Dossier / École (4/4)

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Une école de la propagande…

 

Des pédagogistes fanatiques ont mis la main sur l’enseignement pour organiser un grand lavage de cerveau des élèves. Ils ont anéanti l’école de la transmission, du mérite et de l’excellence. Une instruction biaisée, une éducation guidée, et le tout culturel sont les moyens les plus sûrs de prendre et de conserver le pouvoir. On « désapprend » les principes de l’ancienne société pour les remplacer par les principes d’une autre société, quitte à laisser les jeunes esprits vides. D’où le « progrès » de l’endoctrinement idéologique. La philosophie de l’école, l’idéologie pédagogiste, conduisent à une école totalitaire, qui embrigade et enrégimente la jeunesse.

Les idéologues de l’école dite moderne professent une philosophie doctrinaire. Cette pensée prédatrice s’exprime par des expédients externes à l’école. Les syndicats exercent une véritable dictature et sont les vrais patrons de l’Education Nationale. Ces syndicats politisés demandent toujours plus de moyens, plus de crédits, plus d’argent. Ces syndicats politisés trouvent une ultime explication de la crise, une causalité diabolique, la sélection. Les questions de la sélection et des moyens permettent de mieux cacher l’origine des effets pervers constatés, c’est à dire les mesures mêmes préconisées, voire imposées par les décideurs gauchistes, qu’ils soient syndicalistes, politiques, pédagogistes.

La philosophie de l’école modère la dimension de la culture, réduit l’intérêt de l’instruction, limite la portée de la connaissance. L’obsession égalitariste gauchiste génère le collège unique. Mais sur 10 000 enfants nés en 1966, plus de 3000 doivent quitter le collège et son enseignement général au moment d’arriver en 4ème. Un sur trois est incapable d’avancer vers un niveau du certificat d’études supprimé depuis peu. L’endoctrinement doctrinal est tel que les parents ne s’en rendent pas compte. L’école égalitariste défend les intérêts des puissants et pérennise leur domination. L’école élitaire était égalitaire sans le dire, l’école égalitariste proclamée est anti-égalitaire. Ce système d’injustice sélective est d’autant plus malfaisant qu’il avance masqué. L’école égalitariste gauchiste bénéficie à ceux qui ont les codes.

Au sein de cette école, des forces dominantes travaillent activement à une désorientation et à une progressive disparition de la culture. La destruction des fondements de la civilisation n’est-elle pas le but final des idéologues gauchistes? Au seul profit des possédants. Les réformes disent rechercher l’égalité des chances et l’égalité filles-garçons. Elles exaspèrent des germes de jacobinisme : un égalitarisme forcé, uniformisateur et lacunaire, un égalitarisme de guillotine se substitue au thème juridique de l’égalité des chances. Ainsi, les pédagogues de l’amnésie détruisent l’histoire événementielle et impulsent l’histoire thématique. La philosophie, l’esprit philosophique, qui encouragent le débat, la discussion, la contestation, sont tenus pour nuisibles et nocifs. Le politiquement correct, d’importation américano-protestante, exploite les ressentiments afin d’établir un programme restrictif et offensif, se targue et se flatte d’être le seul « parti d’intelligence » , représente un désir de domination totale, revisite l’histoire avec des lunettes indigentes et aveuglantes. La philosophie du système éducatif aboutit à la massification destructrice de l’institution scolaire. On fabrique des masses acculturées, clonées, formatées. On rend ces masses aptes à être manipulées au gré des gourous internationaux. On rend ces masses dociles, soumises à un système mondialisé, uniformisé. La dictature mondiale, c’est « la lutte finale ».

Par l’entremise de l’idéologie pédagogiste, ces forces vives s’emploient à détruire les méthodes pédagogiques traditionnelles. D’un point de vue de l’organisation, le pédagogisme constitue une Eglise, avec son pape, Philippe Meirieu, sa théologie, les sciences de l’éducation, ses séminaires, l’IUFM, puis l’ESPE, son Saint-Office, les Inspecteurs généraux. Son dogmatisme et son intolérance ont déjà fait des millions de victimes parmi nos enfants. La « refondation » de l’école, présentée comme une reconstruction du système, est son absolu contraire. Il s’agit du démantèlement du système. La « refondation » de l’école est une révolution aboutie. A cet égard, le plan Langevin-Wallon de 1947 s’inscrit dans la continuité révolutionnaire et s’applique en plusieurs étapes. La morale laïque de Vincent Peillon s’inscrit dans ce cadre de « refondation ». Pour lui, « la morale laïque est un ensemble de connaissances et de réflexions sur les valeurs, les principes et les règles qui permettent, dans la République, de vivre ensemble selon notre idéal commun de liberté, d’égalité, et de fraternité. Cela doit être aussi une mise en pratique de ces valeurs et de ces règles…. ». Il s’agit donc de la religion des droits de l’homme. Peillon assimile la morale, SA morale à une religion.

Par opposition, « l’enseignement laïc de la morale » transmet les règles morales traditionnelles, imprégnées de morale naturelle en même temps que de morale chrétienne, basées sur des devoirs. Les décideurs et ordonnateurs pédagogistes, et les professeurs anarcho-libertaires, ont développé tous les moyens de détruire la scolarité. L’école a désormais pour ambition d’inculquer aux élèves ce qu’il convient de penser sur tel ou tel sujet, dès le plus jeune âge, plutôt que d’instruire les élèves, par exemple, l’esclavage, la colonisation, l’immigration, la théorie du genre, l’homosexualité….Des principes et des bases président à la démolition de l’école traditionnelle et à l’installation de l’école pédagogiste.

