Je t’aime, moi non plus

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Nos médias s’attardent peu sur les conséquences que peuvent entrainer les renversements d’alliances faites par les Etats unis et pourtant… !

La Chine tout d’abord, qui principale détentrice de la dette américaine avait obtenue des Etats Unis le statut de « pays le plus favorisé ». Le pays semblait s’ouvrir à la mondialisation du commerce : banques et entreprises croyaient voir s’ouvrir à leur profit un marché de plus d’un milliard d’individus. Ils durent très vite déchanter, le royaume du milieu n’entendait pas se laisser piller, mais au contraire, fort du très bas prix de sa main d’œuvre, déverser sa production sur le marché mondial qui lui était offert, concurrençant et tirant à la baisse les productions nationales. Aucun créneau ne lui est inaccessible, même les technologies de pointe et d’autant plus facilement que non seulement le pays ne reconnait pas la propriété individuelle, mais que pour s’implanter dans le nouvel eldorado, les entreprises devaient non seulement s’allier (minoritairement) avec une entreprise locale, mais accepter des transferts de technologie… ! Autre détail, toute l’industrie électronique, aussi bien civile que militaire a une pierre d’achoppement : les terres rares qui sont indispensable à l’élaboration des composants électroniques. Or c’est en Chine que se trouvent réunis la quasi-totalité des gisements exploitables du globe : le pays en 2017 à produit  97%  de la production mondiale, les 3% restant étant produits par l’Australie et l’Inde. Conscient de sa richesse potentielle la Chine à diminuée depuis 3 ans sa production, conservant les rênes du marché, au grand dam de « silicone valley » et des fabricants Japonais. La guerre économique déclenchée par les Américains n’est pas sans risque pour eux : La Chine peut se passer du marché US, ce qui n’est pas réciproque ; enfin si « l’Empire du milieu » décidait brutalement de se défaire des Dollars et des bons du trésor US, Mr Trump pourrait bien revivre en pire les affres de la crise de 1929. Toutefois je crois la Chine beaucoup trop intelligente et diplomate pour un  tel scénario, elle a d’autres moyens d’amener l’Oncle Sam à résipiscence… !

Autre retournement d’alliance : la Turquie. Alliée privilégiée des Américains au moyen Orient, qui en avait fait leur plaque tournante militaire dans la région, un bastion avancé contre l’ex URSS. Le grand vassal d’hier, celui dont les Etats Unis ont soutenu avec insistance la demande d’adhésion à la communauté Européenne, après l’avoir surarmé avec des matériels modernes aux normes OTAN, est devenu en quelques années le « vilain petit canard ».   Ce revirement pourrait paraître étonnant si l’on ne remarquait  pas les changements politiques qui agitent la Turquie depuis l’arrivée du Président Erdogan. Avec l’arrivée au pouvoir de Kemal Atatürk le pays s’était libéralisé et laïcisé, s’ouvrant à la pensée et aux mœurs occidentaux ; Sa position géographique en faisait d’autre part un pion stratégique avec les détroits du Bosphore et des Dardanelles, qui verrouillaient l’accès à la mer Noire.

Après la seconde guerre mondiale, vaincu avec les forces de l’axe, la Turquie tomba naturellement sous la coupe du grand vainqueur : les Etats Unis, qui l’utilisèrent largement pendant la guerre froide. Pour des raisons politiques, visant à déstabiliser l’URSS, les Américains encouragèrent en sous main, avec l’aide notamment de l’Arabie Saoudite, la renaissance du nationalisme musulman qui n’attendait qu’un vent favorable pour reprendre son essor et proclamer le Djihad, la guerre sainte d’un autre âge contre les incroyants. Or de même que les nations Européennes, comme les Etats Unis d’ailleurs, puisent leurs sources dans la Chrétienté, La Turquie est, depuis le XIème siècle sous la coupe de l’Islam. Le monde musulman est fondamentalement opposé au libéralisme et pour prendre le pouvoir, l’actuel président n’a pas hésité à faire ressurgir les vieux démons de l’Islam, pour faire oublier ses échecs économiques et politiques. Comme tous les dirigeants fascisants, il est porté à l’outrance : il accuse l’Occident de ses fautes, fait appel à l’Oumma et à la radicalisation islamique, pour se maintenir en place, envers et contre tous.

