Éclairage : Les travaux de Notre Dame de Paris

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Depuis des mois, chaque jour des églises chrétiennes sont vandalisées en France, en toute impunité. Le début récent d’incendie à l’église Saint-Sulpice de Paris, pas encore vraiment élucidé, n’était pas accidentel et la basilique de Saint-Denis vient d’être vandalisée dans la plus grande indifférence. Aujourd’hui la cathédrale Notre-Dame de Paris a été en partie détruite par le feu…

Tout cela ne peut-être le fruit d’un hasard malheureux ! Mais le plus révoltant est l’empressement de ces hauts personnages de L’État, dont l’authenticité de la spiritualité christique peut dans un bon nombre de cas être sérieusement mise en doute, à apparaître sur le devant de la scène et de ces milliardaires du luxe à faire des surenchères ostentatoires en matière de dons désintéressés, « interpellent », comme on dit à notre époque, au plus haut point. La loi républicaine de la séparation de l’Église et de L’État a été promulguée il y a 114 ans, l’État central devant assumer l’entretien et la sauvegarde des lieux de cultes épiscopaux !

Il est étonnant qu’aucune allusion, dans les différentes déclarations publiques, n’ait été faite sur l’activation possible de contrats d’assurance pouvant couvrir les risques liés à l’exécution des travaux entrepris ou sur les responsabilités éventuellement encourues par le (ou les) maîtres d’œuvre, commis pour les engager. De tels contrats n’auraient-ils pas été souscrits ? Prolongerait-on cette très mauvaise habitude de dégager, de fait et a priori, la responsabilité des fonctionnaires susceptibles d’être possiblement mis en cause en faisant immédiatement appel à la solidarité universelle pour mieux noyer le poisson ?

Et encore toute hypothèse volontairement criminelle a-t-elle été volontairement écartée ici… Ceci est d’autant plus troublant quand on prend connaissance de l’annexe 5 de ce règlement très explicite, publiée en mai 2008, et qu’on en analyse les termes très concrets qui y figurent…

Patrick VERRO


MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION

Direction de l’architecture et du patrimoine

Le règlement interne de la sécurité de la cathédrale (Notre-Dame de Paris) …

ANNEXE 5 : Procédure permis de feu … Consignes concernant les travaux par points chauds Les personnels et entreprises doivent prendre toutes précautions utiles afin qu’aucun sinistre se déclare et, en complément des consignes générales applicables aux travaux, respecter notamment les mesures suivantes :

  • repérer les moyens d’alerte et d’extinction ;
  • disposer de moyens d’extinction propres, pour chaque lieu de travaux, au minimum un extincteur à eau pulvérisée de 9 litres et un extincteur approprié aux risques ;
  • afficher un exemplaire du permis de feu sur les lieux des travaux ;
  • vérifier que le matériel de soudage, de découpage, etc,… est en parfait état de fonctionnement ;
  • s’assurer que les chalumeaux sont équipés de clapets anti-retour ;
  • vérifier que la tension d’utilisation des matériels est compatible avec la tension d’alimentation de l’installation ;
  • vérifier que l’organe de coupure de l’alimentation électrique est accessible et identifié ;
  • prendre les mesures nécessaires pour que les bouteilles de gaz strictement nécessaires à l’exécution du travail soient facilement déplaçables en cas de sinistre ;
  • colmater les ouvertures susceptibles de laisser passer des projections incandescentes, à l’aide de matériaux incombustibles ;
  • écarter les matériaux combustibles en contact avec les parties métalliques et conduites surchauffées ;
  • dégager les matériaux combustibles à environ dix mètres autour du lieu des travaux par points chauds ;
  • protéger les parties exposées par des plaques incombustibles, des bâches mouillées ou tout autre procédé équivalent ;
  • si le travail doit être effectué sur un récipient, réservoir, canalisation ou autre corps creux ayant contenu des produits inflammables ou explosibles, s’assurer de leur dégazage ou nettoyage effectif ;
  • prendre toute disposition pour éviter le déclenchement intempestif des installations de sécurité incendie et d’extinction automatique. Les neutralisations doivent être limitées au strict nécessaire et soumises à l’accord préalable du chef d’établissement. Pendant les travaux
  • mouiller les parties en bois pouvant entrer en contact avec la flamme du chalumeau ;
  • surveiller les projections incandescentes et leurs points de chute et les refroidir immédiatement ;
  • refroidir les parties chauffées, s’il y a impossibilité de les déposer sur des supports incombustibles ;
  • assurer en permanence la surveillance du chantier, y compris pendant les heures de repas ;
  • se tenir prêt à éteindre tout début d’incendie et à alerter ou à donner l’alerte. Après l’exécution des travaux
  • arrêter les travaux par points chauds deux heures avant la cessation du travail et maintenir une surveillance rigoureuse des lieux ;
  • réaliser, si nécessaire, une recherche de points chauds au moyen d’une caméra thermique ;
  • indiquer in situ par des flèches rouges ou sur un plan affiché les points exacts des travaux par points chauds pour faciliter les rondes ;
  • fermer les bouteilles de gaz et démonter les manomètres des bouteilles ;
  • inspecter les lieux des travaux, les locaux et espaces adjacents ayant pu être concernés par des projections d’étincelles ou par des transferts de chaleur ;
  • mettre hors tension les appareils électriques de chantier ;
  • évacuer quotidiennement les résidus de chantier. …

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