Dans quel autre pays ?

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Plusieurs milliers de supporters de l’équipe algérienne s’étaient donné rendez-vous sur les Champs-Elysées dans un brouhaha de chants, de klaxons et aux cris de « One, two, three, viva l’Algérie », pour célébrer la victoire des Fennecs sur la Côte d’Ivoire et l’accession de leur équipe en demi-finale de la coupe d’Afrique des nations.

Très rapidement, deux magasins proches ont été pillés par plusieurs dizaines de personnes.

Peu avant minuit, des groupes s’en sont pris à trois magasins de motos situés sur l’avenue de la Grande-Armée. Une fois la vitrine cassée, ils ont pillé deux magasins, dont une enseigne Ducati, s’emparant d’accessoires et de motos…

D’autres vitrines ont été brisées et, peu avant 1h, des échauffourées ont éclaté et les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène notamment autour de la place de l’Etoile pour repousser des groupes qui leur lançaient des projectiles.

Ces événements soulèvent, une fois de plus plusieurs interrogations.

Au-delà même des pillages festifs devenus presque aussi traditionnels que les incendies de véhicules de la Saint Sylvestre, ce qui interpelle le spectateur gaulois peu sportif que je suis, c’est de constater l’accaparation d’espaces publics de notre belle France par des populations étrangères, comme si elles étaient chez elles, chez nous.

Peut-on envisager un instant de telles scènes de liesse communautaires étrangères assorties des exactions d’hier à Moscou, à Budapest ou à Pékin ? Je vous laisse imaginer les réactions.

Allez, je vais aller plus loin. Imaginez la communauté française envahir Alger ( et détruire quelques vitrines au passage) avec des milliers de drapeaux français au cri de « vive la France » lors d’une victoire sportive tricolore…

Autre aspect de ces événements, il est assez inquiétant de réaliser que les dizaines de milliers (pour ne pas dire millions) de supporters algériens en France sont aussi « français ».

Je n’ai pas souvenir pourtant de les avoir vu par le passé, brandir l’étendard bleu blanc rouge avec la même ferveur et se pose à moi l’horrible question qu’il est interdit d’évoquer de la nécessaire fin de la double nationalité. N’en déplaise aux chantres du progrès multiculturaliste et autres collectionneurs de passeports, on ne peut servir résolument deux patries en même temps.

Dieu nous préserve, au pays où la diversité est reine, d’avoir un jour à gérer un conflit qui ne supportera pas d’avoir des cœurs aussi partagés…

 

Franck LEBEL – VPF 75

 

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