Covid-19 et test nasal : le protocole qui falsifie les chiffres de l’épidémie

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Depuis deux mois, le test nasal est utilisé à une très grande échelle pour identifier, par RT-PCR, les porteurs de coronavirus, et évaluer la gravité de l’épidémie. Nous allons voir comment ce protocole applique trois stratagèmes qui multiplient à volonté les cas positifs et exagèrent l’importance réelle de l’épidémie. Nous verrons aussi que ce test n’est pas dénué de risques et ce que chacun peut faire pour tenter d’éviter un résultat positif.

Tout d’abord, contrairement aux prélèvements de gorge, de crachats ou d’urines, ce test n’était jamais pratiqué parce qu’il n’a aucun intérêt. Les cavités nasales sont en permanence contaminées par l’air extérieur, et on y trouve, piégés dans le mucus, les poussières et les millions de germes, de virus et de moisissures en suspension dans l’air que nous respirons. Au cours d’une pathologie infectieuse, l’analyse de ce mucus pollué par l’environnement ne permet pas de faire un diagnostic, car il ne respecte aucune règle d’asepsie. Et pourtant, depuis quelques années, ce test semble devenu une pratique régulière de médecins qui n’ont pas réfléchi au fait que le nez, c’est toujours sale, et qu’on peut y trouver tout et n’importe quoi.

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous allons faire une comparaison. Imaginons une commission d’hygiène et de sécurité chargée de visiter votre entreprise. Au lieu d’effectuer les contrôles habituels pour déterminer si l’air, l’eau ou les locaux sont contaminés, la commission d’hygiène vérifie simplement les filtres du système d’air climatisé. Elle y découvre des germes ou des poussières toxiques et fait fermer votre entreprise ! Or c’est précisément la fonction de ces filtres, arrêter ces agents pathogènes, pour délivrer un air purifié dans les locaux. Il s’agit d’une stratégie de guerre commerciale qui profite sans aucun doute à un concurrent très puissant et capable d’influencer cette commission pour faire fermer votre entreprise. Cette décision est totalement malhonnête et illégale. Pour le contrôle suivant, non seulement les locaux seront propres, mais vous ferez nettoyer ou changer les filtres.

Autre comparaison d’un ami, le filtre à air de votre voiture est sale et le garagiste – les autorités sanitaires – vous oblige à immobiliser votre véhicule au garage ! C’est exactement ce qui se passe maintenant en France avec le prélèvement nasal pour la Covid-19. L’entreprise, c’est vous. Votre appareil respiratoire comporte un système de filtre qui piège et élimine les poussières et les particules qui pourraient pénétrer dans vos poumons. Les cavités nasales et les voies aériennes supérieures sont tapissées de cellules ciliées pourvues de poils microscopiques et d’un mucus collant qui filtrent toutes les particules indésirables et les agents infectieux en suspension dans l’air, de façon à délivrer un air purifié à vos alvéoles pulmonaires. Ce système, contrairement aux masques chirurgicaux, est nettoyé en permanence. Les mouvements des cils rejettent le mucus chargé de poussières, de bactéries, de moisissures ou de virus. Ce mucus ne remonte pas dans les cavités nasales, il est dégluti, mélangé aux enzymes salivaires, et détruit dans l’estomac. Quand on se mouche et quand on éternue, le mucus peut être rejeté à l’extérieur et les précautions d’usage sont indispensables.

Actuellement, même en bonne santé, on vous impose cette absurdité médicale, cette analyse de votre mucus nasal contaminé par des millions de particules en suspension dans l’air extérieur.

 

