Discours prononcé par le général Antoine Martinez à l’issue de la cérémonie à l’Arc de Triomphe le 22 septembre 2018

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Le 22 septembre dernier, le général Antoine Martinez, président des Volontaires pour la France, ravivait la flamme à l’Arc de Triomphe aux côtés des partenaires de Volontaires pour la France. A cette occasion, il a prononcé un discours fort pour la France. Nous publions l’intégralité de ce discours.

Discours prononcé par le général Antoine Martinez à l’issue de la cérémonie à

l’Arc de Triomphe le 22 septembre 2018


Chers amis,

Tout d’abord je voudrais vous remercier d’avoir répondu nombreux à ce rassemblement pour cette cérémonie particulière. Votre présence aujourd’hui témoigne de la force de votre engagement puisque beaucoup ont fait le déplacement depuis la province. Je voudrais également remercier l’hôte de ces lieux chargés d’histoire et qui rappellent les racines de la France. Enfin, remercier notre équipe chargée de la logistique qui a préparé ce buffet qui va nous permettre de passer un moment convivial.

Je rappelle que les Volontaires Pour la France (VPF) et le Cercle de Citoyens Patriotes (CCP) ont décidé de faire alliance pour unir leurs efforts dans la perspective d’actions communes indispensables pour résister aux dérives cautionnées par nos dirigeants politiques depuis de nombreuses années, dérives contraires aux intérêt de la nation. Cette alliance avec le général Piquemal a été officialisée par notre communiqué commun du 11 novembre 2017 et la cérémonie d’aujourd’hui, à l’Arc de Triomphe, au cours de laquelle nous avons déposé une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu et participé au ravivage de la flamme est chargée de sens et de symbole et témoigne de notre engagement dans la défense de notre héritage historique, spirituel et culturel.

Nous avons voulu inscrire cette cérémonie de commémoration d’aujourd’hui dans le cadre de la célébration du Centenaire de la Grande Guerre qui devrait être clôturée avec faste, nous l’espérons, le 11 novembre prochain, 11 novembre 2018.

Il faut, en effet, rappeler que le 11 novembre 1918, les clairons sonnaient le cessez-le-feu sur toute la ligne de front, mettant un terme aux combats meurtriers de la Première Guerre Mondiale. La nation tout entière laissait enfin éclater sa joie, exténuée par quatre années de souffrances, de douleurs, de deuils et de privations. Le canon se taisait pour laisser place à un silence assourdissant.

Face à la joie légitime des vainqueurs, c’est surtout la tristesse qui se lisait chez tous ceux qui célébraient la victoire dans la douleur causée par la perte d’un proche. Et pour de nombreux Français le deuil succédait au silence des armes. Aux yeux de tous, la France avait été pendant quatre années le champ de bataille de l’Europe. Dans la boue des tranchées, sous une pluie incessante de fer et de feu, sur des lignes de front désespérément immobiles, les hommes ont connu pour la première fois la mort de masse.

Chaque année la France se souvient du sacrifice de ses enfants et de ceux venus d’ailleurs mourir sur notre sol pour la liberté. Cent ans après la disparition de plus de 1 300 000 poilus morts pour la France, nous nous sommes retrouvés devant la tombe du Soldat inconnu qui les représente tous pour honorer leur mémoire, pour leur témoigner notre reconnaissance et transmettre cet héritage sacré et douloureux aux jeunes générations. Vous me permettrez de prononcer ces quelques vers tirés du poème « Aux morts de mon pays » écrit par Albert Bausil et qui est lu chaque 11 novembre dans la cathédrale Saint-Jean Baptiste de Perpignan :

Demain, les angélus du bonheur sonneront ;

Vous ne serez pas là pour voir les blés éclore,

Mais ce sont vos épis que nous moissonnerons !

………………………………dans la plaine arrosée,

Quand nous verrons le grand retour de Messidor,

Nous nous rappellerons que c’est votre rosée

Qui fit épanouir pour nous la moisson d’or.

Depuis cette victoire chèrement acquise et dont la première conséquence et la fierté pour tout un peuple fut le retour de l’Alsace et de la Lorraine dans le giron national, et malgré le fait qu’une vingtaine d’années plus tard la France connaissait à nouveau la guerre avec son cortège de souffrances, on peut affirmer, en effet, qu’avec la seconde partie du XXème siècle, nous ne devons pas l’oublier, ce sont bien les épis plantés par nos poilus notamment que nous avons moissonnés pendant un demi-siècle. C’est bien leur rosée qui a fait épanouir pour nous la moisson d’or. Malheureusement, depuis une bonne vingtaine d’années, la situation de notre pays a bien changé en raison du manque de clairvoyance et de l’aveuglement de nos élites politiques.

