Jeanne d’Arc malmenée…

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Le personnage symbole de sainte Jeanne d’Arc est à nouveau la cible d’une représentation pornographique à Bruxelles. Une actrice dénudée prétend représenter Jeanne d’Arc et change de sexe au cours du spectacle.

Cette exhibition s’appuie sur la pièce de Paul Claudel, dramaturge et poète français, (1868-1955), intitulée « Jeanne d’Arc au bûcher », et mise en musique par Arthur Honegger, compositeur suisse (1892-1955). Dans cette œuvre, la vie de Jeanne d’Arc est racontée à rebours, depuis sa condamnation à mort, jusqu’à son enfance.

La première version pour orchestre est donnée à Bâle le 12 Mai 1938.

La première version scénique est donnée à Zurich le 13 Juin 1942. Il s’agit d’un mystère lyrique ou oratorio dramatique en 11 scènes. Le public et la critique accueillirent cette oeuvre avec beaucoup d’enthousiasme.

La fresque montée à Bruxelles reprend le spectacle présenté à l’Opéra National de Lyon, Opéra conventionné par le Ministère de la Culture, du 21 Janvier au 3 Février 2017. Spectacle mis en scène par Roméo Castellucci, metteur en scène, homme de théâtre, plasticien, scénographe italien, né en 1960, adulé des bobos-gogos.

Le personnage de Jeanne d’Arc est l’objet d’une représentation transgenre et pornographique, soutenue par le Ministère de la Culture. Au début de la pièce, la comédienne change de sexe, et, malmenée, entre en extase et folie, puis est intégralement dévêtue durant l’essentiel de la pièce.

Il s’agit de s’insurger contre les symboles, contre l’hagiographie, c’est à dire les textes racontant la vie des saints, contre la commémoration nostalgique de l’histoire, et contre la célébration de l’héroïne céleste.

Il faut faire oublier un des plus beaux fleurons de l’histoire chrétienne de la France. Ce spectacle salit le symbole de pureté et de courage qu’est Jeanne d’Arc.

A l’opposé du personnage transgenre, Jeanne d’Arc n’avait que trois choses quand elle a redonné une âme à la France, en délivrant Orléans: sa virginité, son épée, et sa mission. Son âme vierge pourvue de courage, une âme droite et simple, lui attire toujours l’admiration des foules.

Georges Bordonove, historien français, (1920-2007), écrit à ce propos: « Avec Jeanne d’Arc, le surnaturel est entré dans notre histoire, car il n’existe aucune explication à son action, aucune autre que le surnaturel ».

Une longue suite de représentations s’en prennent à l’image de Jeanne d’Arc. Et qui attaque l’image cherche à atteindre la personne représentée.

C’est à la Pucelle qu’on en veut. Avec cette caricature, sur la scène de l’Opéra de Lyon, puis au théâtre royal de La Monnaie, à Bruxelles, on assiste à une déconstruction méthodique de l’oeuvre de Claudel, et à une défiguration de la plus pure héroïne de notre histoire, transformée en être transgenre, moitié homme de ménage, moitié danseuse nue.

Roméo Castellucci n’en est pas à son coup d’essai. En Juillet 2011, au Festival d’Avignon, il avait mis en scène une attraction intitulée: « Sur le concept du visage du fils de Dieu ».

Un homme jette des excréments sur une monumentale peinture de fond de scène d’Antonella di Messina, (1430-1479), représentant le visage du Christ.

Les 10 et 11 Avril 2018, au théâtre du Mans, dans une scène comportant neuf enfants âgés de sept à treize ans, les enfants sortent des jouets en forme de grenades pour les jeter sur le tableau du visage christique.

La scène sera finalement coupée de la représentation de la pièce, mais l’intention demeure.

Le christianisme est le dernier rempart contre l’utopie mondialiste, par son éthique, par sa culture, par sa métaphysique dualiste, c’est à dire que Dieu et la nature sont séparés, l’Etre de Dieu et l’Etre de l’Univers sont distincts.