Ce pays qui ne doit ses richesses qu’a l’Occident et à son puissant allié, non seulement n’a pas réussi à s’imposer à l’Europe (La Turquie n’est pas un état européen, Istanbul est bâtie sur les ruines de Constantinople et les terres occupées par la Turquie ont été arrachées par la force aux Grecs et aux Bulgares ; les Ottomans ont toujours été des ennemis acharnés des nations Européennes, qu’elles pillaient en réduisant leurs populations en esclavage. A présent ils font du chantage à l’Europe : donnez moi des subsides ou je vous envoie des vagues migratoires), comme le souhaitait et l’espérait les américains, mais il se rebelle et mord la main qui l’a nourri : le « grand frère généreux » d’hier est devenu ce « chien d’incroyant qui prétend nous commander ».

L’Oncle Sam a brutalement pris conscience que cet allié n’était plus fiable, et son comportement lors des récents conflits dans la région n’a fait que confirmer cette opinion. Malgré tous les dollars déversés, le pays n’est économiquement pas rentable dans une économie mondialisée : il ne produit pas grand-chose et la pauvreté de sa population en fait un piètre consommateur. L’allié stratégique d’hier ayant perdu son importance, il n’est plus qu’un boulet encombrant ; aussi selon leur habitude, les Etats Unis, après avoir mis le feu aux poudres se retirent pour éviter les éclats. Le Danger majeur avec tous les dictateurs, c’est qu’ils sont incontrôlables. Dans le cas présent le danger vient de la radicalisation croissante de l’Oumma et de la monté en puissance de l’islamisme : la Turquie possède déjà une tête de pont en territoire Européen, face à deux nations faiblement armées : la Bulgarie et la Grèce. Si à cela on ajoute que les « migrants » sont à 90% des hommes jeunes en état de porter les armes, et à 98% des musulmans ; si on regarde le comportement de cette population migrante dans les territoires où elle s’installe, alors on peut se poser la question suivante : que deviendrait la situation si ces troupes jeunes et fraiches s’alliaient avec les populations des quartiers de « non droits » pour prendre les armes contre les « sous-chiens » ?

Je ne suis pas sur que cette dérive possible ait seulement effleuré l’esprit de nos « élites en marche ». On dit que « gouverner c’est prévoir », il semble pourtant que les édiles de Nantes, Rennes et autres grandes cités n’aient pas prévus que les dealers se battraient dans les rues avec des armes de guerre (ils semblent ignorer la législation sur les armes ?) pour « conquérir des territoires », ou que les « migrants mineurs » préféreraient piller et rançonner les autochtones, plutôt que d’apprendre la langue du pays et un métier pour participer à la vie et a la prospérité du territoire qu’ils ont investi.

Je suis de moins en moins sûr que les cliques socialo-communistes, en marche ou pas, nous aient préparés des matins qui chantent…autres que l’Adhan du Muezzin !

Heureusement rien n’est jamais perdu : il y a eu Lépante, il y a eu Vienne et le « croissant » fût rejeté sur l’autre rive de la méditerranée, n’attendons pas d’êtres submergés ! C’est maintenant qu’il faut imposer nos lois, nos mœurs et nos traditions sur notre territoire. Nous devons refuser que des minorités allogènes nous imposent, au nom de fallacieux « droits de l’homme » (qui oublient trop qu’avant de prétendre à des Droits on a des Devoirs à respecter), non seulement leur présence, mais leurs barbaries tribales. Nous ne pouvons accepter que les « dirigeants européens » n’imposent et ne fassent respecter l’état de droit qu’aux seuls autochtones, livrant nos Patries aux hordes envahissantes venues d’un autre âge et d’autres continents.

Nos aïeux ont défendu la liberté de ce pays, de cette civilisation, au prix de leur sang, auront-ils donc sacrifiées leurs vies pour rien ? La veulerie sordide de quelques uns, la bêtise crasse de quelques autres de nos « élites dirigeantes » vont-elles nous amener les guerres de quartier, les combats de rue, cette chose horrible qu’on nomme « Guerre civile » ? Il est vrai que les guerres ont toujours fait la fortune des industriels…  Surtout de ceux qui sont loin de la zone des combats !

 

Michel ROGER – VPF Ile de France

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