CORONAVIRUS : les dégâts de la mondialisation

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Depuis bientôt vingt ans la Chine a adhéré à l’OMC. En contrepartie d’un accès privilégié aux marchés mondiaux, la Chine devait évoluer sur la question des droits de l’homme, et avancer sur la voie d’un mieux disant social, sanitaire, environnemental.

Qu’en a-t-il été ? L’Empire du milieu est toujours une dictature à régime de parti unique, la répression se renforce depuis l’accession au pouvoir de Xi, le système de reconnaissance faciale ouvre la porte à un totalitarisme de nouvelle génération effrayant. Sur les questions sociales, la Chine s’appuie toujours essentiellement sur une masse de main d’œuvre exploitée, sous payée, privée de bien des droits acquis depuis plus d’un siècle et demi en Europe. Le niveau des dépenses sociales montre bien que le pays, loin de doper son marché de consommateurs, continue de privilégier son modèle exportateur.

Quand au mieux disant sanitaire, le coronavirus nous apporte un éclairage qui en dit long sur l’état de la société chinoise, mais aussi sur le laxisme occidental concernant ce pays. Le virus serait né des habitudes alimentaires d’un autre âge, en l’occurrence de soupes de chauve-souris, mais on parle aussi de plats à base d’insectes, de reptiles etc… le tout sans contrôle sanitaire strict. Les étals des marchés chinois regorgent d’animaux sauvages directement vendus par des particuliers, sans aucun conditionnement spécifique ni examen des autorités.

Pas plus sur ce sujet, que sur les questions de pollution de l’air, et encore moins des droits de l’homme, les occidentaux ne s’inquiètent du retard de la Chine, et de ses conséquences à l’échelle de la planète : seuls les profits des multinationales implantées là bas comptent. Résultat : la Chine est devenue une bombe sanitaire et environnementale prête à exploser, et à s’exporter dans le monde entier, dans l’indifférence quasi générale. Comme le démontre le cas du coronavirus, la vitrine ultra moderne et high tech de la Chine ne concerne qu’une minorité de Chinois. La grande majorité des autres vit toujours dans le siècle passé.

L’Occident accepte cela, comme les délocalisations d’usines, les déficits commerciaux, la désindustrialisation et le chômage. Quand la Chine adhéra à l’OMC, Clinton affirma à qui voulait bien l’entendre que l’Occident allait en profiter : on a vu ce qu’il en est advenu. Il est grand temps d’imposer à la Chine le respect des obligations que son insertion dans le marché mondial lui impose.

 

Olivier PIACENTINI – VPF d’honneur

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