Coronavirus, par hasard ?

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Et si le coronavirus n’était pas une mauvaise chose pour tout le monde ?

Oui, bien sûr, il y a des morts. Soit. Mais des morts, il y en a des millions tous les jours, et le monde continue de tourner, et malgré l’épidémie – ou la pandémie, c’est selon – infarctus et cancers continent leurs ravages, sans faire les grands titres du moment des médias manipulateurs. Au fond, on s’habitue à tout. Et puis les morts, oui, c’est triste, enfin, ne nous leurrons pas trop, beaucoup de retours d’enterrements sont assez joyeux, et les nouvelles perspectives offertes peuvent, parfois, atténuer très concrètement la douleur des proches. Ce n’est peut-être pas forcément d’une grande valeur morale, mais c’est comme ça, en réalité, les « regrets éternels » ne sont guère inaliénables que sur les stèles des cimetières, et encore… Ah, et puis, ne désespérons pas : des milliers de matrices fécondes laissent émerger à l’air libre des milliers de nouvelles vies qui remplaceront celles qui se sont arrêtées, fut-ce par un virus ou autre chose… Le déficit démographique n’est donc pas pour demain et la planète devra probablement supporter un nombre de plus en plus élevé de pollueurs potentiels ou malades qui s’ignorent, à moins qu’elle n’en décide autrement, et qu’elle décrète qu’elle allait se sauver toute seule, vite fait, indépendamment et sans l’aide des naïfs extrémistes manipulés, et qui expriment des prétentions totalement stupides pour ne pas dire carrément meurtrières, surtout pour l’économie.

Ce nouveau virus arrive quand même au bon moment, il faut noter que ces hasards providentiels sont pratiquement toujours au bénéfice de ceux qui prétendent régir le monde. Le départ de l’épidémie se trouve en Asie, un pays qui est désigné comme étant le grand ennemi de l’oncle Sam, lequel ne peut que se réjouir d’un fléau qui mettra à mal l’économie de son ennemi juré : quelle aubaine quand même ! Même s’il en souffrira un peu, l’oncle Sam en restera gagnant ! Second pays attaqué : l’Iran, lui aussi, ennemi juré du tonton, vraiment, quel bon coup de pot ! Troisième pays bien attaqué par la fatale bestiole : l’Italie. Là, on ne peut s’empêcher de faire le lien avec la tendance « populiste » qui voudrait contrer le mondialisme bruxellois, populiste qui a tout de même été mis au pas, peut-être provisoirement, par les autorités de tutelle. On peut donc en conclure que si ce pays était affecté d’une lourde contrainte économique, ce serait une excellente occasion fort opportune pour le ramener dans le « droit chemin » du capitalisme de connivence qui l’a déjà tant ruiné. Notons également que notre pays n’est pas épargné non plus, et tout ceux qui lorgnent sur notre (modeste mais bien réelle) force de dissuasion et notre siège permanent à l’ONU, ne verraient certainement pas d’un mauvais œil un affaiblissement économique significatif de ce pays prétentieux pourtant déjà ruiné, mais qui entend, encore et toujours, donner des leçons de morale au monde entier, tout en battant sa coulpe au nom de repentances complètement insensées.

Si l’on veut bien y réfléchir et regarder les choses en face, voilà une épidémie qui promet moult avantages pour certains. Et si, au passage, ça pouvait changer cette habitude idiote et grotesque de systématiquement lécher toutes les joues féminines que l’on rencontre, il y aurait au moins un point de positif dans l’affaire !

Maintenant, si nous voulons un peu analyser comment les choses évoluent dans notre pays, il est assez clair quand même que la situation n’est pas forcément d’une grande limpidité. La « transparence » est, certes, la valeur suprême de nos valeurs indépassables, démocratiques et républicaines , il n’empêche qu’elle montre un taux d’opacité assurément bien prononcé. Il ne faut pas forcément condamner d’emblée, il est probable qu’il y a tellement d’incertitudes sur le sujet que les décisions sont difficiles, et comme toujours, c’est une fois que les moments pénibles sont passés que l’on sait vraiment si les décisions prises à l’occasion étaient les bonnes ou les moins bonnes. Entre le fait de ne pas affoler les populations et le fait de mentir délibérément, par exemple, en disant que « ça s’arrête à la frontière » – fermée ou pas – il y a un espace de manœuvre où la navigation est hasardeuse. Les déclarations officielles sont assez contradictoires, influencées par l’opinion, les intérêts personnels des autorités et les avis médicaux, et on voit que lesdits avis médicaux sont quand même eux aussi contrastés, ce qui est assez logique, la médecine étant une science fort imprécise, et qui a ceci de particulier qu’elle est comme l’horizon : elle recule au fur et à mesure que l’on avance. Là encore, Dame Nature a et gardera sa maîtrise sur les choses, et ce ne sont pas les pauvres humains qui vont pouvoir la contrarier, fussent-ils des génies.

Cette épidémie a quand même fait prendre conscience à certaines personnes de la dangerosité du mondialisme, et de la stupidité d’extrader toute sa production, surtout l’essentielle, sous des cieux lointains, plus sereins fiscalement. On peut regretter ce fait, mais il faut quand même avoir à l’esprit que l’économie est une science encore plus incertaine que la médecine, et il est logique que toute création de richesse impose ses fondamentaux, tant pour produire que pour durer.

Par nécessité, tout entrepreneur, quel qu’il soit, sait que ses besoins en matières premières sont essentiels pour sa survie et se doit, autant que faire se peut, diversifier ses sources et ses fournisseurs. Pour l’heure, la totale stupidité de remettre tout ou partie de son approvisionnement dans un unique pays, et lointain de surcroît, est clairement démontrée. N’étant pas à une promesse démagogique près, notre brillant clown financier a noté la chose, mais cela dit, ne nous faisons aucune illusion, l’orage passé, il oubliera allègrement le parapluie si hardiment brandi, et il est assez probable que la routine si bien rodée ne reprenne le dessus. Enfin, nous sommes aussi rassurés : en cas de « crise grave », nos dirigeants éoliens auront l’avantage de pouvoir se confiner dans un fort militaire, et le grand service gouvernemental principal, qui siège à Bercy, est, quant à lui, totalement équipé en protections, bien mieux que les soignants des hôpitaux qui, eux, sont en manque du matériel le plus élémentaire. Cela montre encore combien les services de racket fiscal sont mieux nantis et protégés que les services médicaux, ce qui n’étonnera que les crédules.

A l’étranger, certains n’ont pas manqué de profiter des circonstances, pour imposer leurs exigences totalitaires insensées. Tout le monde aura remarqué que le sultan turc a allègrement sauté sur l’occasion pour avancer ses pions. Ayant soucis avec son ennemi / allié, en Syrie, il a détourné une attaque trop risquée (et perdue d’avance), vers une proie nettement plus facile : l’Europe ! Et, forcément, ça a super bien marché. Après les déclarations tonitruantes d’un sinistre français qui annonçait le refus d’un chantage insupportable avec des êtres humains, on notera avec intérêt que ce même tartufe avait clairement soutenu la position du sultan dans son ingérence en Syrie ! Et fort de ces incohérences, voilà que nos croque-morts européistes s’apprêtent à donner, une fois de plus, des allégeances à ce pays voyou, alors que les allocations et subventions de toutes sortes arrivent régulièrement là-bas, et ce, depuis des années.

L’Histoire se répète, et à une époque, ne disait-on pas qu’il fallait faire des concessions, « pour ne pas fâcher » monsieur Adolf ?

Décidément, la mode n’est qu’un éternel recommencement…

 

Roger FER

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