Espèces menacées

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C’est dans le règne animal que l’on craint de voir des espèces menacées de disparaitre. On peut cependant être inquiet de la menace qui pèse sur d’autres formes de vies non moins importantes, celles qui touchent à la société des hommes : la liberté d’expression, la science et, au final, la démocratie.

Un mouvement de fond, l’écologisme, et un autre plus récent, l’hygiènisme se rejoignent dans la menace qu’ils exercent sur ces différentes formes de vie sociale, par nature et par leur mode d’emprise sur la société. L’écologisme est né par la rupture souhaitée d’avec le mode de vie dit « occidental » marqué certes par la recherche du profit et une consommation des ressources naturelles mais qui a quand même fait progresser l’humanité vers la diminution des principaux maux dont elle a pu souffrir : la pauvreté, la faim, la santé. Pour y parvenir il s’avère nécessaire de manipuler la science, faire taire les contestataires, et adopter une vision anti démocratique.

L’hygiénisme que nous avons pu voir à l’œuvre en cette période virale a repris les mêmes penchants, manipulant la science en l’utilisant essentiellement à charge, éliminant du champ médiatique la différence au profit du consensus, et aboutissant à la mesure coercitive la plus sévère, l’incarcération à domicile. Manipuler la science à des fins préétablies est à la base de ce qui a conduit à l’accusation de l’humanité dans de que l’on a appelé successivement réchauffement, puis dérèglement, puis crise du climat pour y amalgamer ensuite tous les évènements malheureux de la planète.

Le GIEC, missionné par les politiques de l’ONU pour déterminer les causes liées à l’homme des modifications du climat, n’en a pas examiné les causes naturelles et a donc précipité la planète dans cette accusation anthropique par le biais du CO2 et de la théorie de l’effet de serre. Ont suivies différentes avanies qui ont marqué la volonté de l’organisation d’imposer ses vues et de faire croire à un consensus scientifique dans ce qui n’était qu’un projet politique. En miroir, et qui reste à l’esprit des contemporains, les études du Lancet et du New England of medecine montrent à l’évidence cette manipulation de la science en vue du discrédit d’une technique de soins.

Point n’est besoin d’en rajouter. La nature de la science, qui perd de sa neutralité pour atteindre un but précis, est donc menacée. Elle l’est d’autant plus que l’aura de l’informatique a servi et sert encore de caution scientifique à ces allégations. La modélisation informatique a remplacé la boule de cristal. Or toutes les prédictions qu’elle a pu fournir se sont trouvées contredites par les faits tant concernant l’évolution du climat que le nombre de décès attendus suite au virus. Menacée également par le fait que les voix discordantes se trouvent bâillonnées ou discréditées par tous les biais possibles lorsqu’elles tentent de s’exprimer. Dans le domaine du climat, l’exemple fondateur est celui de Philippe Verdier, monsieur météo de la télévision publique qui s’est vu interdit d’antenne en 2005 pour avoir écrit un livre d’investigation sur les méthodes de fonctionnement du GIEC. Rien ne devait nuire à la COP21 et à la prestation gouvernementale à cette occasion.

De multiples exemples d’interdiction de paroles contestataires ont suivi qu’il serait trop long d’énumérer. Concernant le Covid19, ce n’est qu’avec sa capacité personnelle de diffusion et avec sa fougue que le professeur Raoult a pu faire entendre une voix qui ne souhaitait que proposer une solution à un problème qui n’en avait pas. Mais quelle levée de bouclier pour tenter de le faire taire, combien sa parole de scientifique a été discréditée parce qu’il prônait un traitement et une méthode d’analyse de résultats sortant du consensus, lequel n’avait rien à proposer !

Ultime menace et non des moindres, la tentation autoritaire. L’écologisme est une idéologie qui, s’appuyant sur les bons sentiments, recueille un assentiment certain auprès du public. Qui ne voudrait sauver la planète. Cependant la mise en œuvre de ce programme présente beaucoup de difficultés dès qu’il s’agit de se confronter, d’une part à la réalité et également à la perte de confort que cela peut impliquer pour la population. La décroissance vécue ces derniers temps du fait du virus, avec ses conséquences désastreuses à venir sur l’économie, montre bien que tout ne sera pas rose au royaume vert. Il faudra alors l’imposer et beaucoup d’idéologues de la fin du monde s’en rendent compte à la suite d’Aurélien Barrau qui n’hésite pas à déclarer que « l’écologie n’est pas compatible avec la démocratie ».

Concernant la lutte contre le virus Covid 19, terrorisé par les prédictions de Ferguson du Royal Collège qui prévoyait pour la France pas loin de 500 000 morts, et n’ayant pas prévu d’autres moyens de lutte contre la pandémie, les autorités ont utilisé d’autorité l’arme lourde du confinement « quoiqu’il en coûte ». Qu’importe le principe de liberté individuelle. Qu’importe les morts de la pauvreté engendrée par cette assignation. Le principe de précaution et la volonté de masquer ces manquements ont conduit à cette fuite en avant qu’il faudra payer un jour.

L’utilisation de la peur est dans ces deux cas le principal moteur qui permet la soumission et à ce que La Boëtie appelait la « servitude volontaire ». Voilà donc deux situations qui mettent en évidence les menaces qui pèsent sur la science, la liberté d’expression et la démocratie. Il faut sans nul doute y opposer une veille sanitaire.

 

Philippe CATIER

 

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