Le christianisme est attaqué de toutes parts, par des actes christianophobes, dans un silence assourdissant: chansons, pièces de théâtre, opéras, profanation d’églises, dégradation de monuments, vandalisme dans les cimetières, insultes et injures….Tout est bon.

Il faut absolument abattre le christianisme, et le christianisme seul. On ne touche pas à l’Islam, on ne touche pas au beau prophète criminel et pédophile.

Et l’art dans tout cela ? Notre culture est envahie par le vulgaire, la médiocrité, l’obscène, et le sensuel, qui deviennent de véritables poncifs, des clichés, des banalités.

Quiconque ose émettre des critiques passe pour un ringard, un conservateur, un facho, un imbécile qui ne comprend rien, un attardé, un arriéré, un demeuré. L’art s’écrit dans le cadre de la provocation et de la transgression. L’art post-moderne fait fi de l’éternel artistique au profit de l’ici et du maintenant.

La montée du sensuel vulgaire dans notre culture transcrit l’esprit de notre temps. Pourtant des artistes ont exprimé la sensualité dans l’art, mais avec des qualités esthétiques.

Par exemple, Pierre de Ronsard, (1524-1585), a chanté ses désirs envers une belle femme. Charles Baudelaire, (1821-1867) s’est illustré dans ce domaine avec majesté. Giorgone, (1477-14510), Titien, (1488-1576), François Boucher, (1703-1770), Francisco Goya, (1746-1828), Dominique Ingres, (1780-1867), Gustave Courbet, (1849-1877),  Auguste Renoir, 1841-1919), Amedeo Modigliani, (1884-1920), ont peint des nus artistiques et harmonieux.

Par la grâce d’une poignée de marchands, l’art contemporain est devenu une usine à fric. Le spectacle relatif à Jeanne d’Arc s’inscrit dans cette veine où l’argent coule à flots. La ploutocratie, l’oligarchie au grand complet sont béates d’admiration. Mais comme disait Madame de Lambert, (1647-1733), « L’admiration est le partage des sots ».

L’art n’est qu’un alibi, l’art confirme et homologue la séparation entre d’une part les privilégiés, les nantis, les parvenus, les membres de la classe dominante, et d’autre part, une populace méprisée et infériorisée au rang d’inculte.

L’art convoité est le signe distinctif d’une indécente richesse et accessoirement un instrument spéculatif, qui en plus est détaxé. L’art, le vrai, exprime une sensibilité féconde et parfois douloureuse. L’art, le vrai, exprime des émotions, des sentiments.

L’art éclate d’une supériorité naturelle et aimable, il explose de liberté, il transfigure la réalité. La définition millénaire de l’art, c’est transmettre des émotions, des idées, des rêves, des visions. La définition millénaire de l’art, c’est transfigurer la réalité, transformer et embellir la nature. Cet art qui ne s’achète pas est par essence ennemi des pouvoirs et de l’argent. Tout à l’opposé, l’admiration vulgaire pour les œuvres modernes n’est qu’adoration de l’argent et consumérisme d’élite, de prétendue élite.

L’artiste devient une marque, on achète sans regarder l’objet, en fonction de la signature. Les militants de l’art contemporain arraisonnent l’espace public, surtout dans des lieux de prestige, comme Versailles, les musées, les opéras, les théâtres.

Il s’agit de casser, de détruire, de laver les cerveaux et les sensibilités, en détournant les symboles du patrimoine culturel, par dérision. La légèreté infantile, la liquéfaction des goûts et des intelligences sont plus faciles à réaliser, à parfaire, que l’éducation à la perfection esthétique, laquelle, comme l’affirmait Charles Baudelaire « NE VA PAS SANS QUELQUE MORALE SUPÉRIEURE ».

Les expositions d’art contemporain, les spectacles souillant le Christ ou la Vierge, visent à choquer, à scandaliser le bon Français attaché à une certaine morale. Au-delà de ces expositions, de ces spectacles, se dissimule la haute finance.

L’art dans tout cela ? Mais tout le monde s’en fout.

Dans ce nouveau monde de relativisme absolu, de nihilisme institutionnalisé, la transgression moralisatrice et bienfaitrice vise à offenser les sensibilités catholiques, à indigner, à effaroucher, à scandaliser, à offusquer les fibres traditionnelles.