Le deuxième stratagème concerne le test RT-PCR, dont la sensibilité très élevée permet de détecter des quantités infinitésimales d’ARN viral dans les échantillons, sans différencier les fragments d’ARN des virus vivants. Pour cela, on multiplie un très grand nombre de fois le moindre virus ou le moindre fragment d’ARN viral inactivé : • 24 cycles de duplication = × 224 = × 17 000 000, • 30 cycles de duplication = × 230 = × 1 000 000 000, • 35 cycles de duplication = × 235 = × 35 000 000 000 ! • 40 cycles de duplication = × 240 = × 1000 000 000 000 !! Plus le seuil de cycle – cycle threshold = CT – est élevé, moins la charge virale est importante. Comme l’a expliqué le Pr Jean-François Toussaint le 8 septembre 2020 sur LCI, au-delà de 24 cycles, les personnes dites positives ne sont pratiquement pas contagieuses. La communauté internationale aurait fixé un seuil de 30 duplications, au-delà duquel le test doit être considéré comme négatif. En France, dans le cadre d’une stratégie de dépistage massif national, le seuil de cycle de duplication CT a été augmenté au-delà de 35. Il varie en fonction des techniques, ce qui empêche les comparaisons, et les médecins ne reçoivent pas les résultats eux-mêmes, mais une interprétation (Avis du 25 septembre 2020 de la Société française de Microbiologie). Chaque fois que les autorités sanitaires ajoutent un cycle de duplication au protocole, le nombre des tests positifs et des erreurs double. Aujourd’hui, on appliquerait entre 35 et 40 cycles de duplication, ce qui multiplie par 100 ou par 1000 le nombre de résultats positifs et les erreurs. Les résultats se rapprochent d’un tirage du loto, les erreurs seraient voisines de 30 %, et plus de 95 % des personnes testées positives ne seraient absolument pas contagieuses et ne nécessiteraient aucune précaution particulière.

Réalisé de cette façon, le test peut détecter la contamination infinitésimale du laboratoire lui-même, qui n’est pas stérile et accueille des centaines de patients chaque jour, ou celle de l’air que le sujet a respiré les heures précédentes : positif un jour, négatif le lendemain, et ainsi de suite. Les quelques virus ou fragments d’ARN englués dans le mucus de vos cavités nasales sont inoffensifs, ils ne s’y multiplient pas, ils ne sont pas rejetés à l’extérieur mais déglutis, digérés. Vous n’êtes ni contagieux ni malade, et la décision de vous isoler est totalement malhonnête.

 

Enfin, le dernier stratagème concerne l’identification du virus lui-même. En biologie, pour identifier un germe ou un virus, le prélèvement doit être fait dans des conditions stériles, puis il est mis en culture et on regarde ce qui pousse. On identifie ainsi les germes et les virus bien vivants et capables de provoquer une infection. Avec le prélèvement nasal et le test RT-PCR, le prélèvement est contaminé et on ne fait pas de culture, puis on déclare positifs des prélèvements qui ne contiennent que des fragments inactifs d’ARN viral. Il s’agit donc de résultats falsifiés, de faux résultats positifs. Le prélèvement naso-pharyngé lui-même n’est pas un geste dénué de risques. Il peut provoquer des micro-érosions des muqueuses nasales, y faire pénétrer quelques virus présents dans le mucus et déclencher une véritable infection. D’autre part, les cavités nasales sont séparées de la base du cerveau et de l’hypophyse par quelques centimètres de feuillets osseux très minces et un prélèvement peut être traumatique. Ce prélèvement profond par voie nasale peut être dangereux ! Avec ce test nasal qui ne respecte aucune des règles fondamentales de la microbiologie et de la médecine scientifique, on entre dans le domaine de l’escroquerie médicale. Comme pour notre entreprise, la technique de prélèvement, l’augmentation des cycles de duplication et les faux résultats positifs interviennent dans une stratégie de guerre économique, ils permettent d’augmenter à volonté le nombre des soi-disant porteurs du coronavirus. Grace à ce dépistage massif, les autorités sanitaires entretiennent une illusion d’épidémie, maintiennent les populations dans la peur de tomber malade ou de contaminer leurs proches, et imposent des mesures liberticides, préjudiciables à toute la population et à toute notre économie.

En imposant ces méthodes, les autorités sanitaires sont le bras armé d’une guerre dirigée contre la population française et toute son économie. Il existe un moyen simple pour diminuer le risque de test positif, comme pour le système de climatisation de notre entreprise. Avant ce test, il faut se moucher et se rincer soigneusement les cavités nasales avec du sérum physiologique ou l’équivalent : il faut nettoyer votre filtre personnel et évacuer le mucus contaminé par les particules virales présentes en suspension dans l’air que vous respirez.

 

Conclusion : cette stratégie de dépistage massif est une fraude massive, biaisée de trois façons différentes, qui augmente artificiellement le nombre de sujets positifs alors que le nombre réel des malades reste modéré. Grace à ce protocole malhonnête, les autorités sanitaires se donnent les moyens d’immobiliser des millions de véhicules – vous et moi – parce que leurs filtres à air – leurs cavités nasales – sont sales. Si vous devez faire ce test, soyez propres sur vous, lavez-vous les mains, mouchez-vous soigneusement et faites un lavage des cavités nasales avec du sérum physiologique. Cela peut faire la différence.

 

Dr Jean-Michel CRABBE

Membre du collectif médecins et soignants

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