A la recherche de l’homme providentiel…

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Nos présidents successifs se voient tous reprocher de ne pas faire l’union des Français. Dans notre constitution le président n’a pas qu’un rôle représentatif. Il est le chef ; et c’est pour donner plus de solennité et de poids à ce rôle qu’on l’a fait élire au suffrage universel. Mais on ne peut pas attendre de lui qu’il soit au-dessus de la mêlée et gouverne à la satisfaction immédiate de tous les Français.

Il a été élu en général par une mince majorité des électeurs du second tour ; toujours par moins de la moitié des inscrits. Et si on regarde les résultats de premier tour, on note une « cote d’amour » réelle assez médiocre. On peut s’attendre à ce qu’il applique le programme qui l’a amené au pouvoir ; donc il déplaira à beaucoup. On ne fait l’unanimité qu’au paradis ; ou on ne fait rien. Nous avons connu ça. Alors soyons réalistes ; cessons de regretter une communion impossible en temps normal.

On ne réconcilie les Français qu’en période de grande menace, en cas de guerre par exemple. Alors on ne pense qu’à ne pas succomber, mettant de côté jusqu’à la fin de la guerre les chicaneries que les descendants des Gaulois aiment tant et auxquelles ils pourront de nouveau s’adonner quand les beaux jours seront revenus. Justement nous sommes en guerre. Mais quelle guerre ?

Pas contre la Covid19, qui, avec les catastrophes naturelles, n’est qu’une des calamités que le destin réserve aux pauvres humains depuis l’aube des temps. Mais contre le terrorisme. J’emploie avec réticence cette expression que nos dirigeants nous servent depuis si longtemps pour ne pas nommer les choses, alors qu’elle n’a pas de sens ; le terrorisme n’est qu’un moyen d’action. Si terrorisme il y a, c’est qu’il y a des terroristes. Qui sont-ils ? Tous des Islamistes, donc des Musulmans qui appliquent les préceptes du Coran des origines. Ceux qui massacrent obéissent au prophète pour qui nous sommes des mécréants à convertir, asservir ou anéantir. La masse des Musulmans ne compte pas et finira par les suivre, par peur, par conviction ou désintérêt.

Certains rêvent d’un homme (au sens du genre humain ; pardon aux féministes) providentiel qui sauverait la nation. Bien sûr ils ont une référence : le général de Gaulle. Mais remarquons qu’au début de l’épreuve il était inconnu. Si les Français avaient cherché un homme providentiel en juin 1940 ils n’en auraient pas trouvé non plus. Il n’est apparu providentiel qu’à la fin heureuse de la guerre et sous la plume des historiens. Ne soyons donc pas surpris de ne pas avoir de personnage providentiel en stock.

Il n’y a pas d’homme providentiel, mais il y a une situation, que je n’ose qualifier de providentielle car cela supposerait qu’elle est inattendue et heureuse. Or, elle n’est ni l’une ni l’autre. Disons plutôt que c’est une situation d’opportunité prégnante devenue angoissante par suite de l’incurie de tous nos dirigeants successifs depuis plus de trente ans.

Certains de nos grands médias commencent à donner régulièrement la parole à ceux qui sonnent le tocsin, et quelques journalistes, encore trop rares, osent, par leurs réflexions personnelles à l’antenne, se faire l’écho des inquiétudes grandissantes des Français. C’est le signe d’un mouvement, encore faible, trop lent, mais qui va dans le bon sens, dont il ne faut pas attendre qu’il soit suivi par nos dirigeants actuels qui ne veulent rien voir. Depuis des décennies aucun des responsables issus des partis dits de gouvernement n’a jamais lutté efficacement contre l’ennemi de l’intérieur dont on favorise volontairement le recrutement en laissant les portes de la maison ouvertes sur le monde. Même le RN, plus crédible jusqu’ici sur ce sujet, a perdu de sa légitimité depuis que son chef a déclaré que l’Islam était compatible avec la république.

Alors qui ?

Aucune des grandes têtes d’affiches politiques connues jusqu’ici. Soit elles ont toujours montré ignorance, aveuglement et laxisme, soit après avoir affirmé l’existence du problème, elles l’ont oublié une fois au pouvoir (M. Sarkozy), soit elles nient le problème et encouragent l’immigration qui en est la source (M. Mélenchon), soit elles se neutralisent dans des luttes d’égo. Sauf miracle aucune n’aura la crédibilité nécessaire et pourra rassembler les Français conscients de la gravité de la situation. La perspective inquiétante est la dispersion des votes et une élection qui pérennisera la situation actuelle.

Le seul espoir est de voir surgir une personnalité non inféodée à un parti ou prête à en franchir les limites, connue pour son engagement patriote, et qui ne pourra pas être soupçonnée de calculs politiques intéressés. Il en existe. Des noms circulent : Zemmour, de Villiers, Maréchal, Ménard, Dupont-Aignan, Morano, d’autres peut-être. Un soldat ? Pourquoi pas. Les militaires ont ceci de spécifique que, d’une manière générale, ils ne sont pas animés par l’appât du gain ou l’ambition politique. Ils ont passé leur vie au service de la nation, loyaux quel que soit le gouvernement en place, dans un service exigeant et risqué, et ils ont plus que d’autres le souci de la survie de notre patrie qui ne peut pas être une mosaïque de cultures.

La France est aux Français qui doivent être protégés. L’invasion doit cesser. L’ordre doit être rétabli. Les criminels et délinquants doivent être punis. Les nouveaux venus doivent faire allégeance à la France telle qu’elle est ; les autres, chassés.

 

Général (2S) Roland DUBOIS

VPF Ile de France

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