J’ai le mal du pays

Le partage est disponible

J’ai le mal du pays, mais c’est pour mon Pays que j’ai mal. Mais après tout, quoi de plus courant que d’être touché par cette pathologie ? Déjà, en son temps, Ulysse en souffrait à tel point que son Odyssée devint un voyage initiatique, le confrontant aux épreuves de la vie terrestre. Après avoir surmonté toutes les difficultés avec courage et pugnacité, il reverra sa terre natale, les siens, retrouvera ses racines. Ulysse s’en est allé faire la guerre loin de son pays et pourtant, son attachement à sa patrie fut indéfectible, la terre qui vit naître ses ancêtres lui a collé aux semelles, la voix de la nostalgie a été la plus forte. Peut-être parce que dans nostalgie il y a Nostos qui est le « retour » et Algos, qui est la « douleur » ; alors oui, tout s’explique, même ce voyage initiatique.

J’ai le mal du pays mais rassurez-vous je ne suis pas Ulysse, simplement un citoyen français dont les ascendants étaient des hérétiques cathares. J’ai mal car je vois mon pays souffrir et les dernières manifestations de ce mal qui le ronge ne sont pas dues à un quelconque virus coronatique. Non, il en faudrait bien plus pour atterrer un pays comme le mien, des épidémies, des pandémies ? Il en a connu d’autres, il les a surmontées, vaincues, terrassées. Il y a toujours eu en terre de France des femmes et des hommes pour brandir le glaive de la victoire, debout, face à l’adversité. En ce début de XXIème siècle, la France souffre d’un syndrome qui se nomme « Maïs », soit la macronite aiguë infectieuse et sournoise. Ce mal, la France ne le connaissait pas, bien qu’elle ait enduré pas mal d’épreuves depuis quarante années ; elle s’est battue (sans réelle victoire) contre le mensonge, l’incompétence, la corruption, le laxisme, elle a même combattu le « ridicule élyséen » (pourtant létal à petites doses), la nullité ministérielle, la torpeur de Matignon, les âneries de Porte-parole, les débilités soigneusement télévisées mais mal orchestrées. Rien n’a marché.

Le glas à sonné en 2017 dans la cour du Louvre. Après avoir insultés ceux qui sont morts pour notre pays en les traitant de criminels contre l’humanité, l’apprenti banquier devient Président de la République. Son bagage ? Il a été chouchou d’un Guignol à lunettes. Largement suffisant pour faire Président / Chef des Armées / Bâtisseur de cathédrale / Anesthésiste pour Gilet Jaune et porteur de masque à l’occasion. Ben oui quoi ! Le gilet jaune ça pue. La France est en guerre ! Mais celui qui dit ça, il ne sait pas ce qu’est une guerre puisque le seul conflit qu’il a eu à conduire consistait à combattre un Manuel hispanique ; et je n’ai pas dit manuel. C’est quand même un peu juste pour remplacer Vercingétorix. La France est en guerre mais comme il y a plusieurs ennemis, l’homme de la banque et non moins chef de guerre à choisi de combattre le moins dangereux, soit Covid le XIXème comme ça, les véritables forces destructrices peuvent continuer à miner, saper, envahir, coloniser, annihiler, infecter, piller méthodiquement le pays.

Greta Thunberg a dit en s’adressant à un auditoire où les plus importants dirigeants étaient absents : « vous détruisez ma planète ». Je dis à Micron : « Tu détruits mon pays. Honte à toi, à ton Premier de ministre et à tous les irresponsables de sa clique gouvernementale ». J’ai le mal du Pays… Pourtant je sais que nous allons en sortir. Certes l’épreuve aura été longue, un peu comme celle d’Ulysse, mais je me dis que si l’on tient encore deux petites années, alors nous verrons enfin ce personnage historique sortir des urnes. Il aura l’apparence d’un Saint Michel ou bien celle d’un saint Georges, il aura et peut-être, elle aura, le charisme suffisant pour nous entraîner dans sa reconquête. Alors nous serons à nouveau cette France indépendante que nos ancêtres avaient bâtie. Parfois, je me prends à rêver que je serai le Président et, je me dis que de toutes façons, je ne peux pas faire plus mal que mes prédécesseurs, de plus, la recette de la réussite est relativement facile : il suffit d’éviter de faire ce qu’ils font depuis quarante ans. A mon avis c’est jouable.

En attendant, mon hypothétique accès à l’Élysée, je propose une mesure applicable en France, mais à effet immédiat : La mise en quarantaine de tout ce qui dépend d’Emmanuel et d’Édouard, intéressés inclus. Quarantaine renouvelable et prorogeable jusqu’à disparition totale du « Maïs ». Alors, je n’aurai plus le mal du pays, et nos enfants grandiront en apprenant à respecter nos usages, nos coutumes, nos lois républicaines et les principes de la vie dans une société civilisée. Je vous promets que si j’avais seulement 20 ans de moins je serais candidat à la relève au Palais. Mais pas pour faire le planton.

 

Michel Estève – Membre VPF Occitanie

Comments: 17

Laisser un commentaire