L’école pédagogiste repose sur le principe de démocratisation de l’enseignement, opposé au principe de valorisation des meilleurs et de chacun. Ce système d’amélioration vise à éduquer, à instruire le plus et le mieux possible TOUS les enfants, afin de tirer le MEILLEUR PARTI DE CHACUN, il est foncièrement démocratique. Dans un système de démocratisation, la différenciation des parcours tend à s’effacer, la recherche du plus petit dénominateur commun est la règle. Les élèves sont amenés à réaliser des activités choisies par eux. La démocratisation ne permet pas un enseignement de qualité, maintient le peuple dans l’ignorance. C’est un modèle parfait d’obscurantisme. Le principe « mettre l’élève au centre du système éducatif » pour qu’il « construise ses savoirs » est issu de l’idéologie marxiste. Faire de l’élève le centre du système, c’est régresser à l’idée que l’élément doit être considéré comme centre du système où il évolue. L’éducation nouvelle est collectiviste et individualiste. Et l’éducation individualiste conduit l’individu à gérer ses émotions, ses désirs, ses affections, ses motivations à partir de ses intérêts. Il ne faut pas mettre l’élève au centre du système, mais poser le savoir et la raison au centre de l’élève. L’éducation individuelle amène un individu à s’assumer, à connaître ce qui l’entoure de manière autonome, personnelle. L’élève ainsi placé au centre du système doit « apprendre à apprendre », pour construire lui-même son savoir. Il s’agit en fait de construire le monde voulu par les idéologues mondialistes.

Le constructivisme contraint les enfants à devenir des autodidactes scolaires, et ILS NE LE PEUVENT PAS. On oblige les enfants à deviner au lieu de comprendre, en obscurcissant délibérément la présentation des connaissances. En réalité, il s’agit de mettre la société au centre de l’enfant, pour qu’il puisse mieux s’y perdre et pour qu’il puisse assimiler au mieux l’idéologie dominante. L’interdisciplinarité se concrétise par des activités réalisées par les enfants, sans rien exiger d’eux, ni un résultat précis, ni une nécessaire progression. Dans cette logique, toute activité de l’enfant est collectivisée. La collectivisation se poursuit tout au long de la scolarité, alors que la formation intellectuelle ne peut résulter que d’un travail et d’efforts personnels. Dans l’école pédagogiste, l’urgence pragmatiste l’emporte sur la culture. Le savoir théorique recule devant l’information pratique. L’abstrait et l’intemporel se dérobent sous le concret, l’actuel, le sensible, l’éphémère. Les jeunes ne comprennent le monde que dans le sens voulu par l’oligarchie au pouvoir. D’où un sentiment de désarroi. En fait, l’enseignement a besoin de l’inactuel et de l’inutile. Par exemple, la mort d’Antigone aide à comprendre l’héroïsme. Un détour par le passé, par l’abstraction, par l’idée, permet d’assurer les bases de la connaissance, sert à penser, à repérer ce qui est une tradition, une doctrine, un sophisme. Toutes choses interdites dans le monde bien pensant.

L’école de la propagande gauchiste devient une école totalitaire. L’école de masse entraîne la massification de l’enfance et réduit la place de l’enfant dans le débat sur l’école. La socialisation par les médias résulte des effets pervers de la télévision qui se conjuguent pour façonner les personnalités. La massification transforme l’institution scolaire: désir de scolariser tous les élèves sur le même modèle, influence des modèles télévisuels sur les méthodes de l’école. L’enfance dans un monde transformé se trouve pénalisée au niveau des apprentissages. Et les gestionnaires de l’école veulent modifier la société en agissant sur les enfants scolarisés. Les pédagogistes veulent détruire ou dominer les disciplines, régenter l’institution. Dans ces conditions, le pédagogisme fait preuve de mégalomanie, d’un désir de puissance, et de gloire. Mégalomanie qui se traduit par la prééminence absolue du politique et de l’économique. Le programme de Philippe Meirieu, à forte charge idéologique, vise à fabriquer le nouvel « homme nouveau ». L’égalitarisme scolaire, la pédagogie de masse, l’égalité DANS l’école prétendent réduire les inégalités sociales, mais conduisent à une explosion des inégalités sociales. Seule, l’égalité DEVANT l’école peut donner ses chances à chacun et réduire les inégalités. Enfin, la communication remplace la culture, et la désinformation médiatisée officialise, ratifie et scelle les déclarations de « bonnes intentions ». Avec l’écriture inclusive, définie comme « graphie non sexiste », et l’introduction de la langue arabe à l’école, les bornes de la déraison sont franchies, et la langue française est menacée. On organise un grand lavage de cerveau.

Toute dévotion glisse fatalement vers la contrainte et l’hypocrisie. Toute religion tend au totalitarisme. C’est le cas avec le pédagogisme, adoré et vénéré par des bigots qui lui rendent un véritable culte. En prétendant éduquer, on s’affranchit du devoir d’instruire. En prétendant former des consciences, on se dispense de former des esprits. Paul Valéry, (1871-1945), disait: « Le lion est fait de mouton assimilé ». De même, l’homme est fait de la nourriture d’autrui. Encore faut-il se nourrir ! Mais les pédagomanes s’emploient à empêcher cette nourriture. Dans la novlangue de la pédagogie moderne, « tête bien faite » est devenu une tête vide. La régression scolaire n’est pas le fait du hasard. Cette politique s’inscrit dans le programme mondialiste des illuminati. Elle est savamment calculée et vise à mettre l’humanité en esclavage.

 

Jean SAUNIER

VPF Franche Comté

 

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