Et c’est finalement cette perte du sens de ce qu’est le bien commun et de ce qu’est l’intérêt de l’Etat et de la nation par nos élites politiques qui sont la raison de notre présence aujourd’hui à Paris. Nous avons d’ailleurs déjà manifesté avec le général Piquemal notre volonté de nous allier pour entrer en résistance contre des dérives contraires aux intérêts du peuple français. J’aurais donc trois remarques importantes à formuler :

Tout d’abord, sur cette cérémonie que nous avons voulu inscrire dans le cadre de la célébration du Centenaire, il nous a paru important que le 11 novembre 2018 soit célébrée d’abord la victoire sur l’ennemi. Cette célébration doit être l’occasion pour la nation française d’exalter les valeurs patriotiques caractérisées notamment par la bravoure, l’héroïsme, le sens du sacrifice. Ce n’est que dans un second temps que ces cérémonies du Centenaire pourront être un moment de commémoration qui se traduit, elle, par un devoir de mémoire à l’égard des morts pour la patrie. Et face au sacrifice de ceux qui ont donné leur vie pour la liberté, il nous a semblé opportun de proposer au président de la République, dans une lettre ouverte, de marquer ce Centenaire de la victoire par une mesure qui consacrerait les valeurs patriotiques de courage, d’abnégation, de dépassement de soi qui ont guidé l’engagement de tous nos soldats durant la Grande Guerre en les nommant dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur au rang de chevalier à titre posthume, pour ceux fort nombreux qui ne le sont pas. Ce serait un grand acte de reconnaissance nationale. Leur sacrifice nous rappelle d’ailleurs à nos devoirs de reconnaissance à leur égard et de fidélité dans la défense de la continuité historique de la nation française. Cette lettre ouverte au président de la République est signée par huit généraux dont trois d’entre eux sont présents ici ce soir.

Ensuite, puisque j’évoque la défense de la continuité historique de la nation française qui est si importante dans le combat qui est celui des Volontaires Pour la France et du Cercle de Citoyens Patriotes, il n’a échappé à personne que l’Etat, incapable de s’opposer à la menace islamique qui pèse aujourd’hui sur notre pays, cherche à faire taire les patriotes qui précisément la dénoncent et s’opposent à l’immigration de masse et à l’islamisation de notre société. Avec le coup de filet opéré récemment dans les rangs de l’AFO, deux des personnes arrêtées ayant été exclues de nos rangs, c’est en fait une attaque indirecte contre les Volontaires Pour la France qui a probablement été lancée. Quand on analyse la chronologie et les faits, on constate une collusion qui s’est instaurée entre des services de l’Etat, comme la DGSI, et des médias comme Mediapart soumis aux tenants des adeptes de l’islam comme le CCIF. Ce dernier a cru bon, à la suite de ces événements, d’affirmer dans une vidéo que l’AFO était le bras armé des VPF. Alors, je vous l’annonce, nous venons de déposer plainte, avec constitution de partie civile, pour diffamation contre le CCIF.

Enfin, comme vous le savez tous, le rappeur Médine devrait se produire au Bataclan les 19 et 20 octobre prochains. En fait, il devait se produire puisque nous avons appris hier en fin de journée que ces concerts ont été reportés en février prochain dans un autre lieu que le Bataclan. Mais j’avais rédigé mon discours il y a quelques jours avant ma venue à Paris. Les pouvoirs publics n’ont pas réagi à ce scandale et nos dirigeants politiques, par leur silence incompréhensible et coupable, semblent collaborer à cette ignominie. Les Français ne peuvent pas, ne pouvaient pas accepter ce sacrilège, cette provocation, cette insulte à nos morts innocents. Alors, j’ai adressé au ministre de l’Intérieur il y a quelques jours une lettre ouverte, datée du 19 septembre qu’il a dû recevoir ce 19 septembre, la date ayant été choisie à dessein, lui demandant de prendre conscience des troubles à l’ordre public que constituerait la tenue de ces concerts dans ce site martyr car la mobilisation des opposants est en cours. Je lui demande, je lui demandais l’interdiction de ces deux concerts. Cela dit, je ne lui demandais pas une annulation temporaire ou le report dans une autre salle. Je lui demandais l’interdiction des concerts de ce rappeur islamiste. Et ma demande repose sur trois arguments imparables qu’il va falloir utiliser d’ici le début du mois de février prochain :

