Aux pieds, le climat !

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— par le Général (2s) Roland DUBOIS —

Les 150 membres de la convention citoyenne sur le climat (CCC) ont reçu le président de la république. Il lui a été demandé s’il s’engageait vraiment à relayer leurs propositions « sans filtre » aux Français, soit par des règlements, soit par des lois soumises au parlement, soit par référendum. On peut avoir deux réactions face à cette prétention à faire la loi de gens tirés au sort et non pas choisis en fonction de leur compétence dans le domaine énergétique-écologique. Soit on s’inquiète qu’un texte rédigé par une minorité d’incompétents puisse être soumis à l’approbation d’une foule d’incompétents via le référendum, soit on se dit que le bon sens populaire sollicité ne fera pas plus mal que des parlementaires imprégnés de la doxa écologique, chez qui trop souvent l’engagement quasi religieux remplacera le bon sens, comme le passé récent en a déjà apporté des preuves. Ce que j’espère le président ne fera pas, c’est accorder le « sans filtre ». Sinon autant renoncer tout de suite à la démocratie représentative.

La planète se réchauffe sans doute. Dans ce domaine où l’échelle des temps n’est pas humaine, on ne sait pas si c’est à inscrire dans une évolution sinusoïdale à courte période, ou dans le très long terme. Les références historiques anciennes sont nombreuses de longues périodes, à l’échelle humaine, de saisons très froides, très sèches, très chaudes ou très humides, quand les conditions archaïques de l’existence humaine les rendaient plus dramatiques. Les statistiques fiables ne remontent guère qu’à un siècle et demi. Alors il est facile de dire, expression galvaudée par les journalistes, que c’est du « jamais vu » depuis…, depuis un point de départ qui est de plus en plus proche d’ailleurs. Bientôt on ajoutera « depuis la semaine dernière » ! L’expression est là pour paniquer le lecteur convaincu de vivre dangereusement le moment présent.

Dans son histoire la planète n’a cessé de passer par des cycles de réchauffement et de refroidissement, même en l’absence des hommes. Les glaciers ont laissé des empreintes gigantesques jusqu’en Corse. A contrario des fossiles d’animaux qu’on ne trouve qu’en régions tropicales ont été trouvés en France.

Quelle est l’influence humaine sur le réchauffement actuel? Probablement bien moindre que ce que le GIEC prétend, contredit d’ailleurs par d’autres experts, non moins crédibles mais moins écoutés parce que la doxa écologique l’exige. De toutes façons, la France, qui représente moins de 1% de la population de la planète et moins de 1% des émanations de gaz à effet de serre, ne peut avoir aucune influence notable sur l’évolution du climat, et toute dépense imposée aux Français dans ce but n’a aucun sens ; alors qu’aucun des pays les plus pollueurs de la planète ne s’impose de taxe carbone, et que la France est déjà à cet égard un des meilleurs élèves grâce à sa production d’énergie électrique d’origine nucléaire. Tout impôt, toute taxe, lié à ce souci de « sauvetage » de la planète doit donc être proscrit car il est inutile et ruineux.

Ce qui ne signifie pas que le souci écologique doit être absent de nos préoccupations. Les Français comprennent l’écologie qui les touche de près, l’écologie raisonnable, c’est à dire expurgée des mensonges qu’on leur distille en permanence sur la voiture électrique, l’éolien, les capteurs solaires, ruineux, dommageables pour l’environnement, et sans intérêt tant qu’on ne saura pas stocker l’électricité en grande quantité. L’écologie qu’ils pourront maitriser à un coût acceptable est bienvenue. Ils ne veulent pas transformer leur environnement et les mers en poubelle, leurs rivières en égouts. Ils veulent respirer un air sain. Ils comprennent aussi que les ressources énergétiques naturelles ne seront pas éternelles, qu’il faut les économiser et à terme apprendre à s’en passer. Mais en attendant il ne faut pas dépenser en pure perte, au détriment des Français et à la grande satisfaction de nos concurrents, des sommes démentes dans la prétention grotesque de commander au climat de la planète. Il faut :

  • Pérenniser le recours au nucléaire qui reste à l’horizon visible, avec l’hydraulique, la seule source d’énergie permanente et non génératrice de gaz.

  • Stopper la frénésie des constructions d’éoliennes et de capteurs solaires, couteuses, qui nécessitent parallèlement la mise en service de centrales thermiques, génératrices de ces gaz proscrits, ce qui est un comble.

  • Amplifier la recherche dans tous les domaines qui touchent la production énergétique et sa conservation.

  • En attendant des solutions pérennes hors nucléaire et hors carbone à un horizon incertain, lever les interdictions d’exploration et de production d’hydrocarbure à partir de schistes sur notre sol, sinon, demain, en attendant le jour béni de l’énergie 100% propre, paradoxe absurde, nous importerons du pétrole américain produit justement à partir de schistes bitumineux dont nous avons d’importants gisements et que vertueusement nous proscrivons.

Comment imaginer qu’en augmentant les taxes et en multipliant les éoliennes et capteurs solaires inutiles dans le petit pays rouge ci-dessous, on contribuera en quoi que ce soit à protéger du dérèglement climatique tout ce qui est en bleu et en blanc sur cette carte ? On se moque de nous.

Général (2s) Roland DUBOIS – VPF Ile de France

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