionnels candidats à l’immigration au Québec

Pour les futurs professionnels candidats à l’immigration, un parcours du combattant les attend. Tout d’abord, il est impératif d’avoir un diplôme et d’avoir travaillé entre 12 à 24 mois au Québec (selon le diplôme). Ces deux conditions donnent la clé pour pouvoir suivre le Parcours de l’Expérience Québécoise (PEQ) qui délivrera un certificat de sélection du Québec (CSQ), 1ère étape avant la « résidence permanente » et éventuellement la citoyenneté canadienne.

15 000 personnes ont bénéficié du PEQ en 2019, un succès pour ce nouveau programme et 550 CSQ ont pu être délivrés la même année.

Quelques chiffres récents au Québec

La population avoisine 8 millions d’habitants dont 13% sont nés à l’étranger. La catholicisme est la 1ére religion enregistrée, mais en forte baisse alors que l’Islam, très actif, arrive en seconde position avec 3,1% de la population.

Les plus fortes minorités visibles sont les Noirs (Haïti, Nigéria) puis les Arabes ( Algérie, Tunisie, Maroc) et enfin les Latino-Américains (Colombie, Mexique).

En 2019, les résultats de l’immigration furent les suivantes :

  • 40 546 personnes admises dont 23 144 au titre « économie »,
  • 7246 personnes au titre de réfugiés avec la bénédiction d’Ottawa,
  • 9682 selon le programme du regroupement familial géré par le Fédéral.

L’avenir de l’immigration : source d’inquiétude ?

Pas besoin d’être sorti de la cuisse de Jupiter, d’avoir fait l’ENA ou traîné son fond de culotte à Sciences-Po pour comprendre la prochaine valse des civilisations due aux générations futures. On doit donc s’attendre à des turbulences sanglantes compte tenu de l’avidité, de l’idéologie ou de la mégalomanie de certains dirigeants ou communautés extrémistes.

Certains faits ne trompent plus.

Au Canada par exemple, la déclaration du gouvernement libéral de J. Trudeau en matière d’immigration est claire : « « Doubler le nombre des migrants à partir de 2018, mais en provenance de tous les pays » ! Cette annonce nous a toujours inquiétés non pas pour la présence des migrants sur notre sol mais pour la manière dont cette stratégie à deux volets a été mise en place.

En effet, dans un premier temps, le gouvernement canadien libéral a utilisé la misère des immigrants orientaux, chassés par la guerre, pour faire accepter par le peuple canadien que l’immigration est indispensable et bienveillante. Des scènes de nos grands élus habillant les réfugiés syriens à peine arrivés sur notre sol restent encore dans nos mémoires. Politique émotion !

Une fois le premier volet accepté par le peuple, le second volet de la méthode consiste à faire admettre aux Canadiens que faire venir de plus en plus d’immigrants est bon pour notre main d’œuvre. Mais, il faut les faire venir de tous les pays du monde, évitant ainsi les regroupements trop importants par communautés tout en diluant petit à petit les origines fondatrices du pays. La fameuse règle stratégique du « Diviser pour mieux régner » devient « Diversifier pour mieux régner !».

Au Québec ensuite, on peut prévoir des inquiétudes dans les prochaines années.

1-En effet, le taux de chômage chez les immigrants établis au Québec depuis plus de cinq ou moins est passé de 7,9 % à 13,2 % en 2019, ce qui crée de l’inconfort et de l’amertume dans ce fameux « vivre ensemble ».

2-La population musulmane double tous les trois ans avec une forte progression de la pratique de l’Islam. Un avertissement même si les musulmans ne représentent pour l’instant que 3,1% de la population. La religion musulmane est désormais devenue la 2ème au Québec et le catholicisme ne se pratique pratiquement plus. Cela ne vous rappelle-t-il rien ?

3-Le Québec bienveillant et pacifique mais quelque peu gangréné depuis des années par la gauche universitaire américaine, a peu d’armes pour se défendre contre les dangers d’un certain radicalisme en provenance des ex pays colonisés. Il est aux prises avec des communautés idéologiques comme les féministes, LGBTQ, et autres qui ne se doutent même pas qu’elles seront les premières « punies » en cas de remplacement.

4-La frontière avec les Etats-Unis et le Québec a vu, cette dernière année, passer de nombreux immigrants fuyant les Etats-Unis après la déclaration du Président Trump soucieux de les renvoyer chez eux. Et cela va augmenter avec le développement de la pandémie.

5-Les Travailleurs Etrangers Temporaires, utilisés pour la main d’œuvre dans la santé (soins de base) et l’agriculture (cueillette), souvent gérés par des agences de placement, répondent à des conditions de travail difficiles, notamment dans le cas du COVID 19. Leur précarité, leur modeste rémunération et l’absence de réseau de contacts solides font apparaître qu’ils ne sont que des « pions trop malléables ». Une source certaine de revendication.

6- les immigrants musulmans en pleine progression s’installent souvent en ville plutôt qu’en région pour reconstituer l’ambiance du « Bled » avec mosquées, commerces Hallal et associations communautaires. Ce qui crée de grandes communautés qui pourraient suivre le radicalisme par peur … ou par envie.

Tous ces signes avant-coureurs sont bien connus des Européens qui ont mis leurs têtes dans le sable pour ne pas voir la suite. Peut-être que les Québécois comprendront à temps ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique pour réagir. Mais ce n’est pas sûr du tout.

Peut-être qu’il faudra les aider à comprendre ! ou à prendre des précautions.

La forêt nous dit ce qu’il faut faire pour résister et se battre contre une immigration débridée. Ecoutons ses leçons ! Elle a toujours été là pour développer et protéger une Résistance salutaire.

 

Patrice Sautereau du Part

Correspondant VPF Québec – Canada

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