« Ils ne passeront pas » ? Mais ils sont déjà là !

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Un professeur décapité en pleine rue, en plein jour, devant son école, encore par un Musulman qui n’avait rien à faire chez nous, apparemment au motif d’avoir, par son enseignement, offensé le prophète. Une horreur de plus. Et qu’entend t-on ? C’est la république qui est attaquée. C’est le mantra habituel auquel on attribue semble t-il une vertu salvatrice. Une fois de plus l’incantation remplace l’action.

Je n’en peux plus d’entendre parler de la république à tout bout de champ.

La république n’est pas la France. Et la France ne s’identifie pas à la république. La république n’est qu’un système de gouvernance, dans le principe ni mieux ni pire qu’un autre, dont l’aura s’est éteinte chez nous depuis qu’elle démontre son impuissance à protéger les Français. La France est trahie par la république.

Serions-nous sous un régime différent, l’agression contre notre peuple ne serait pas différente. Cette fois c’est un professeur qui est victime. Demain qui ? Quel professeur demain ne s’interrogera pas sur le contenu de son enseignement ? Déjà, dans bien des quartiers ils s’autocensuraient pour avoir la paix ; que sera-ce demain ? En fait, le choix des victimes est de peu d’importance pour les terroristes. Ce qu’il faut pour eux c’est que tout le monde puisse se sentir menacé et pas seulement les têtes de chapitre ; et ils font ça très bien.

Ce n’est pas la république qui est attaquée ; ce sont la France et les Français.

Mais nos dirigeants réagissent c’est vrai ; comme d’habitude ; en s’agitant ; en parlant. M. Macron, qui aime bien les phrases célèbres empruntées aux autres sans les citer, nous a gratifiés d’un « ils ne passeront pas ». Mais ils sont déjà là monsieur le président ! Le ministre de l’intérieur en visite au Maroc se précipite à Paris où on ouvre une énième cellule de crise. Au rythme où notre président et nos ministres se déplacent à chaque événement il va falloir embaucher des supplétifs car ils ne tiendront pas.

A moins de 24 heures de l’assassinat, le bruit coure déjà qu’on pourrait rendre un hommage national à notre malheureux compatriote. Pourquoi lui ? Parce que c’est un membre du corps enseignant ? En raison de l’horreur du geste du tueur ? Mais on va pouvoir faire ça toutes les semaines.

Les Français n’attendent pas que l’on vienne leur tenir la main et pleurer avec eux. Ils attendent d’un chef qu’il commande et les protège. Mais on va sans doute une fois de plus se limiter à ce qu’on sait faire de mieux : ouvrir des plateaux télé interminables où le cortège habituel des commentateurs prudes va à l’avance s’effrayer que l’on puisse associer l’Islam et les Islamistes, on va organiser des cérémonies, des marches blanches, ouvrir des cellules psy, un numéro vert.

Et pendant ce temps-là l’invasion continuera comme avant. Français, dormez en paix ; votre chef veille.

 

Général (2S) Roland DUBOIS

VPF Ile de France

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