L’art contemporain représente une machine de guerre contre l’humanisme classique, une volonté de rééduquer des masses déracinées par une modernité qui n’enseigne plus le BEAU, le VRAI, le BIEN, le JUSTE.

Avec l’art contemporain, c’est l’intention qui compte, le sens est en dehors de l’oeuvre, dans un discours plaqué sur des objets, sur des situations, sur des performances. Ainsi, la situation et la performance de l’actrice qui joue Jeanne d’Arc.

La transgression n’est pas une dérive, un dérapage malheureux, mais une donnée structurelle, une vision philosophique, à partir du moment où s’impose une nouvelle définition de l’art.

Dans sa première définition, l’art vise la Beauté et la célébration du monde.

Selon une définition post-moderne, l’artiste n’a que faire de la beauté. La beauté est remplacée par une transgression-provocation tous azimuts. La transgression de l’art est devenue un art de la transgression.

A cet égard, Jean Clair, conservateur du patrimoine, écrivain, né en 1940, a défini l’art contemporain comme « UNE VIDANGE GÉNÉRALISÉE DES VALEURS ».

En fait, l’art contemporain n’est pas l’art de notre société, il n’est pas le reflet de notre société, il n’est pas l’écho de notre société, il n’est pas le miroir de notre société.

Il est l’expression du pouvoir d’une petite caste. Cette caste s’accommode fort bien de l’éradication de toutes les valeurs ou identités, pourvu qu’on n’abolisse pas les valeurs financières.

Les membres de cette caste sont des mondialistes totalitaires, néolibéraux, libertaires, nihilistes.

L’art contemporain applique des techniques de manipulation utilisées dans le marketing. Un dressage de citoyen sous couvert d’activités ludiques dites culturelles. La transgression passe mieux quand elle est drôle.

Avec l’art contemporain, LE PROBLÈME LE PLUS RÉCURRENT EST LE DÉNI.

La culture n’est pas neutre. Elle est porteuse de symboles, de valeurs qui structurent l’esprit et fondent une société. La culture renvoie à la civilisation, à l’histoire, à la politique. Une civilisation, une histoire, une politique, que nos utopistes s’acharnent à détruire.

Le pouvoir mondialiste s’appuie sur la culture pour modeler les esprits. Depuis 1968, la gauche et le politiquement correct accaparent la culture dans une logique de rupture.

Culture et politique sont intimement liées, la création artistique l’atteste. Ce qui compte, c’est le choc, la remise en cause de la société. La table rase est devenue une nécessité idéologique. Le spectacle de « Jeanne d’Arc au bûcher », mis en scène par Roméo Castellucci, participe pleinement de cette table rase.

On veut détruire toutes les références historiques, communautaires civilisationnelles. On veut créer un homme nouveau, un produit parfaitement adapté à la société de consommation.

Un homme privé de liberté, décervelé, déraciné, asservi, asexué, nomade, interchangeable, manipulable, malléable. L’homme-masse. L’homme générique de Marx. On essaie de diriger les gens vers un art conceptuel illisible.

La culture est prise en main par des propagandistes qui en font un objet idéologique. Finalement, le triomphe de l’art contemporain va de pair avec le règne de la vulgarité, de la médiocrité, du libertarisme, du nihilisme, du relativisme, du fric.

Avec la prédominance d’un égalitarisme forcené, donc du nivellement, de l’égalité par le bas.

L’art est une des grandes victimes de l’inculture des pouvoirs publics et des médias, et de leurs diktats économiques, politiques, et artistiques. On confond art et culture, invention et expression. On se dirige vers une civilisation inversée, avec des valeurs inversées, avec une religion inversée, avec une métaphysique inversée, c’est à dire Dieu et la nature ne font qu’Un, l’Être de Dieu et

L’Être de l’Univers forment un grand tout, et l’homme est une partie de ce grand tout, une étincelle divine. L’homme est un homme-Dieu. C’est le règne de Satan.

 

Jean SAUNIER, – VPF de Franche-Comté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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