1. Ce pseudo-artiste au nom de scène pas anodin car révélateur de la radicalité islamique meurtrière qu’il porte et qu’il affiche avec arrogance n’hésite pas à prôner, sur des photos, le djihad avec un sabre et à tenir dans ses « chansons » des propos racistes et haineux. Entre la voie mystique de l’islam, celle de La Mecque et la voie violente, radicale et conquérante, celle de Médine, il a bien opté pour la seconde, ville sainte en Arabie saoudite, symbole du wahhabisme et du salafisme. Il n’y a donc aucun doute sur son message guerrier. Laisser, dans ces conditions, ces concerts se dérouler est impossible.

2. Le choix du Bataclan, lieu symbolique et martyr, est une provocation délibérée dont le but recherché est l’humiliation, l’imposition d’une souffrance supplémentaire au peuple français et l’excitation des haines. C’est également une tentative visant à tester l’attitude des pouvoirs publics pour voir jusqu’où il peut aller trop loin.

3. Une démocratie – à plus forte raison la République française – a non seulement le droit mais le devoir de se défendre contre les agressions extrémistes telles celles véhiculées par ce pseudo-artiste qui se targuait, par ailleurs, d’être l’ambassadeur de l’organisation controversée « Havre de Savoir » aux accointances reconnues avec les Frères musulmans. Et d’ailleurs, nos dirigeants politiques ne peuvent pas ignorer que la justice a déjà eu l’occasion de poser des limites avec notamment l’interdiction d’un spectacle (affaire Dieudonné) à la suite d’une décision du Conseil d’Etat. Si une jurisprudence a établi la nécessité d’interdire les spectacles de l’humoriste Dieudonné, il apparaît a fortiori totalement justifié et nécessaire qu’il en soit de même pour les concerts du rappeur Médine. Et il n’y a là aucune censure, aucun reniement, aucune transgression de l’état de droit en interdisant ces concerts. Il s’agit simplement de défendre les valeurs fondamentales sans lesquelles la démocratie et le fonctionnement de la République sont remis en cause. Alors, le combat continue.

Voilà ce que je souhaitais vous dire ce soir, en renouvelant mes remerciements à chacun de vous pour votre présence aujourd’hui, pour votre engagement dans ce combat qui est un combat noble et juste pour que renaisse la France que nous avons servie et que nous continuons à servir.

Je terminerai en citant Charles Péguy qu’on ne peut pas oublier à l’occasion de la célébration du Centenaire de la Grande Guerre. Charles Péguy qui est tombé le 5 septembre 1914 au tout début de cette guerre. Chacun sait qu’il a laissé une œuvre littéraire riche. J’aurais pu citer des vers qui sont connus comme

Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle

(…) Heureux ceux qui sont morts d’une mort solennelle.

Je préfère une autre citation, peut-être plus appropriée à ce moment que nous vivons, ce moment difficile dans lequel le peuple est en quête d’espérance.

Des trois vertus théologales que sont la foi, la charité et l’espérance, Charles Péguy donne la primauté à l’espérance, car l’espérance c’est l’ébullition, l’aspiration sans cesse renouvelée qui anime l’homme. Sans l’espérance, l’univers sombrerait dans le dépérissement et finalement dans le néant. Dans l’une de ses œuvres, Le mystère des Saints Innocents, il fait dire ceci a Dieu :

« Je suis, dit Dieu, Seigneur des Trois Vertus.

La Foi est un grand arbre, c’est un chêne enraciné au cœur de France.

Et sous les ailes de cet arbre la Charité, ma fille la Charité abrite toutes les détresses du monde.

Et ma petite espérance n’est rien que cette petite promesse de bourgeon qui s’annonce au fin commencement d’avril »

Alors, comme Charles Péguy, sachons entrer dans cette espérance, « cette petite promesse de bourgeon » qui fleurit chaque printemps et sans lequel l’arbre ne pourrait vivre, cette espérance qui proclame la renaissance de la France. Alors soyons ces petits bourgeons qui proclament la renaissance de notre France.

Vive la France, cette France charnelle qui doit retrouver sa grandeur.

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