Jeunes Maliens, engagez-vous !

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La définition officielle de la stratégie sahélienne de la France : Viser à ce que les États partenaires acquièrent la capacité, d’assurer leur sécurité de façon autonome en reposant sur une approche globale (politique, sécuritaire et de développement) dont le volet militaire est porté par l’opération Barkhane, conduite par les armées françaises.

L’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace notamment dans le cadre de la force conjointe du G5 Sahel en cours d’opérationnalisation.

Jamais le mot islamiste n’est prononcé ! Certains experts nous disent qu’aux côtés des forces armées maliennes (FAMa), les soldats français mènent une guerre asymétrique… Un grand quotidien titre : « Avec les soldats de la force Barkhane, dans l’enfer djihadiste du sanctuaire de Tofagala ».

2700 Français sur 4500 effectifs engagés, les Maliens, Nigériens, Tchadiens, Burkinabés constituant le reste représenterait donc seulement 40% !

Les statistiques ethniques sont très mal tenues mais en recoupant des informations on peut estimer qu’il y aurait environ 100 000 ressortissants, la communauté malienne de France (l’une des plus importantes diasporas d’Afrique noire de l’Hexagone), dont probablement 50% de + de 18 ans et de moins de 35 ans, soit donc 50 000 ! Il serait normal que ces jeunes hommes, qui constituent une réserve importante, contribuent à la défense de leurs pays. Pourquoi ne pas en incorporer un certain % (à titre de volontariat ou par obligation) à la force Barkhane pour un service militaire de 6 mois à 1 an ? Il en serait de même pour les supplétifs envisageables pour les autres pays africains concernés. Car n’ont-ils pas tous une vocation naturelle à aller défendre leurs familles, sur place ?

 Par ailleurs il faut souligner le manque de soutien européen à l’intervention française en Afrique ce qui veut dire qu’il faudrait peut-être commencer par ressortir de l’OTAN, afin de ne plus se retrouver aux cotés d’alliés douteux, comme la Turquie, pour ne citer que ce pays, pour constituer une alliance militaire de défense avec les pays les plus concernés par le terrorisme djihadiste comme la Belgique, l’Angleterre, la France et l’Espagne (BAFE). Peut-être pourrait-on ainsi atteindre un contingent de combattants à projeter sur les théâtres d’opérations militaires se rapprochant des 15 à 20 000, plus en adéquation avec les forces-ennemies en présence !  

Les pays plus écolo-pacifistes, présentant des excédents budgétaires (notamment l’Allemagne et les Pays-Bas), pourraient également peut-être être associés à cet effort de guerre en matière de financement du renouvellement et de l’entretien du matériel militaire de cette BAFE pour un montant (par exemple de 5% de leurs excédents) ce qui représenterait environ, toutes choses égales par ailleurs, un apport de 3 milliards d’euros.

Car enfin, nous ne voulons plus assister à cette litanie de discours égrenés sur les cercueils de soldats français (équipés parfois de matériel vieillissants et défectueux, traités sur le terrain de néo-colonialistes) morts, bien esseulés, pour la défense de valeurs européennes ; et il serait aussi urgent que la France n’accueille plus désormais que des gens, dont la vocation serait, de toute façon, de repartir… pour reconstruire leur pays.       

 

Patrick VERRO

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